‹ Précis d'un cours de psychologieChapitre 33 sur 72 · DE CE QUE NOUS ENTENDONS PAR LE MOT VOLONTÉ · texte numérisé non relu

DE CE QUE NOUS ENTENDONS PAR LE MOT VOLONTÉ

Dans l’ancienne philosophie on confondait sous le terme de volonté la décision et ses motifs. Ainsi l’amour, la haine, la notion du devoir étaient compris parmi les facultés de la volonté. Or l’amour , la haine, la notion de moralité sont des motifs qui nous excitent à vouloir, mais ne sont pas le vouloir lui-même. Nous pensons donc être plus fidèles à la langue vulgaire en restreignant le mot de volonté au fait de la décision , et nous croyons d’ailleurs par là distinguer un élément spécial qu’on avait à tort confondu avec d’autres.

Quelquefois le mot de volonté est pris pour la décision même, quelquefois pour le pouvoir que nous avons de nous décider. Il est facile de distinguer dans quelle occasion il a l’un ou l’autre de ces deux sens. Pour éviter toute confusion , Locke a réservé le nom de volonté au pouvoir de se décider, et a donné le nom de volition à la décision. Nous emploierons indifféremment les mots de volonté et de volition pour exprimer l’acte de se décider, et nous donnerons au pouvoir de se décider ou de vouloir le nom de liberté .

La volonté implique intelligence; car on ne veut accomplir que l’acte qu’on sait avoir été accompli soit par nous-mêmes, soit par quelqu’un de nos semblables.

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