RKSECTION DES OS DES DOIGTS
diviser le tendon du'long fléchisseur qu'à son insertion, pour qu'il devienne, par son union avec le tendon de l'extenseur, la partie centrale et squelettiquc du moignon. Afin de donner plus de liberté au premier métacarpien, on peut diviser les chairs du premier espace interosseux.
1). — RKSKCTION DliS P H A L A N G H S DANS I, A CONTINUITÉ
Une double incision latéro-dorsale et cutanée- périostée permet de dénuder l'os dans une étendue convenable, en ménageant le périoste et les parties molles. On scie l'os avec une scie d'horloger très étroite, à la limite des parties malades. Utilité fort douteuse.
E. — KliSECTION r>ES ARTICULATIONS I N T ER - P II A L A N GI E N N E S
(FiG. 134, B, B)
Elle se pratique également par deux incisions latéro-dorsales. L'articulation ouverte, on luxe successivement au dehors les extrémités articulaires, en portant le bout du doigt du côté opposé, et on résèque par un trait de scie, les parties altérées. Résultats fonctionnels peu encourageants.
F. — RÉSECTION DES ARTICULATIONS M É T A C A R P G - P H A L A N- GIENNES
Anatomie. — Articulations condyliennos à ligaments latéraux, recouvertes eu avant par une peau deuse, épaisse, les tendons fléchisseurs et leur gaine fibreuse ; en arrière par une peau inincc, mobile, et les tendons extenseurs. Sur les faces latérales, la peau seule. Les vaisseaux sont plutôt palmaires.
On peut enlever la tête du métacarpien et la base de la première phalange isolément (résection partielle), ou les deux à la fois (résection totale).
a) Incision latéro-dorsale unique (fig. 134, G). — Pour mettre à nu les extrémités osseuses, on pratique sur l'une des faces latérales de l'article, près du dos de la main, une incision longitudinale, de longueur variable avec l'étendue des parties à enlever. Pour le premier et le deuxième doigt,
GuAUVEL, 2» édit. 22
386 RÉSECTIONS OSSEUSES
cette incision cutanéo-périostée, est placée sur le côté externe ; pour l'auriculaire, sur la face interne ; pour le troisième et le quatrième doigt, indifféremment sur l'un ou l'autre côté. Avec une petite rugine, on détache le périoste et les ligaments aussi loin que possible ; puis, luxant hors de la plaie la base de la première phalange, on achève son dégagement et on retranche la partie malade avec une scie ou une pince coupante. On luxe de même la tête du métacarpien, en faisant porter le doigt autant que possible du côté opposé à l'incision, et, protégeant les parties molles avec des crochets mousses ou une plaque de carton, on résèque son extrémité articulaire dénudée.
b) Deux incisions latéro-dorsales. — Au lieu d'une incision latéro- dorsale, on peut en pratiquer deuXj une de chaque côté de l'article. On rend ainsi l'opération plus facile. Résultats fonctionnels peu favorables ; le doigt reste presque toujours ballant. A réserver pour les luxations compliquées irréductibles, surtout pour celles du pouce.