I.ITIIOTRITIK PKRlNK.Vl.t
au pc'ririL^e, jusqu'à co qu'elle soit parvenue dans la cannelure du cathéter.
L'instrument fortement appuyé sur le cathéter, que l'aide maintient solidement contre cet efl'ort, est ouvert avec une grande lenteur. On creuse ainsi la voie du périnée àl'urètre, et on agrandit par déchirure l'ouverture faite au canal.
L'instrument est fermé. L'opérateur prend de la main gauche le pavillon du cathéter et l'abaisse jusqu'à ce que sa tige forme un angle de 130° à 140° avec la paroi abdominale. Le dilatateur maintenu dans la cannelure pénètre avec le cathéter dans la portion prostatique de l'urètre. On l'ouvre lentement jusqu'au maximum de dilatation, puis on ferme l'instrument.
On fait alors glisser la pointe du dilatateur jusque dans la vessie, en suivant toujours la cannelure du cathéter, puis on retire celui-ci. Le dilatateur est ouvert dans cette position, très lentement, puis fermé et retiré.
Cette manœuvre est le point délicat de l'opération. Souvent on perd la cannelure du cathéter, et on fait agir le dilatateur, non sur l'urètre et le col vésical, mais dans leur voisinage. On crée ainsi de toutes pièces un véritable culde-sac. La portion membraneuse de l'urètre, sous l'action du dilatateur, se déchire jusqu'à la prostate, mais celle-ci, de même que le col vésical. est assez élastique ])Our supporter cette distension sans rupture.
L'urètre ouvert, Duplay introduit son conducteur dans la plaie jusqu'à ce que le bouton terminal soit placé dans la cannelure du cathéter. Un mouvement d'abaissement du cathéter, combiné avec une propulsion légère du conducteur, fait pénétrer celui-ci dans la vessie. Le cathéter devenu inutile est enlevé. Maintenant le conducteur avec les doigts de la main gauche, l'opérateur introduit lentement et successivement les mandrins, en laissant chacun d'eux en place, jusqu'à ce qu'il n'éprouve plus de résistance et que l'instrument joue facilement. Un mouvement de rotation imprimé à l'instrument paraît faciliter la dilatation.
Le doigt indicateur gauche, introduit dans la plaie, sert de guide au bouton et au gorgeret mousse sur lequel on fait
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filer les tenettes. Dolbeau se contente d'introduire les petites tenettes, jamais le doigt.
8° Broiement et extraction, — La voie étroite donnée par la dilatation de la région prostatique de l'urètre et du col vésieal ne permet d'extraire directement que les calculs dont le diamètre ne dépasse guère 1 centimètre. Ceux qui sont plus gros doivent être brisés. Pour éviter de saisir avec les petites tenettes des pierres trop grosses pour être immédiatement retirées, et qui' peuvent rendre impossible la fermeture de l'instrument ouvert dans la vessie, Duplay conseille de rapprocher l'articulation des branches des tenettes de leur extrémité vésicale.
Le calcul fragmenté avec le brise-pierre, c'est par une série de fragmentations nouvelles avec les petites tenettes, et d'enlèvement des débris avec les tenettes et la curette, qu'on débarrasse la vessie. Pour Dolbeau, le doigt ne doit jamais être introduit dans la vessie, car son passage suffit pour déchirer le col. La vessie est explorée avec les tenettes, le bouton, et enfin avec une sonde métallique à brusque courbure introduite par l'urètre. On la lave ensuite par des injections d'eau froide. Aucun pansement n'est nécessaire. Si les urines ne s'écoulent pas par la plaie, s'il y a rétention, on y remédie en les évacuant toutes les deux heures par le cathéterisme urétral. Ce n'est que dans le cas où ce cathétérisme serait impossible que l'on passe une sonde par la plaie périnéale.