LES MARCHANDISES AU PRIX D'ACHAT
Peur up ^rand bazar, up ma^asip de nouveautés,
de produits alimentaires, etc., les ventes ayant lieu presque toujours au comptait.
Dans ces différents genres de commerce, il est impossible, vu la multiplicité et la diversité des objets et souvent aussi à cause du peu de valeur de chaque objet, de faire sortir les marchandises au prix d'achat. Mais il est toujours facile de déterminer le bénéfice que Ton veut réaliser sur le prix de vente. Connaissant le prix d'achat des marchandises vendues à la fin de chaque période et le montant total des ventes, la différence représentera le bénéfice.
Pour arriver à ce résultat, il y aurait lieu de modifier certains journaux auxiliaires et de leur donner des tracés différents.
Les journaux auxiliaires qu'il y aurait lieu de modifier pour arriver au résultat que Ton veut obtenir sont les suivants :
1* Journal des achats;
2"* Journal des ventes;
3' Journal de caisse.
Avant de faire les tracés de ces livres, nous allons résoudre les deux problèmes suivants :
1* Déterminer le prix de vente des marchandises lorsque Ton veut faire un bénéfice de tant pour cent sur le prix de vente;
2* Connaissant le total des ventes et le bénéfice pour cent, calculé sur le prix de vente, rechercher le prix d'achat total de toutes les ventes.
1. Détermination du prix de vente si Ton veut gagner 30 % sur ce prix de vente.
Ce prix s'établira ainsi au moyen de la règle de trois.
Un achat de 70 fr. doit être vendu 100 fr,
— ! 1 fr. sera vendu -=^
— 100 fr. sera vendu = 142 85
Si Ton veut gagner 30 % sur le prix de vente, une marchandise achetée 100 francs sera donc vendue 142 fr. 85.
Preuve Sur 100 francs on gagne 30 fr.
Sur 1 franc on gagnera — - = 0,iî
llrU
Sur 142 fr. 85, on gagnera 142,85 x 0,3 = 42,856.
2. Connaissant le prix de vente d'un objet, quel sera son prix d'achat si le bénéfice est de 30 % sur le prix de vente?
Une marchandise vendue 100 fr. aura coûté 70 fr.
Une marchandise vendue 1 fr. aura coûté —
70 X 142,85 Une marchandise vendue 142,85 aura coûté —
Cette expression peut s'écrire en divisant le
numérateur et le dénominateur par 10, 7- X 142,85 ou
encore 0.7 x 142,85. Or 0,7 x 142,85 = 99 fr. 995 à 0,005
près pour cent francs.
0,7 = prix d'achat d'une vente de 1 fr. de marchandises.
Il s'ensuit donc que, connaissant le prix de vente d'une marchandise, sur laquelle on gagne 30 %, il suffit de mul-
(100 — 30) tipher ce prix de vente par 0,7. — P^ur trouver
son prix d'achat.
La conclusion qui résulte de ce fait est la suivante :
Soit 142,85, une marchandise vendue avec diO % de bénéfice, sur ce prix de vente de 142,85.
142,85 X 0,7 = 99,^95 représentant le prix d'achat. 142,85 X 0,3 = 42,855 représentant le bénéfice réalisé.
On obtient ainsi 142,850 ce qui représente le prix de vente.
Si le bénéfice n'était que de 25 %, on déterminerait ainsi le prix de vente, problème I.
= 133 fr. 33
Les résultats suivants s'obtiendraient ainsi :
Prix d'achat : 133,33 x 0,75 = 99,9975 Bénéfice réalisé : 133,33 x 0,25 = 33,3325
Soit un prix de vente égal à. . 133,3300
Connaissant ainsi le bénéfice réalisé par 100 francs de ventes, il sera dès lors facile de déterminer, sur une vente quelconque de marchandises, le prix d'achat de ces marchandises, ainsi que le bénéfice réalisé sur cette vente.
Ces quelques explications étant données, il devient facile d'organiser une comptabilité se rapportant à un genre de commerce tel que celui indiqué précédemment.
Journal des achats
Le livre des achats pourra comprendre les colonnes suivantes :
1* Dates;
2* Noms des fournisseurs;
3" Valeur nette à payer aux fournisseurs;
4" Montant des escomptes accordés par les fournisseurs;
5* Valeur totale des factures;
6* Colonnes diverses pour l'inscription par catégories de marchandises.
Toutes les marchandises reçues pourront être inscrites dans un certain nombre de colonnes et être classées
par catégories ou par rayons sur lesquelles on prendra un tant pour cent de bénéfices. Le prix de vente sera établi, au moment de l'inscription de ces factures, au livre d'achats. Le total de toutes ces colonnes (6) sera égal au montant total de la colonne 5, laquelle sera égale aul totaux des colonnes 3 et 4.
Journal de caisse
Si la maison est peu importante ou si elle ne fait le commerce que de marchandises de catégories en nombre restreint, on pourra établir un livre de recettes comportant, outre la colonne des sommes encaissées, autant de colonnes qu'il en existe au livre d'achats. Le caissier, inscrivant, sous la dictée des vendeurs, le détail des mar-» chandises débitées, pourra ensuite en reporter le montant dans chacune des colonnes affectées aux diverses catégories. Il pourra donc indiquer, en même temps que le montant total de ses recettes, le montant des vents pour chaque catégorie de marchandises. S'il y a des ventes à terme, il devra indiquer celles-ci dans une colonne spéciale en regard du nom du client, de manière à débiter le compte de ce dernier et comprendre ces ventes dans la totalité desmarchandisesvendues.il devra noter, en outre, les paiements à terme, dans une nouvelle colonne, de manière à les faire entrer dans le total de sa caisse et à créditer les clients du montant de leurs versements.
Journal de débits
Si la maison est hnportante, on pourra relever, à l'aide des feuilles de débits établies par les vendeurs, le montant total des ventes eff'ectuées par chacun d'eux, en même temps qu'on établira la commission qui leur est due sur leurs chiffres d'afl'aires. Le livre de débits devra donc comprendre les mêmes colonnes que le livre des achats.
A la fin de chaque mois, on fera le total, soit au livre de caisse, soit au livre des débits, de toutes les ventes du mois. On déterminera, comme nous l'avons indiqué précédemment, le prix d'achat des marchandises vendues. On connaîtra donc par ce procédé :
!• La valeur approximative des existants en magasin à une date quelconque;
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2* Le bénéfice brut réalisé sur la vente des marchandises.
Nous ne prétendons pas que, par ce système, on arrivera de suite à un résultat exact, mais on possédera des renseignements utiles. De plus, en notant attentivement, pendant plusieurs inventaires successifs, les différences constatées, on pourra arriver rapidement à se rapprocher de la vérité et à connaître la valeur réelle des marchandises.
Cest ainsi que, par ce moyen, nous sommes arrivés à établir que la différence entre la valeur des stocks et celle indiquée par les comptes ne dépassait pas deux pour mille. Avec les méthodes employées actuellement, les marchandises sortant toujours au prix de vente, Técart peutêtre de 50 à 60 % soit 50.000 francs pour 100.000 francs.
On voit ainsi les différences qui existent entre les deux méthodes et à quels résultats on peut arriver dans les deux cas, la première permettant de se baser sur des faits précis; la seconde ne donnant aucun renseignement et ne permettant d'accorder aux chiffres aucune confiance.