‹ Précis de bactériologie (volume 2)Chapitre 131 sur 164 · AGGLUTINATION · texte numérisé non relu

AGGLUTINATION

le tube en expérience des grumeaux se sont formés et amassés au fond du tube (fig. 154;: une légère se- 52

cousse imprimée à ce dernier les fait percevoir aisément.

Pour rendre l'observation plus facile, il est p'éférable de pencher les tubes très obliquement (fig. 155) et de regarder vers la partie supérieure d’une fenêtre. Gette technique est très utile pour distinguer les agglutinaiions vraies des tausses agglutinations. qui se produisent parfois avec les germes similaires, IL arrive que ces derniers, en effet se déposent seulement au fond du tube sans s’agglutiner.

Il vst souvent utile de mesurer le taux de l’agglutination. Dans ce but on prépare une série de tubes dans lesquels on verse 9/10 de centimètre cube d’une émulsion preparée avec une culture sur gélose diluée dans de l’eau physiologique. On ajoute alors 1/10 de centimètre cube de di- Tube de droite : tube temoin (trouble holution de sérum calculée de taçon à mogène). ‘Lube de gauche : tue contenant obtenir des taux variables d’agglu- l’antisérum. Le dépôt est constitué par des tination : 1/50, 1/100, 1/200, etc. amas microbiens,

Hg. 154, — Agglutination des Méning coques,

Kutscher a montré que certains Méningocoques, inagglutinables

F g. 155, — Agglutination. Les tubes sont penchés obliquement pour mieux percevoir les amas.

à 37°, s’agglutinent à 550. Par contre, Dopter a rencontré plu-

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sieurs échantillons agglutinables à 37° et inagglutinables à 550.

II. Agglutination spécifique de chaque variété particulière de Méningocoques. — (C'est là le caractère capital qui permet de distinguer entre elles les différentes races de Méningocoques (Dopter et Pauron).

Voici ce que montre l'expérience :

1° Le Méningocoque A et ceux du même type sont agglutinés spécifiquement par un sérum anti-A ; la réaction est négative avec les sérums anti-B, Cet D.

20 Le Méningocoque B et ceux du même type sont agglutinés spécifiquement par un sérum anti-B; mis en présence des sérums anti-A, Cet D, ils ne subissent pas ce phénomène.

3° et 40 Mêmes remarques en ce quiconcerne Îles Méningocoques Cet D vis-à-vis de leurs sérums respectivement homologues et des sérums hétérologues.

Ces résullats s'appliquent également à l’agglutination recherchée avec le sérum des malades: le sérum d’un sujet infecté par le Méningocoque À sera, au bout du premier septénaire, agglutinant uniquement pour le type A; l’agglutination sera nulle pour les autres germes.

Telle est la règle générale. Il faut savoir toutefois qu'il existe des exceptions ; ces dernières ne sont qu’apparentes et sont dues à la présence assez fréquente, dans les antisérums, de coagglutinines qui n’ont aucun caractère spécifique.

Ces coagglutinations ne-se produisent qu'avec les sérums expérimentaux.

Coagglutinations. — L'existence des coagglutinations est de nature à troubler l'interprétation d’une épreuve d’agglutination ; en effet : |

Un sérum anti-A qui agglutine Le type À peut agglutiner B, C ou D, ou tous les trois. a

Il en est de même des autres antisérums et plus particulièrement pour le sérum anti-B.

En général, en pareil cas, l’aggiutination homologue se révèle plus rapidement et à un taux plus élevé que la coagglutination ; ainsi un sérum anti-B agglutinera le type B à 1 p. 500, alors qu’il

n'agglulinera À, Cet D qu’à 1/50 ou 1/100. Il peut arriver cependant qu ae tes et coagglutination se montrent à un taux sensiblement égal et apparaissent en même temps.

Quoi qu'il en soit, l'épreuve de la saturation des agglutinines permet de définir la véritable nature des unes et des autres et de les séparer pour les besoins de la pratique ; elle montre nettement que

ne.

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les agglutinations homologues sont spécifiques ; les coagglutinations sont des agglutinations de groupe.

Cette épreuve permet encore de différencier les Méningocoques de certains pseudo-Méningocoques qui peuvent être agglutinés parfois par les sérums antiméningococciques.

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