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Sérum anti-A...,... 0 0 1] == Br sT. ns 4 Ne + Sérum normal... 0
Le cas est plus délicat. Ce n'est certainement pas un A. Pas d'agglutination nettement prédominante entre les sérums anti-B et
Dir. à
Res UN +258
C. Impossible de savoir auquel des deux types B ou C le Méningocoque appartient. À plus forte raison si, comme le fait se présente parfois, les agglutinations sont égales. :
Ce simple exposé est de nature à montrer les inconvénients de cette méthode:
1° Manipulations assez longues pour le laboratoire : il faut 20 tubes pour cette recherche.
29 [1 faut attendre vingt-quatre heures pour avoir les résultats.
3° Quand deux germes présentent des agglutinations égales ou : presque égales (quatrième éventualité), la détermination d'emblée est impossible.
IL semble qu'on pourrait lever une partie de ces difficultés en utilisant des sérums préalablement saturés par les germes hétérologues. Ainsi, le sérum anti-A saturé par B et C, sérum anti-B saturé par A et C; sérum anti-C, saturé par A et B.
Dans ces conditions, chacun d'eux serait dépouillé de ses coagglutinines et ne serait pourvu que de ses agglutinines spécifiques ; on pourrait alors réaliser l'expérience en ne cherchant l’agglutination qu’au 1/100. Quatre tubes seulement seraient alors suffisants pour effectuer la réaction. :
Les expériences destinées à réaliser ce progrès sont en cours actuellement.
En attendant qu'elles aient abouti, la meilleure façon de procéder, quand on se trouve en présence d’un germe qu’on soumet à l'épreuve de l’agglutination, paraît être la suivante :
1° Rechercher l’agglutination par le procédé extemporané. Si les résultats sont nets, s'y arrêter.
20 Si les résultats sont nuls ou prêtent à confusion (coagglutinines), utiliser le procédé lent.
Telles sont les méthodes indispensables pour l'identification du Méningocoque et de ses divers types. Cette détermination présente actuellement la plus haute importance, car en raison de la pluralité spécifique de ces germes, il est de toute nécessité de savoir à quel type appartient un Méningocoque pour pouvoir lui opposer, au point de vue thérapeutique, l'antisérum homologue qui seul est capable de combattre spécifiquement son action pathogène.
Toutefois ces épreuves ne peuvent être poursuivies que si l’ensemencement primitif du liquide méningococcifère met le germe en évidence. [1 est malheureusement fréquent que, même pratiquée dans de bonnes conditions (examen pratiqué immédiatement après la ponction lombaire), les cultures premières (liquide céphalo-
316 MÉNINGOCOQUE.
rachidien, sang, etc.) restent négatives (1). Il convient alors de recourir à des méthodes indirectes qui pourront assez souvent donner la clef du problème.
Procédés indirects.
Plusieurs procédés permettent, quand le Méningocoque n’a pu être isolé, de s'assurer indirectement de la présence de ce dernier, et même parfois du type auquel il appartient.
Analyse chimique. — L'analyse chimique du liquide céphalorachidien fournit des éléments différentiels d'une certaine imporlance avant que le germe ait été décelé, et à plus forte raison quand il n'a pu l'être.
Rappelons que, dans la méningite méningococcique, l'albuminorachie est généralement supérieure à trois grammes par litre, la glycorachie inférieure à 04,40 ou 08,50, le taux des chlorures est abaissé (68,50 à 7 grammes), celui des cendres supérieur à8 grammes ; dans la méningite tuberculeuse la formule est différente: si Von constate de l’hypoglycorachie, le taux de l’albumine est inférieur à 3 grammes ; celui des chlorures: 6 grammes en moyenne; celui des cendres est in'érieur à 8 grammes.
Ce procédé permet en outre, en montrant les variations de l’albumine et du sucre, de suivre l’évolution de l'infection méningée.
Malheureusement il ne peut apporter de différenciation nette avec les méningites aiguës streptococciques, pneumococciques, etc., ni permettre de déterminer le type de Méningocoque en cause.
