ARTICLE PREMIER- - INFLAMMATION DE LA GLANDE LACRYMALE
La dacry adénite, ou inflammation de la glande lacrymale, est excessivement rare et ne se développe guère qu'à la suite de traumatismes. Il n'est presque pas possible de distinguer cette inflammation de celle du tissu cellulaire enveloppant la glande ; dans les deux cas, on observe une rougeur et un gonflement surtout développés vers la partie externe du rebord orbitaire supérieur, avec gêne des mouvements de l'œil, qui peut être déplacé en bas et en dedans.
Pratiquement cette confusion est de minime importance attendu que le traitement est le même. Si on n'a pas réussi à obtenir une résolution par l'emploi de l'onguent mercuriel, ou d'une pommade à Fiodure de plomb, si l'application d'un emplâtre Vigo, ou des badigeonnages de teinture d'iode n'ont pa s'apposer à la suppuration, il faudra se hâter d'intervenir dès que la présence du pus aura été reconnue, en lui donnant issue par une incision pratiquée, autant que possible, du côté de la conjonctive, afin d'éviter la formation,
dans le cas où on ponctionnerait à travers la peau, d'une fistule cutanée, ainsi que celle-ci s'établit parfois spon tanément, avec écoulement des larmes sur la peau, lorsqu'on laisse l'abcès s'ouvrir de lui-même.
Si une pareille fistule de la glande lacrymale s'était formée, on s'adresserait pour en obtenir l'occlusion à la galvano-caustique, mais il faudrait s'attendre à rencontrer parfois les plus sérieuses difficultés. Ainsi dans un cas la guérison ne put être obtenue que par l'ablation de la glande (Alf. Graefe).