‹ Précis d'un cours de psychologieChapitre 37 sur 72 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

INTERVENTION DE LA VOLONTE DANS LES MOÜVEMENS DE NOTRE CORPS, OU ACTIVITE EXTERIEURE.

Plusieurs mouveinens de mon corps s'accomplissent sans que je le veuille. Mais il en est que je recommence en les voulant , ou que j’arrête directement par ma volonté.

Je meus mon bras , mon pied , etc. Je mesure à chacun de mes membres la force dont je crois qu il a besoin pour agir sur un corps étranger. Selon l’idée que je me fais du poids d'un corps que je veux déplacer , je donne à mon bras plus ou moins de puissance, et si le corps est plus léger que je ne l’ai cru , je m’aperçois d’un superflu de force imprimé au membre. Le moi est donc évidemment doué d’un force motrice.

Tous les mouvemens que le moi recommence ou arrête directement en vertu de sa volonté, ont d’abord été opérés involontairement. Car pour vouloir faire un mouvement, il faut que je l’aie fait sans le vouloir.

Le moi s’est donc reconnu doué d’une force motrice avant de vouloir l’employer.

Les mouvemens involontaires que le moi ne peut recommencer 11e lui sont pas attribués , tels, par exemple, que la circulation du sang, le tremblement de la fièvre, etc. Mais ceux qu’il recommence ou arrête directement par l’influence de sa volonté lui sont rapportés même dans leur état involontaire. On les divise en mouvemens d’instinct et mouvemens d’habitude.

Parmi les premiers se rangent le mouvement des lèvres du nouveau-né, qui aspire le lait pour la première fois y

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