Précipito-réaction. — D'après H. Vincent et Bellot, cette réaction rend de grands services:
Soumettre le liquide céphalo-rachidien à une centrifugation prolongée ; le liquide décanté est versé dans un tube stérile; à L gouttes on ajoule I à III gouttes de sérum antiméningococcique non chauffé ; le tube est hermétiquement bouché au liège ou au caoutchouc ; on prépare de même un tube de contrôle avec du liquide céphalo-rachidien seul. Le tout est mis à l’étuve à 370 ou de préférence à 55°. Au bout de quinze à seize heures, le tube contenant l’antisérum devient opalescent si le Méningocoque est en cause ; le tube témoin reste clair et limpide.
Pour déterminer le type de Méningocoque, il convient d'effectuer cette réaction avec les sérums anti-A, B et C, versés dans trois tubes différents contenant chacun le liquide céphalo-rachidien à experti-
(1) Il est de notion courante, et avérée, que les ensemencements tardifs restent très souvent négatifs, d'où celte règle d: pratiquer les examens pour ainsi dire au lit du malade. :
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ser. Quelques essais ont permis à l’un de nous (Dopter) d'observer une précipitation spécifique exclusivement dans l’un des tubes, et de connaître ainsi la variété du germe infectant.
Toute'ois la réaction peut faire défaut; de plus, certains liquides céphalo-rachidiens se troublent, même sans addition de sérum ; avec certains autres l’opalescence se produit à un degré égal avec le sérum anti et le sérum normal; enfin elle peut s'effectuer de même avec un liquide où la méningococcie n’est pas en cause. Ces réserves faites, quand elle donne des résultats nels, la précipito-réaction peut apporter à la solution du problème un secours précieux.
Séro-diagnostie. — Le séro-diagnostic peut être effectué par les deux mélhodes suivantes :
1° Agglutination. — Soit le sérum d'un sujet supposé atteint de méningococcie (méningite ou septicémie). Rechercher l’agglutination à l’aide de ce sérum dilué à 1/40 ou 1/50 vis-à-vis des trois types de méningocoques, À, B et C, conservés au laboratoire. Porter à l’étuve à 37°; observer au bout de vingt-quatre heures: si le résultat est positif, l'agglutination qui se montre dans l’un des tubes avec l’un ou l’autre des germes en expérience, donne la réponse.
Cette épreuve ne donne d'indication nette que si elle est positive; négitive, elle ne saurait faire éliminer l'hypothèse de méningococcie. Il faut savoir aussi que les agglutinines n'apparaissent dans le sang des malades que vers le huitième ou dixième jour de l'infection. |
2° Fixation du complément. — Deux procédés:
a. Effectuer la réaction en metlant en contact avec le sérum du malade les trois types de Méningocoque conservés au laboratoire; donc trois tubes différents contenant l’émulsion microbienne (A, B et C), le sérum du malade, l’alexine de cobaye (Voy. p. 75). Après deux heures détuve, ajouter le système hémolytique. Le tube où l’hémolyse est nulle indique le germe en cause.
Mêmes observations que pour l’agglutination.
b. Prendre comme antigène le liquide céphalo-rachidien (1 centimètre cube) que l’on met en présence de sérum antiméningococcique. Ajouter l’alexine, et, dans les mêmes conditions que précédemment, le système hémolytique.
Ici encore, un résultat négatit ne permet pas d'éliminer l'hypothèse d'une méningococcie.
Ces épreuves ne doivent pas être négligées quand l'examen bactériologique direct est resté sans résultat; elles peuvent, en certains cas, faire connaître d’une façon précise la nature du germe qu'il s'agit de déterminer.
