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III. — INCUBATION ET OBSERVATION ULTÉRIEURE

Les cultures ensemencées seront mises à l’étuve à la température voulue (37° pour la plupart des milieux ; 22° pour la gélatine).

A défaut d’étuve à 22°, les cultures sur gélatine seront laissées à la température ambiante.

On dispose les tubes dans des paniers métalliques, des cylindres de carton ou des porte-tubes.

IL faut ensuite suivre le développement des cultures, noter leurs caractères. Nous étudierons plus loin les caractères spéciaux à chaque microbe. On pourra suivre d'ordinaire le programme suivant.

Conditions générales de culture. — Température optima. Températures limites (supérieure et inférieure) compatibles avec le développement.

Rapidité de développement sur les divers métaux.

Odeur (fade, urineuse, fécaloïde, etc.). L’odeur est généralement plus perceptible sur milieux liquides.

Pouvoir chromogène : colorations verte, rouge, jaune, etc. Ces colorations sont d'ordinaire plus nettes sur milieux solides.

Cultures en milieux liquides. — A. MiciEux TRANSPARENTS BOUILLON, BOUILLONS SUCRÉS, SÉRUM, etc. — Modifications apparentes des cultures en bouillon, prises comme type.

À la surface, il peut exister un voile d'épaisseur variable, parfois plissé, humide (B. subtilis) ou sec (B. de Koch); ou un voile mince, en radeau (Vibrion cholérique) ; ou une simple collerette sur les bords.

La masse du liquide peut être uniformément trouble, donnant parfois des ondes moirées par agitation (Bacille typhique); ou bien le liquide peut demeurer clair, la culture se manifestant par des grumeaux ou des flocons, tantôt déposés au fond ou sur la paroi

Doprer et SACQUÉPÉE. — Baclériologie, 2e édit. 11

(Streptocoque), Llantôt demeurant en suspension (Bacille pesteux).

Au fond, il peut se former d'emblée un dépôt, parfois très adhérent (Entérocoque), le plus souvent facile à désagréger par agitation. À la longue, toute culture trouble donne un dépôt. he.

Le développement s'accompagne parfois d’un dégagement de gaz.

Autres modifications. — La réaction du milieu, originellement neutre ou légèrement alcaline, peut devenir ou acide (B. coli), ou alcaline, ou présenter successivement les deux modifications (Bacille de Lœffler). On s'en rendra facilement compte en déposant une goutte de culture sur papier tournesol.

On peut voir apparaître des produits de désintégration, spécialement l’indol.

B. Larr. — Le lait demeure liquide ou se coagule. Tout en demeurant liquide, il s’éclaircit parfois à la longue. La réaction peut devenir acide ou alcaline.

Cultures en milieux solides. -- A. MiLiEux TRANSPARENTS. GÉLA- MINE. — Noter avant toutsile milieu est ou n’est pas liquéfié; à quelle date apparaît la liquéfaction. On suivra plus utilement la liquéfaction sur les cultures en piqüre ; la liquéfaclion peut se faire en cupule (Vibrion cholérique), en entonnoir (Staphylocoque).

GÉLATINE, GÉLOSE, SÉRUM. — À part la liquéfaction, les caractères généraux de cultures peuvent être esquissés de la même manière. Ces caractères sont presque toujours le plus nets sur gélatine.

Cultures en strie. — La culture peut être : transparente (Bacïlle typhique) ou opaque (Staphylocoque); saillante ou plane, en ruban; à surface lisse où irrégulière ; homogène ou non homogène (plus épaisse ou plus opaque au centre ou à la périphérie) ; humide ou sèche; visqueuse (Pneumobacille) ou non (prélevée au fil de platine, une culture visqueuse s’élire en filament). Préciser en outre la largeur (en millimètres). |

Cultures en piqiüre. — La cullure peut : être limitée à la piqüre, culture en trait; se développer davantage à la surface, culture en clou (Pneumobacille) ; se limiter à la surface, plane (en disque) ou bombée, plus ou moins large ; présenter dans la profondeur des ramifications, culture arborescente (Bactéridie charbonneuse).

Certains microbes dégagent des bulles de gaz insolubles ou peu solubles, qui fragmentent le milieu.

B. POMME DE TERRE. — Mêmes caractères qu'en A, sauf la (ransparence. ET:

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