PNEUMOCOQUE
procédés ont été préconisés pour la pneumonie, affection le plus souven en cause.
a. Culture in vivo chez la souris ; agglutination, — Examiner le craçchat. S'il existe du Pneumocoque, prélever une portion de crachat grosse comme un haricot, laver à l’eau physiologique, broyer en ajoutant peu à peu 1 centimètre cube de bouillon stérile, inoculer 0,5 à 1 centimètre cube dans le péritoine de la souris. En cinq à vingt-quatre heures, ordinairement six à huit heures, le Pneumocoque s'est bien développé, ce dont on aura soin de s'assurer par examen direct de la sérosité.
A ce moment, tuer la souris; diluer l’exsudat péritonéal dans #4 ou 5 centimètres cubes d’eau physiologique; centrifuger une première fois doucement, pour précipiter les éléments cellulaires. Reprendre le liquide surnageant, centrifuger à fond, récolter le dépôt de germes, émulsionner dans l’eau physiologique pour obtenir une densité convenable (comme une Culture bouillon dix-huit heures). Ë
Soumettre cette émulsion à l'agglutination par les différents sérums, suivant la technique indiquée plus haut (Blake).
b. Culture in vivo chez la souris ; précipitation. — Opérer d’abord comme pour a: inoculer la souris, sacrifier en temps voulu ; centrifuger de suite à fond l’émulsion d’exsudat péritonéal. Recueillir le liquide surnageant. Mélanger par fraction de 0,5 centimètre cube avec les sérums spécifiques, dilués aux taux voulus, soit respectivement pour chaque tube :
0cc,5 de sérum I dilué à 1 p. 10;
Occ,5 — II non dilué ; Occ,5 — IT dilué à 1 p. 10; | Occ,5 — IT — à 1 p.5. ;
Un précipité se produit uniquement dans le tube renfermant le sérum spécifique pour le type présent.
. Dans l'expérience ainsi conduite, les précipitines apparaïîtraïent un peu plus tôt que les agglutinines.
c. Culture in vitro; SR cha — Avery ensemence le crachat en bouillon glucosé additionné d’hématies ; après cinq heures, centrifuger doucement pour précipiter les éléments anatomiques; recueillir le liquide surnageant,; l’âdditionner de bile; procéder ensuite à la précipitation comme ci-dessus.
VACCINATION
I. Par les toxines. — On arrive assez facilement à vacciner les animaux en leur inoculant à doses croissantes des cultures stérilisées par la filtration, la chaleur ou le chloroforme (Issaëfï), 10 à 50 centimètres cubes. |
Mêmes résultats après inoculation de pneumotoxine ou des toxines d'organes de Mosny, Issaëff, etc.
Les corps de microbes tués par la chaleur (endotoxine) ont été également utilisés avec succès par Foa et Scabia, par Neufeld et Hændel ; d: mme le suc de microbes broyés après addition de 4 p. 1 000 de potasse (Mac Fadyen).
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Dans tous les cas, les animaux sont immunisés seulement contre le microbe, non contre la toxine. Ils sont même souvent plus sensibles aux toxines que les animaux neufs (Issaëff).
IL. Par la solution biliaire. — La solution biliaire obtenue dans l'expérience de Neufeld est également vaccinante. IL. Par les cultures atténuées. — On a employé avec succès
les cultures alténuées : d'abord cullures de cinq à six jours, puis cultures virulentes (Netter). î
Sergent a de même vacciné à l’aide de cultures atténuées par les colorants: une émulsion de culture sur gélose est addilionnée de solution aqueuse de kristall-violet ; après une heure, les microkes sont colorés, mais vivants. Ces microbes colorés, injectés dans les veines ou le péritoine du lapin, agissent comme vaccin ; en répétant les injections, on confère aux animaux une immunité solide.
IV. Applications pratiques de la vaccination. — À diverses reprises on a tenté de protéger l’homme contre l'infection pneumococcique, à l’aide de vaccins : Wright, Maynard, Borrel, Lafforgue et Kérandel, Cecil et Austin, etc. La plupart des essais paraissent salisfaisants. Étant donné la pluralité des Pneumocoques, il est ntcessaire de vacciner contre les divers types présents dans la population soumise à la vaccination. C’est ainsi que Cecil et Austin ont obtenu des résultats appréciables en inoculant à hautes doses (24 milliards de germes en 4 injections) un mélange de Pneumocoques I, Il et ITL, stérilisés à 55°.
SÉROTHÉRAPIE.
Sérum de pneumonique convalescent. — Le sérum de pneumonique convalescent possède des propriétés préventives et curatives à l'égard de l'infection expérimentale (Charrin et Roger, Klemperer). Un sérum prélevé trente six heures après la crise est curatif pour la souris inoculée, à dose de 0ce,2 (Neufeld et Hændel).
Sérums expérimentaux, — On a prêté aux sérums d'animaux vaccinés des propriétés antitoxiques (Klemperer) et bactéricides (Emmerich): c'est inexact. Le Pneumocoque pousse dans le sérum d'animaux fortement vaccinés, un peu modifié (culture aggluiinée), mais sans perdre sa virulence; il n’est antitoxique ni chez l'animal, niin vitro; car l'inoculation successive de sérum et de toxines, ou l'inoculation d’un mélange de sérum et de toxines, se montrent aussi actives que l’inoculation des toxines seules (Issaëff).
Le sérum est préventif et curatif : # à 5 centimètres cubes inocu'és au lapin et en même temps qu’une dose environ cinq fois mortelle