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348 7... MÉNINGOCOQUE, | SÉROTHÉRAPIE. 4 Préparation du sérum. — La préparation du sérum antimé-
ningococcique varie un peu suivant les auteurs:
à Au début, Flexner immunisait ses chevaux à laide de cultures = tuées, puis vivantes, de Méningocoques introduites sous la peau, puis dans les veines. Ilajoutait quelques doses d'extrait autolytique qu'il injectait sous la peau. Il a actuellement renoncé à la voie ver neuse, et emploie uniquement la voie sous-cutanée. |
Kolle et Wassermann immunisent trois chevaux, l’un avec un Méningocoque, un second avec plusieurs échantillons du même germe, un troisième avec l'extrait autolyt'que. C’est le mélange à parlies égales de ces trois sérums qui constitue leur sérum antimé- 2 ningococcique. |
Dopter vaccine ses chevaux à l’aide de cultures vivantes uniquement, injectées sous la peau d’abord, puis dans les veines: il obtient ainsi à la fois un sérum antimicrobien et anti-endotoxique ; l'expérience sur l’animal et les essais thérapeutiques le prouvent neltement.
Son pouvoir curatif. — L'efficacité du sérum antiméningococcique introduit dans la cavité rachidienne peut s'apprécier par :
4° La diminulion du taux de mortalité: alors que les cas traités par les moyens usuels donnent une mortalité de 60 à 70 p. 100, les atteintes traitées par le sérum fournissent une léthalité de 10 à
teen. 100 :
20 L’atténuation rapide et progressive de tous les symptômes méningés, la chute de la température, l'amélioration de l’état général et la rareté des séquelles. - À
Les insuccès que l’on constate parfois sont dus non pas au défaut d'activité du sérum, mais à des causes qui peuvent se résumer ainsi: débilité du malade, son âge, intervention trop tardive, causes anatomiques et particulièrement le cloisonnement de l’espace sous- > arachnoïdien, l’oblitération des trous de Magendie, etc., la nature du germe infectant, différent du Méningocoque. Re
Mode d'emploi. — Il est reconnu actuellement qu'en raison de la pluralité des Méningocoques et de leur spécificité respective, un seul sérum antiméningococcique est insuffisant.
L'expérience a montré qu'un sérum polyvalent n'était pas doué d'une efficacité assez élevée. Seul peut convenir un sérum doué de propriétés spécifiques sur chacun des germes pathogènes en cause dans chaque cas particulier. Il faut donc avoir à sa disposition des sérums anti-A, anti-B, anti-C, anti-D (pour les besoins de la pra- 7
SÉROTHÉRAPIE. 349
tique courante, le Méningocoque D étant exceptionnel, le sérum anti-D n'est pas indispensable). Dee
Enfin il est indispensable d'utiliser un sérum trivalent, devant être injecté dans lés premiers jours, en attendant que le diagnostic bactériologique ait démontré le type auquel appartient le germe infectant; dès que ce diagnostic est élabli, il convient d’user du
‘sérum monovalent correspondant.
Dans la méningite cérébro-spinale, le sérum ant méningococcique injecté sous la peau est complètement dénué d'efficacité. Il s’emploie en injections intrarachidiennes, après ponction lombaire préàlable. D
Il doit être injecté en quantité suffisante (20, 40, 50 centimètres cubes pour un adulte, 10 à 30 centimètres cubes pour un enfant); les doses varient suivant la gravité de l'atteinte. Ces doses doivent ètre répétées systématiquement plusieurs jours de suite jusqu’à ce que l'examen du liquide céphalo-rachidien révèle l'absence de Méningocoques. Elles doivent être reprises dès que l'examen du liquide céphalo-rachidien révèle la moindre reprise des phénomènes méningés. Il est actuellement reconnu que les injections intrarachidiennes n’agissent que sur les lésions méningées, mais restent pour ainsi dire inefficaces sur les localisations extra-méningées de la méningococcie, souvent concomitantes. [IL faut donc la plupart du lemps adjoindre aux injections dans le rachis les injections souscutanées intramusculaires, ou intraveineuses.
Dans les septicémies méningococciques et leurs complications, les injections intraveineuses s'imposent.
Le sérum peut s’employer en injections locales, notamment dans les localisations suppurées oculaires et les arthriltes méningococciques.