‹ Précis de bactériologie (volume 2)Chapitre 67 sur 164 · I. — MÉTHODES GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

I. — MÉTHODES GÉNÉRALES

Elles ont pour but de séparer les microbes un à un dans les milieux d'isolement, de telle sorte que chacun d’eux donne naissance à une colonie bien séparée (milieux solides) ou à une culture absolument pure (milieux liquides).

Comme milieux d'isolement, on n’emploie guère que les milieux solides ; nous les envisagerons exclusivement dans ce chapitre.

Pour séparer les microbes à l’aide des milieux solides, on peut les répartir :

Ou bien dans les milieux préalablement liquéfiés. On s'adresse d’ordinaire à la gélatine, qui est plus favorable aux saprophytes qu'aux pathogènes. Aussi ces procédés sont-ils particulièrement indiqués pour l'étude des milieux extérieurs (eaux, elc.) ;

Ou bien, à la surface des milieux, en opérant soit par épuisement, soit par dilution. L'isolement en surface est réalisé à l’aide des milieux à base de gélose (gélose ordinaire, sang gélosé, etc.), ou de sérum coagulé ; il convient particulièrement à la recherche des microbes pathogènes.

À. Isolement à l’aide des milieux solides préalablement liquéfiés. — Le milieu solide est liquéfié au préalable. À ce milieu liquéfié on incorpore le produit à analyser, pur ou dilué; on mélange ; on laisse refroidir et on porte à l’étuve après solidification. Chaque microbe est alors enrobé dans le milieu ; il donne naissance à une colonie, qui doit ètre séparée des voisines si la

plaque est bonne.

On opère par dilutions successives, de telle sorte que les ensemencements sont de moins en moins riches. Ces dilutions successives sont presque toujours nécessaires, car, le nombre de germes renfermés dans le produit à analyser étant inconnu, un seul ensemencement courrait chance d'être ou trop pauvre, ou trop abondant.

Les milieux utilisables sont la gélatine et la gélose. La gélatine est le plus communément employée.

Avantages el inconvénients de la gélatine. — La gélatine, liquide à température relativement basse, est facilement maniable; elle donne naissance à des colonies présentant souvent des caractères différentiels nettement tranchés. — Par contre, elle ne supporte pas la température eugénésique des microbes pathogènes, de telle sorte que beaucoup de ces derniers ne s’y développent que mal ou pas du tout; pour la même raison, elle est difficilement utilisable en été et dans les pays chauds; le développement est assez lent et demande plusieurs jours; elle est liquéfiée par certaines espèces, ce qui gène ou empêche l'observation.

Avantages el inconvénients de la gélose. — La gélose supporte bien la température de 37°. Aussi se prête-t-elle au développement de la plupart des pathogènes. — Mais, solide à température relativement haute — elle fond à 700 et se maintient en surfusion jusque vers 419 — elle est moins facilement maniable par le procédé actuel; on s'adresse plutôt à d’autres procédés (Voy. ci-dessous, B et C).

1° Ensemencement en gélatine, en boîtes de Petri. — Bon procédé. — Préparer des boîtes de Petri et des pipettes stériles.

a. Faire fondre (bain-marie, étuve) trois tubes de gélatine de 10 centimètres cubes ; maintenir vers 309 à 350.

La gélatine doit être assez refroidie pour que la température ne porte pas atteinte à la vitalité des germes qu’on recherche.

b. En prenant les précautions indiquées plus haut (p. 159), ensemencer un tube de gélatine, [, avec le produit à analyser. Mélanger.

Pour mélanger : incliner le tube, très fortement — sans mouiller le

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