‹ Précis de bactériologie (volume 2)Chapitre 68 sur 164 · MÉTHODES GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

MÉTHODES GÉNÉRALES

bouchon — puis ramener à la verticale ; répéter cinq ou six fois de suite. Rouler alors le tube entre les deux mains, en position verticale. Incliner à nouveau, rouler. — Ne jamais agiter comme on le fait en chimie (en secouant), sans quoi le milieu serait encombré de bulles d’air. |

ce. Avec une pipette à effilure assez large, prélever un peu de gélatine du tube [ ; répartir I à V gouttes dans le tube Il. Mélanger.

d. Prélever un peu de gélatine du tube Il ; répartir HE à V gouttes dans le tube IL. Mélanger.

On prépare ainsi trois mélanges à titres décroissants ; avec V gouttes d'une pipette au cinquantième de centimètre cube (calibre habituel) et 10 centimètres cubes de gélatine par tube, le mélange le plus riche (tube 1) est dilué au centième dans le tube IT, au dix-millième dans le tube II. Si la semence est déjà diluée au cinq-centième dans le tube I, elle sera diluée au cinq-millionième dans le tube II.

e. Soulever légèrement le couvercle d’une boîte de Petri. Déboucher le tube de gélatine 1, flamber l’orifice ; couler la gélatine dans la boîle. Incliner la boîte en divers sens, de manière à répartir uniformément.

Il faut aller très vite dans la première partie de ce temps : laisser le moins longtemps possible la boîte ouverte à l'extérieur, exposée aux contaminations atmosphériques.

Couler de mème, dans une deuxième boîte de Petri, le tube Il ; dans une troisième, le tube IL.

f. Placer les trois boîtes, horizontalement, au frais, pour refroidir et solidifier. Porter ensuite à l’étuve en gélatine, à 200-220; à défaut d’étuve, laisser à la température ambiante.

Pour refroidir, on peut se contenter de poser les boîtes sur une surface froide :

plaque de verre, rcvèlement d'émail, papier-filtre mouillé.

On gagne du temps en posant sur la {able refroidissante (fig. 85) maintenue bien horizontale. La température de la platine est réglée par l’eau, circulant de At à A2; on peut en outre introduire de la glace en dévissant B. La platine peut être chauffante, pour d'autres usages.

9. Surveiller tous les jours la marche de la culture, en notant la rapidité de développement des colonies, leur aspect (examen à l'œil nu età un faible grossissement, loupe ou microscope) ; repiquer les colonies bien isolées (bouillon, gélose) et étudier ensuite plus complètement les cultures obtenues.

Suivant la richesse microbienne de la semence, les colonies seront suffisamment isolées dans l’une ou l’autre des trois boîtes.

20 Ensemencement en gélose fondue, en boîtes de Petri. — La gélose faisant prise à une température assez élevée, il faut opérer avec soin pour éviter d’une part une solidification trop rapide, d'autre part un ensemencement à haute température, nuisible aux microbes.

Opérer comme pour la gélatine, sauf des modifications de détail :

a. Faire fondre trois tubes de gélose au bain-marie, à l’ébullition ; laisser refroidir vers 440.

b, ce, d. Comme ci-dessus ; opérer très rapidement; replacer les tubes au bain-marie dans l'intervalle des opérations.

e. Couler la gélose en boite de Petri.

[. Porter à l’étuve à 37°, couvercle en bas.

On place le couvercle en bas, afin que l’eau évaporée se condense non pas à la surface du milieu, mais sur le couvercle.

B. Isolement à la surface des milieux solides par épuisement. — Le principe est simple : la semence est chargée sur un fil de platine, qu'on promène sur les milieux. En raclant la surface, le fil abandonne peu à peu les microbes dont il est chargé ; les stries ainsi faites, très riches au début, s’appauvrissent peu à peu, et finalement ne donnent plus que des colonies rares, séparées les unes des autres.

19 Procédé des tubes. — Bon procédé. — Indiqué d'abord pour les produits suspects de diphtérie (ensemencement sur sérum coagulé) ; ce procédé sera utilisé avec profit pour l’ensemencement de la plupart des produits pathologiques, en ayant soin de faire les cultures sur un milieu plus favorable aux pathogènes qu'aux saprophytes: gélose, sang gélosé, gélose-ascite, gélose au blanc d'œuf alcalin, etc. La technique sera la même dans les différents cas.

a. Prélever le produit suspect sur fil de platine fort.

b. Ensemencer un premier tube ; commencer par le fond, ramener vers l’orifice en badigeonnant toute la surface.

c. Sans recharger le fil, opérer de même pour un deuxième tube.

d. Toujours sans recharger le fil, ensemencer un troisième tube.

e. Mettre les tubes à l’étuve, suivre la culture.

2° Procédé des plaques. — Indiqué spécialement pour isoler, sur milieux imparfaitement électifs, des microbes en quelque sorte noyés au milieu d'autres microbes : recherche du méningocoque

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