‹ Précis d'ophthalmologie chirurgicaleChapitre 161 sur 168 · ARTICLE VIII- - CATARRHE PERSISTANT DU SAC · texte numérisé non relu

ARTICLE VIII- - CATARRHE PERSISTANT DU SAC

Dans quelques cas rares la sécrétion morbide provenant du sac, en dépit d'un large débridement et d'injec tions antiseptiques, ne peut être tarie, particulièrement à la suite d'une fracture ou d'une nécrose ayant provoqué, dans certains cas, une destruction plus ou moins complète du canal nasal, ne permettant plus de compter sur un rétablissement des voies lacrymales. Si l'on considère qu'une ouverture pratiquée à travers la mince cloison osseuse formant la paroi interne du sac ne peut guère être de quelque secours, il ne restera pas d'autre ressource que de recourir à la destruction ou à l'excision du sac lacrymal, qui, quelque heureuse que puisse être son influence, laissera toujours après elle, il est vrai, un larmoiement plus ou moins accusé.

La destruction du sac lacrymal peut être obtenue, soit par l'excision de la muqueuse qui le garnit, soit par la destruction de celle-ci à l'aide du galvano ou du thermocautère. Dans les deux cas on devra mettre amplement à découvert les voies lacrymales, par l'incision des deux canalicules et par l'ouverture largement pratiquée du sac dans toute son étendue.

Une semblable opération déterminera toujours dans le grand angle un enfoncement et un tiraillement cicatriciel plus ou moins disgracieux. Encore ne réussiton parfois qu'à grand'peine, en dépit de cautérisations profondes, à produire l'oblitération du sac.

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