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la souris ou, à défaut, au lapin. En raison de leur sensibilité élective, ces animaux réalisent un véritable isolement. La souris étant très sensible même au Pneumocoque normal de la salive, on aura soin de laver au préalable les crachats (Chap. XIIL) pour les débarrasser de salive. Si l'animal succombe, on cherchera le Pneumocoque (examen direct, ensemencements sur les divers milieux) dans les organes et tissus. Nicolle recommande spécialement l’ensemencement du cerveau, moins sujet aux infections cadavériques.
Si l’on voulait obtenir des cullures en partant des crachats, toujours impurs, on procéderait au lavage comme ci-dessus, pour ensemencer ensuite sur milieu solide (agar-sérum ou agar-sérum- glucose) par élalement. On échoue parfois.
Il. Le suc pulmonaire obtenu par ponction, k pus, les sérosités (celles ci ap:ès centrifugation) seront soumis à l'examen direct, puis à la culture : ensemencements simultanés sur milieux solides, pour tâcher d'obtenir d'emblée des colonies isolées; et en milieux liquides, qui seront utilisés seulement si les premiers n'ont pas réussi, et traités ensuite de manière à oblenir des colonies isolées, soit par isolement sur milieux solides, soit par inoculation à l’animal et ensemencements après la mort.
Onprocédera demême pourles prélèvements opérés sur le caduvre.
IIL La recherche dans le sang sera effectuée par culture (Voy. chap. XLVID) ; il faut ensemencer au moins 5 à 10 centimètres cubes de sang. Bien entendu, les: milieux à la bile ne sont pas utilisables.
Identification. — Sur les cultures obtenues soit directement (hémoculture), soit après passage par l'animal (crachats), on vérifiera les caractères morphologiques et culturaux décrits ci-dessus. Le Pneumocoque ne pourrait guère être confondu qu'avec l'Entérocoque (p. 313), mais ce dernier est beaucoup plus polymorphe, et ses caractères de culture sont un peu différents.
Identification du type. — Désormais on doit s’efforcer de déterminer exactement à quel type appartient tout Pneumocoque pathogène. Cette identification du type deviendrait même indispensable si la sérothérapie aboutissait à la production de sérums monovalents, spécifiques respectivement pour un type classé.
I. Lorsqu'on à obtenu le Pneumocoque én culture pure, il sera facile de l'identifier d'après les réactions d’agglutination à l'égard des sérums agglutinants spécifiques.
IL. Au point de vue de l’application pratique de la sérothérapie, il est souvent nécessaire d'opérer très vite, pour injecter le plus tôt possible le sérum spécifique, sans attendre l'isolement strict des colonies. Plusieurs
Doprer et SACQUÉPÉE. — Bactériologie. 28. édit: - 20