PROCÉDÉS D'ÉVICTION DE L’OXYGÈNE
30 Après avoir fait le vide dans les récipients, assurer une ferme-
ture hermétique, pour éviter toute rentrée d'air.
40 Les récipients ne seront pas remplis au delà des deux tiers.
Trompe à eau. — C'est l'appareil d'usage courant dans les laboratoires.
Il exige une pression de 8 à 12 mètres d’eau; si la pression dans la canalisation est trop faible, on réaliscra une installation de fortune surélever le réservoir d’eau, ou inversement faire descendre très bas
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Fig. 88. — Trompe à eau.
(en sous-sol} le tuyau de chute. Toute trompe à eau doit comporter comme
Fig. 89. — Dispositif pour extraction de l'air
par le vide.
annexes :
Un manoméètre (à mercure ou métallique) ;
Un réservoir de sürelé, pour éviter les retours d’eau dans les récipients de cullure (ces retours se produisent surlout quand la pression de l’eau baisse inopinément : le vide du récipient fait alors aspiration). Dans nombre de modèles, ce réservoir fait partie de l'appareil (fig. 88). S'il n'existe pas, on l’improvisera à l’aide d’un flacon à deux tubulures (fig. 89).
Il est utile d’y adjoindre un branchement terminal en T : une branche va à la trompe, une autre au récipient de culture, la troisième à l'anpareil producteur d'hydrogène (Voy. ci-dessous).
La trompe à eau permet d'obtenir : le vide ; ou le vide avec lavage à l'hydrogène. :
Production du vide. — 19 Adapter le récipient de
culture à l'extrémité B. — Ouvrir le robinet d’eau A (fig. 89.)
20 Ouvrir les robinets : V, à fond ; CG, progressivement, en suivant des yeux l'aiguille du manomètre et Le récipient de culture.
Le videse fait dans le récipient ; l'aiguille du manomètre s'élève; quand elle s’immobilise, le vide est à son maximum. Maintenir l'aspiration pendant quelques miuutes.
39 En continuant l'aspiration, sceller à la flamme le récipient de culture. Fermer G, puis A. Si, pour une raison quelconque, une. aspiration en cours devait être interrompue, se hâter de fermer C.
Variante. — Vide avec ébullition. — Quand le milieuest liquide, on peutle faire bouillir, la température d’ébullition étant très basse, par suite du peu de pression. Dans ce but, opérer comme ci-dessus ; en outre, porter le récipient de culture à 359-409 : pour une pipette, il suffit de prendre à pleine main; ou bien Conte prudemment les parois avec une flamme.
Les bulles formées, aspirées par la trompe, montent vers l’orifice du récipient et tendent à s'échapper. Pour y obvier, chauffer légèrement le récipient, à quelques centimètres au-dessus de la surface du liquide. Les bulles viennent crever sur la paroi chauffée.
Vide avec lavage à l'hydrogène. — Indiqué pour les cultures sur milieux solides, ou sur milieux liquides en grande masse.
1° Adapter le récipient de culture à B ; adapter le tube de dégagement d'hydrogène (Voy. ci-dessus) au tube S. Ouvrir A.
20 Comme ci-dessus (Voy. Production du vide), E fermé.
3° Une fois le vide réalisé, fermer C. Ouvrir E. L’hydrogène passe dans l'appareil ; l'aiguille du manomètre baisse jusqu’à zéro.
40 Recommencer le temps 2° (aspiration), puis le temps 30 (lavage) ; répéter les mêmes opérations, chacune trois fois.
59 Sceller comme ci-dessus, soit dans le vide (c'est-à-dire C et V ouverts, E fermé) soit dans l'hydrogène (E et V ouverts, G fermé), suivant les indications.
Pompe à mercure. — La pompe à mercure est moins employée que la trompe à eau, parce que plus fragile et plus onéreuse ; elle permet cependant d'obtenir un vide plus parfait. Nous ne pouvons insister sur le détail du fonctionnement, qu’on trouvera dans les traités de physique; pour les applications bactériologiques, on suivra, en outre, les indications données à propos de la trompe à eau.
D. — Emploi de corps réducteurs.
Les corps réducteurs sont de plusieurs ordres :
1° Les uns sont toxiques pour les microbes ; il est, par suite, impossible de les incorporer aux milieux nutritifs. On ne peut les