II. — Grands livres des comptes particuliers
Nous venons de voir que les journaux auxiliaires nécessitent des tracés spéciaux pour chacun d'eux.
Les grands livres, sont presque toujours les mêmes. Ils ne diffèrent que très peu entre eux, toutefois, on peut éta-
blir des tracés de ces livres plus pratiques que ceux qui existent habituellement aujourd'hui, comme nous le verrons plus loin.
Les journaux auxiliaires sont établis par dates, à l'aide des pièces comptables.
Les grands livres, à leur tour, sont établis par comptes, au moyen des journaux auxiliaires, et toutes les opérations faites par une même personne, par exemple, et qui sont disséminées dans tous les journaux auxiliaires, à des dates quelconques, sont, au contraire, toutes groupées ensemble sous le nom de cette personne. Comme nous l'avons vu précédemment, on met au débit de son compte, tout ce que cette personne a reçu, et, au crédit, au contraire, tout ce que cette personne a livré.
Les totaux des sommes inscrites aux comptes particuliers doivent être les mêmes que les totaux des journaux auxiliaires.
III. — Livre des Inventaires Le livre des inventaires, rendu obligatoire par l'article 9 du Code de commerce doit figurer dans la comptabilité auxiliaire, puisqu'il donne le détail des comptes comme cette dernière.
IL — Comptabilité
La comptabilité ne fait que résumer toutes les opérations portées sur les différents journaux auxiliaires. Ces derniers, sans exception, doivent être arrêtés à la fin de chaque mois et aucun report ne doit être fait d'un mois sur l'autre. Chaque mois, en effet, doit représenter un chapitre, dont les 12 de chaque exercice représentent une année, ou un exercice.
Toutes les sommes portées sur les journaux auxiliaires, étant totalisées, par colonnes, à la fin de chaque mois, ces totaux seuls seront reportés à l'aide de formules très simples, au journal centralisateur. Du journal centralisateur les sommes inscrites seront reportées par compte au grand livre des comptes généraux. Enfin, de celui-ci, au livre des balances. Ce dernier livre comprendra tous les comptes du grand livre général. En regard de chacun de ces comptes figureront, dans deux colonnes, les totaux du débit et les totaux du crédit relevés au grand livre. On portera également, dans deux autres colonnes, les soldes obtenus. Ces soldes permettront l'établissement du bilan.
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Ce dernier seul présentera une situation d'ensemble. Le bilan pourra être lui-même porté sur le livre de balances à l'aide d'une disposition spéciale.
Il est nécessaire d'établir chaque mois :
V Un premier bilan ne comportant que les opérations du mois;
2" Un deuxième bilan comportant, avec les opérations du dernier mois, le total de tous les bilans depuis le début de l'exercice jusqu'au mois considéré.
En résumé, toute organisation comptable doit comprendre deux services distincts, que Ton peut représenter comme ci-dessous:
Tenue des livres ou comptabilité auxiliaire
Journaux établi» chaque jour, par dates et avec le détail de chaque opération.
i. — Autant de journaux auxiliaires que d'opérations de natures différentes. Ces journaux auxiliaires seront donc en nombre variable. La tenue des livres donne le détail de toutes les opérations. Celles-ci y sont relevées à l'aide des documents comptables. Ce sont ces journaux qu'il faut tout d'abord organiser d'une façon parfaite.