IV. — PROCÉDEÉES DE CULTURE EXCEPTIONNELS
Cultures sous le microscope,— Il y a quelquefois intérêt à suivre sous le microscope le développement d'un germe. En pareil cas, il est nécessaire de faire la culture dans un appareil qui permette l'examen à tout instant, tout en s’opposant à l’évaporation du milieu, en permettant l'accès de l'air et en maintenant autant que possible la température eugénésique.
On emploie dans ce but les Fig. 81. — Cellule de.Koch. cultures en cellules.
Cellule de Koch (fig. 81). — C'est une lame porte-objet ordinaire, creusée au centre d’un trou en godet ; en couvrant d’une lamelle, on délimite une cellule.
Mode d'emploi. — Nettoyer soigneusement la lamelle avec un linge stérile ; achever la stérilisation en chauffant très rapidement ; un chauffage prolongé favorise trop l’étalement du liquide. D'autre part, ensemencer une quantité quelconque du milieu choisi.
Déposer au centre de la lamelle une pelite goutte du milieu ensemencé ; renverser sur la cellule, en évitant que la goutte ne
touche nulle part les parois. Lu-
| =, ter les bords à la vaseline. Mettre
© ee à l'étuve. Examiner en temps
EE — opportun. Remettre à l’étuve dans
29 Cellule de Boticher. l'intervalle des examens. C’est la culture en goutte suspendue.
Cellule de Bottcher (fig. 82). - C’est un simple anneau de verre, qu'on fixe sur une lame ordinaire ; fixer à la vaseline ou à la cire. Préparer ensuite la lamelle et le milieu, disposer en goutte suspendue,etc.,comme ci-dessus.
Chambre humide de Ranvier (fig. 83). — Elle peut servir au même but ; la lame est percée Fig. 83, — Chambre humide de Ranvier. d'unerigolecirculaire,délimitant un plateau dont la surface est en contre-bas de 10 millimètres par
rapport au reste de la lame. Déposer sur le plateau une petite goutte du milieu ensemencé, couvrir d’une lamelle, luter, etc.
Les procédés pré cédents exposent les préparations à la température am biante et nécessitent des déplacements. Îl peut être nécessaire de maintenir pendant l’examen la température de culture (370 le plus souvent), ou de ne pas déplacer le champ soumis à l'observation.
On utilise alors les platines chauffantes; citons celle de Vignal,quise place sur la platine du microscope.
La platine chauf-
Fig. 84. — Platine chauffante de Vignal. fante de Vignal
(fig. 84) a l’avan-
tage de constituer une petite étuve à température constante avec
régulateur d’Arsonval(p. 148) ; ce n’est d’ailleurs qu'une étuve d’Arson val moditiée.
La préparation, disposée comme ci-dessus, est glissée sous la porte B ; elle y demeure en permanence.
Cultures en sacs de collodion. — Voyez chap. XII.
Conservation des semences (cultures, produits pathologiques).
a. Les microbes développés dans les milieux de culture peuvent être conservés quelque temps dans le milieu même. En général, la conservation “est plus longue au froid (glacière), à l'obscurité, en tubes profonds (gélose en piqûre). Mais il y a des exceptions, qui seront indiquées en temps utile. b. Ilest d'ordinaire préférable de conserver les semences à l'abri de l'air en pipettes scellées. Aspirer la semence dans la partie large d'une pipette à étranglement jusqu'à quelques millimètres de l'étranglement ; obturer avec le doigt l'extrémité libre; sceller l’effilure, un peu au-dessus de la pointe, dans une petite flamme (veilleuse du bec Bunsen) ; sceller de même au niveau de l’étranglement. Conserver à l'obscurité et au frais.