‹ Précis de bactériologie (volume 2)Chapitre 126 sur 164 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

. En 1909, Dopter a montré que dans le rhino-pharynx de certains sujets sains, comme aussi dans le liquide céphalo-rachidien de sujets atteints de méningite cérébro-spinale, on pouvait être appelé à constater la présence de germes paraissant identiques au Méningocoque, par leur aspect morphologique, leurs caractères de culture et leur action fermentative sur les sucres. Ils s’en séparaient toutefois par leurs caractères d’agglutination et de précipitation vis-à-vis du sérum antiméningococcique. Différents des pseudo-Méningocoques et du Méningocoque connus jusqu'alors, ils semblaient mé- riter le nom de Paraméningocoques. Ces constatations furent confirmées par un cerlain nombre d’auteurs, tant en France qu'à l'étranger.

Dans la suite, Dopter fut appelé à observer entre les divers échan-

tillons de Paraméningocoques, des différences biologiques essen-

tielles qui l’amenèrent à envisager la pluralité de ces germes. Celte

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314 MÉNINGOCOQUE.

conception prit définitivement corps à la suite de ses recherches avec Pauron, si bien qu'il devint nécessaire de décrire trois types de Paraméningocoques, doués de spécificités respectivement différentes, qu'ils désignérent sous les noms de Paraméningocoques a, B et +.

Cette pluralité fut confirmée pendant la guerre par Gordon,

Ellis, Arkwright, etc. ; il arriva même que les atteintes produites par ces germes se multiplièrent et devinrent aussi fréquentes que celles dues au Méningocoque type.

C'est alors que M. Nicolle, Debains et Jouan, ayant repris cette étude, retrouvèrent ces bactéries avec les réactions propres à chacune d'elles; mais ils modifièrent les appellations acceptées par tous, et, les englobant sous le même vocable de « Méningocoques » préférèrent les désigner sous les étiquettes de Méningocoques A, B, CetD, le Méningocoque A répondant au Méningocoque type, le B au Paraméningocoqué «, le C au Paraméningocoque f, le D au Paraméningocoque y.

Ces appellations sont actuellement consacrées par l’u age. IL convient de les maintenir, sous peine de troubler à nouveau l'esprit des bactériologistes et des cliniciens ; ce sont celles qui seront adoptées pour la description de ces germes.

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