‹ Précis de bactériologie (volume 2)Chapitre 152 sur 164 · DIAGNOSTIC DE L'INFECTION CUHARBONNEUSE · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC DE L'INFECTION CUHARBONNEUSE

cas de charbon, une minime quantité peut déterminer chez le cobaye une infection charbonneuse mortelle, qu'il sera facile de vérifier à l’aulopsie.

Recherche des anticorps dans le sérum. — On a vu que la recherche de l'agglutination n'avait aucune valeur. Par contre, d'après Guillain, Boidin et N. Fiessinger, la recherche de la sensibilisatrice spécifique peut donner des résultats posilifs, utiles pour le diagnostic.

Sur le cadavre. — Une technique identique s'impose pour la recherche de la bactéridie sur le cadavre, mais elle doit ètre complétée par l'examen des frotlis des viscères (foie, poumons, rate, ganglions, épiploon), et la culture du suc de ces organes. Au besoin on devra recourir aux inoculations, voire même aux coupes d’organes, mettant, après coloration, les bactéridies en évidence.

Toutes ces épreuves sont simples quand le cadavre est frais ; mais, s’il est putréfié, on se heurte parfois à de grandes difficultés: les cadavres putréfiés en effet sont envahis par le Vibrion septique, : qui présente certaines analogies morphologiques avec la bactéridie charbonneuse. L'inoculation du sang et des sucs d'organes à l'animal ne résout pas le problème, car, en ce cas, l'animal succombe par la septicémie vibrionienne, avant de présenter la septicémie charbonneuse. Il faut donc recourir à l'isolement par les cultures ; il est possible dans les milieux aérobies où la bactéridie pullule et où le Vibrion septique ne pousse pas.

Dans les cadavres datant d'un certain temps, le bactéridie peut avoir disparu du sang et des viscères. Or Ciuca et Stoïesco ont montré qu’en pareil cas elle est encore décelable dans la peau.

Néanmoins la réaction des thermoprécipitines (Ascoli) permet de résoudre les difficultés ; elle est basée sur cette constatation que les extraits d'organes atteints de charbon donnent un précipité quand on les met en contact avec du sérum anticharbonneux, même s'ils'sont dans un état avancé de putréfaction.

Pour l’effectuer : les organes supposés atteints (foie, rate, ganglions, cœur) sont immergés dans une solution saline (4 à 5 centimètres cubes de solution pour 1 gramme de viscère). :

Faire bouillir au bain-marie pendant cinq minutes, dans un ballon, le liquide de macération ; laisser refroidir; filtrer sur un papier double jusqu’à ce qu'il apparaisse clair ou à peine opalescent. En verser €ce,25 dans un tube à essai. Introduire dans un tube capillaire, la même quantité de sérum ; immerger ce tube capillaire dans le tube à essai contenant le filtrat, de façon que l'extrémité du capillaire touche le fond du tube avant que le sérum commence à

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sortir. Le sérum s'écoule petit à petit et se dispose en une couche inférieure qui sera surmontée par le liquide filtré. Si le viscère contient de la bactéridie charbonneuse, un anneau blanchâtre se forme à la limite de séparation des deux liquides.

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