GLAUCOME AIGU
Cette forme présente ce caractère de se montrer
1 De Wecker et Landolfc. Traité complet cC ophtalmologie* Paris, 1884, t. II, p. 608.
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brusquement avec une intensité très marquée. Si on assiste au début de l'attaque, ce qui apparaît tout d'abord, c'est l'accroissement de la tension intra-oculaire. Lorsqu'un examen oplitalmoscopique n'est pas entravé par un obstacle trop accusé au passage des rayons, on peut constater la présence d'un pouls artériel sur la papille, le sang ne pénétrant plus dans l'œil qu'au moment de la systole ventriculaire. De violentes douleurs, parfois accompagnées de vomissements, éclatent aussitôt, et une injection périkératique, avec distension des veines ciliaires antérieures, se montre. L'iris devient d'abord paresseux, puis se dilate largement. La cornée perd sa sensibilité et se ternit par altération de sa couche épithéliale, de façon à rendre toute exploration du fond de l'œil impossible.
Enfin la vision est promptement altérée au point de ne plus permettre parfois la perception de la lumière, ce qui résulte de l'ischémie rétinienne, et non d'un refoulement du nerf optique qui ne saurait se produire aussi rapidement, ce dont on peut se convaincre lorsque, l'attaque passée, il devient possible de faire un examen à l'ophtalmoscope.
Si la vue a été définitivement abolie par une seule attaque (glaucome foudroyant), ce que l'on constatera d'abord sera une atrophie du nerf optique avec amincissement considérable des vaisseaux, et l'enfoncement papillaire ne surviendra que si les symptômes glaucomateux persistent.
L'excavation de la papille du nerf optique n'accompagne donc pas l'attaque aiguë de glaucome, qui peut disparaître en laissant un œil sensiblement intact. En général les attaques se renouvellent pour donner lieu