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En règle générale, on peut dire que les Staphylocoques saprophytes sont peu ou pas virulents ; au contraire, les Staphylocoques provenant de produits pathologiques sont plus ou moins virulents dans les conditions expérimentales. Mais il-y "a des exceptions.
La virulence baisse d'habitude dans les cultures un peu anciennes.
On la remonte en pratiquant des passages par Le lapin (veine ou péritoine; ensemencer le sang du cœur).
D’après Otto Bujwid, Nicolas, la présence du sucre exalte la virulence du Staphylocoque (explication DOS de la prédisposition des diabétiques aux suppurations).
L'animal de choix est le lapin, espèce la plus sensible.
Lapio. — L'épreuve type, celle qui doit servir de comparaison, est l’inoculation intraveineuse.
INOCULATION INTRAVEINEUSE. — On inocule | ou Il gouttes de culture (J. Courmont) ; les effets sont différents suivant le degré de virulence et l’âge de l’animal.
1. Virulence très grande (ou dose forte de virus actif). Mort en moins de deux jours. Septitémie pure, sans localisation apparente ; congestion viscérale ; Staphylocoques nombreux dans le sang et les organes.
Il. Virulence moyenne. — Il convient de voir séparément l’action sur lapin adulte et sur lapin jeune.
- a. Lapin adulte. — Mort en huit jours environ, avec fièvre, signes de néphrite aiguë, etc.
La lésion la plus apparente est la pyohémie: abcès du rein, parfois groupés en bouquets, et consécutifs à des infarctus suppurés, constants. Abcès du myocarde, pointe surtout; abcès des poumons et du foie. Staphylocoque dans le sang et les organes, spécialement dans les vaisseaux médullaires de la zone du rein (Rodet et J. Courmont). | :
b. Lapin jeune (deux mois) — Mort en huit jours environ.
* Arthrites purulentes perceptibles pendant la vie.
À l’autopsie, outre la pyohémie du lapin adulte (Voy. ci-dessus), on trouve des lésions d’ostéomyélite (Rodet, Jaboulay et Courmont ; Lannelongue et Achard): ostéite, avec pus et séquestres, prédominant dans les os longs, fémur, tibia, au niveau de la diaphyse et de la région juxta-épiphysaire ; périostite (petits abcès souspériostés) prédominant aux mêmes régions ; décullement juxtaépiphysaire, par fracture de l’épiphyse contiguë. Cartilage de conjugaison ordinairement indemne; arthrile purulente (genoux) le plus souvent provoquée par un abcès voisin. Les microbes sont très nombreux dans la moelle et le tissu osseux.
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264 | | STAPHYLOCOQUE.
Le Staphylocoque peut se spécialiser. Un microbe de Bézançon et Labbé, provenant d'une arthrite suppurée humaine, provoquait toujours des arthrites suppurées chez l'animal.
Virulence fuible (ou dose faible de virus fort). — Lapin adulte.
Mort au delà de vingt jours, avec arthrites suppurées.
Par'ois, plus tardivement, symptômes et lésions de myélite (J. Courmont, Gilbert et Lion). ;
INOCULATION SOUs-CUTANÉE. — Ilibituellement, il se produit un abcès, qui guérit spontanément. Exceptionnellement, mort par septicémie, avec ou sans lésions (nécrose) des viscères.
INOCULATION INTRAPÉRITONÉALE. — Relativement peu sensible. Des doses très fortes provoquent une péritonite fibrino-purulente, mortelle, avec septicémie.
INOCULATION INTRAPLEURALE. — Ün peu plus sévère. Pleurésie purulente mortelle avec seplicémie.
[NOCULATION DANS LA CHAMBRE ANTÉRIEURE DE L'OŒIL. — Suppuration. Voie très sensible.
Autres animaux. — Chez Île cobaye, on provoque un abcès par inoculation sous-cutanée ; une péritonite par inoculation intrapéritonéale.
Il est pathogène également pour le rat, le chien.
Chez l’oie, Lucet a reproduit l'ostéomyélite par injection intraveineuse.
Chez le chimpanzé, l'inoculation (scarification) du Staphylocoque du pemphigus humain réalise le pemphigus expérimental.
TOXINES
[. Dans les filtrats de cultures, l'alcool précipite une substance qui, inoculée dans la chambre antérieure de l'œil, se montre pyogène (Christmas). Pas |
Inversement, Leber aurait préparé une autre substance (pAlogosine), celle-ci soluble dans l’alcoo!, également pyogène.
Il. D’après Rodet et J. Courmont, les filtrats sont peu toxiques (rétention par le filtre).
Ils renferment deux séries de substances que les auteurs considèrent comme antagonistes les unes des autres :
Les unes, précipitables par l'alcool, déterminent surtout des troubles respiratoires et moteurs (convulsions, tétanos);
Les autres, solubles dans l'alcool, provoquent de l’anesthésie et des troubles cardiaques. te
IL. Entre les mains de Mosny et Marcano, le filtrat s’est montré
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