Bilans et Résultats
Ces deux demiert livres peuvent être réunis en un seul. Ils sont établis à l'aide des comptes généraux.
Le détail des journaux auxiliaires sera reporté aux comptes du grand livre des comptes particuliers, soit chaque jour, soit à des périodes très rapprochées.
Les totaux des journaux auxiliaires, au contraire, seront reportés au journal, puis du journal au grand livre des comptes généraux, de celui-ci au livre de balance, seulement à la fin de chaque mois.
Le journal général ainsi que le livre des inventaires, en dehors du copie de lettres, sont les seuls livres obligatoires reconnus par la loi. Le bilan résume tous les comptes portés sur le livre des inventaires.
De» comptes de la comptabilité générale
Les journaux auxiliaires et les grands livres particuliers étant établis, il y a lieu de déterminer quels sont les comptes à ouvrir à la comptabilité générale et comment ces comptes devront fonctionner entre eux. Il sera nécessaire, tout d*abord, d'en fixer le classement.
Ce classement s'établira très facilement en déterminant la raison d'être du compte.
Avant de fonder un commerce quelconque, il est nécessaire de posséder un capital. Tous les comptes de cette première division formeront donc les comptes de « capital ».
Le capital, étant constitué, les sommes qui le composent seront modifiées continuellement. De nouvelles transactions s'effectueront sans cesse et les valeurs, ainsi employées, circuleront sans arrêt pour produire, à leur tour, de nouvelles valeurs.
Cette deuxième division sera désignée sous le nom de « valeurs ». Toutefois, si certaines valeurs ont pour but de circuler constamment, comme les espèces qui se trouvent en caisse ou en banque, et que nous dénommons pour cette raison « valeurs disponibles », d'autres, au contraire, ne se modifient jamais, ou leurs modifications tout au moins, ne se font que d'une manière peu sensible. Tels sont, par exemple, les loyers d'avance, les dépôts aux Compagnies d'éclairage, de force, le matériel, etc. C'est pour ce motif que nous les désignons sous le nom de « valeurs immobilisées ». Il y en a d'autres aussi qui ne peuvent être transformées en numéraire que dans un temps plus ou moins éloigné, telles sont les marchandises, les matières en fabrication, etc., ces dernières sont appelées « valeurs engagées ». On est donc amené, de ce fait, à subdiviser le compte de valeurs en trois catégories qui sont ainsi classées :
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1* Les valeurs immobilisées; 2** les valeurs disponibles; 3* les valeurs engagées.
On fait du commerce avec un plus ou moins grand nombre de personnes auxquelles on livre, ou desquelles on reçoit des marchandises ou des valeurs. Ce troisième groupe de comptes sera donc formé des comptes des personnes ou comptes des tiers.
Enfin, on fait le commerce dans le but d'en obtenir un résultat. Ce résultat se traduit toujours par un bénéfice ou par une perte. Tous les comptes de cette division comprendront donc tous les comptes de bénéfices et tous les comptes de pertes dénommés : comptes de résultats.
On désigne, plus particulièrement, sous le nom de frais généraux, certaines dépenses de caisse. Pour les unes, on ne reçoit aucun objet matériel en échange de la somme déboursée. Tels sont les traitements du personnel, par exemple, que Ton considère comme une perte pour la maison, ce qui n'est pas exact, puisqu'en échange, on en a obtenu un certain travail.
Pour les autres, on reçoit bien certains objets, mais ceux-ci sont destinés à disparaître rapidement. Tels sont les timbres-postes, sans que leur sortie, au moment de l'affranchissement d'une lettre, fasse prévoir une nouvelle rentrée.
On désigne sous le nom de compte de Pertes et Profits, le montant des pertes ou des bénéfices résultant d'opérations autres que celles indiquées par les frais généraux. Tels sont les amortissements établis, chaque année, et qui ont pour but de constater une usure, c'est-à-dire une diminution de valeur, soit du matériel, soit de l'outillage, soit de constructions, etc., les pertes sur marchandises défraîchies ou détériorées pour différentes causes.
Quant aux escomptes et rabais accordés, ils peuvent être à l'avantage du commerçant, tels sont les escomptes accordés par les fournisseurs, ils représentent donc un bénéfice; les autres, au contraire, peuvent être au désavantage du commerçant, ce sont les escomptes qu'il accorde à ses clients.
Tous les comptes de cette quatrième division qui ont un solde débiteur, indiquent toujours une perte; par contre, tous ceux dont le solde est créditeur représentent un bénéfice.
Si le total de tous les comptes de résultats créditeurs est supérieur au total de tous les comptes débiteurs, le résultat de toutes les opérations se solde par un bénéfice net.
Si, au contraire, le total de tous les comptes débiteurs est supérieur au total de tous les comptes créditeurs, le résultat qui s'en dégage représente la perte nette pendant la période considérée.
Si les comptes sont classés dans l'ordre que nous avons indiqué précédemment, l'établissement du Bilan et du Compte de Résultats devient excessivement simple, une fois la balance établie.
Tous les comptes des trois premières divisions: capital, valeurs et tiers sont reportés au bilan, les soldes débiteurs à l'actif, les soldes créditeurs au passif.
Tous les comptes de la quatrième division, lesquels indiquent des bénéfices ou des pertes sont reportés au Compte de Résultats, les soldes débiteurs au débit, les soldes créditeurs au crédit. La différence entre le crédit et le débit de ce compte indique le bénéfice net réalisé. Cette différence doit être la même au bilan, entre l'actif et le passif, et, dans ces conditions, le contrôle est facile à établir.
L'explication de ce fait est très simple. S'il y a bénéfice, Tactif dépasse le passif du montant du bénéfice réalisé. Mais puisque le bénéfice a été déterminé par le Compte de Résultats, si on ajoute ce bénéfice au passif, on doit donc trouver au bilan deux totaux égaux.
Fonctionnement des comptes entre eux
A l'aide du tableau que nous présentons ci-après, il est facile de comprendre le fonctionnement des comptes, comptes qui doivent être débités, comptes qui doivent être crédités en suivant la direction des flèches, dont la pointe est toujours dirigée vers le débit d'un compte. Tout d'abord, au moment de la formation d'une maison de commerce, il y a constitution d'une personnalité morale différente de celle du commerçant. C'est pour ce mol'f que le compte Capital, représentant la situation du propriétaire de la maison par rapport à celle-ci, se trouve crédité des sommes versées. Par contre, l'entreprise possédant réellement ces sommes, et pouvant en disposer comme elle l'entend, débite les comptes qui représentent ces valeurs. En suivant ensuite la direction des flèches, on se rendra compte du mécanisme de toutes les opérations.
Les espèces sortent de la caisse ou de la banque pour
payer, soit des achats de marchandises» soit des frais généraux. Elles y rentrent après la vente de ces marchandises en formant un circuit f«rmé. Les rentrées devant
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être supérieures aux sorties, la différence se trouvera indiquée par le solde du compte Résultat final, ce compte prenant, à son crédit, tous les bénéfices bruts et, à son débit, toutes les pertes brutes.
Toutes les pertes, autres que les frais généraux psyés par la caisse, sont indiquées par la ligne pointillée et viennent toutes aboutir au débit du compte Pertes et Profits.
Tous les comptes : Pertes et Profits, Ventes, Frais généraux pourront être facilement subdivisés, de manière à fournir des renseignements précis et comparables entre eux.
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