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TROUBLES VISUELS DANS LA CATARACTE

langage courant, c'est-à-dire que les malades atteints d'un commencement de cataracte progressive constatent qu'ils deviennent myopes. Si en effet on examine la réfraction, 0:1 observe fréquemment, avec la réduction de l'acuité visuelle, un degré de myopie plus ou moins marqué ayant pour conséquence de permettre l'exercice delà vision rapprochée sans le secours de verres convexes. Cette myopie peut être rapportée à un changement de courbure de la lentille ou à une modification dans son pouvoir réfringent. Par contre, on remarque parfois chez d'autres malades que, loin de laisser de côté leurs verres convexes, des lunettes de plus en plus fortes leur deviennent nécessaires et qu'ils arrivent à faire usage de loupes.

Les changements inégaux de réfringence que la transformation cataracteuse fait subir au cristallin dé terminent l'apparition de phénomènes de métamorphosie, de diplopie ou de polyopie, qui s'accusent surtout le soir, lorsque le malade fixe un objet vivement éclairé, et en particulier le disque lumineux que forme la lune. Ces mêmes malades se plaignent aussi d'éblouissements lorsqu'ils sont exposés à un jour très vif et surtout au soleil. Dans ces cas les verres fumés seront d'un usage précieux pour atténuer ces inconvénients.

Si l'opacité ne dépasse guère les parties centrales, les malades constatent une amélioration notable de leur vision à la tombée du jour, lorsque 7a pupille, se dilatant, découvre des parties cristalliniennes indemnes ou peu atteintes. On sera souvent utile à ces malades en leur prescrivant l'usage d'un collyre d'homatropine qui leur tiendra d'une façon permanente la pupille modérément dilatée.

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