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PRÉFACE
La somme des connaissances exigées aujourd’hui de l’étudiant en médecine pour l'obtention du titre de docteur est considérable ; elle s’aceroit chaque jour du fait des progrès chaque jour accomplis dans le domaine médical. Aussi, de
) plus en plus, l'étudiant a-t-il besoin, à côté des cours oraux et des travaux pratiques qu'il trouve à l’école, de leur auxiliaire > précieux et indispensable, Le livre.
La nécessité, pour l’enseignement médical, d'ordonner, de e P4
. <condenser, de mettre au point les innombrables travaux de ces
< dernières années est la raison d'être du prodigieux essor de la “librairie médicale actuelle, qui nous a donné, avec les gros traités de médecine, plusieurs collections très importantes. ” Mais il n'existe pas, nous a-t-il semblé, une collection : d'ouvrages correspondant au programme imposé aux étudiants j en médecine. Certes, il n’est pas inutile aux jeunes de butiner Æ dans le vaste champ des productions médicales et de faire eux- = mêmes leur apprentissage dans l’art de choisir la meilleure “nourriture intellectuelle; mais encore faut-il qu'ils aient eu LEtout d’abord et qu’ils conservent toujours à leur disposition et ; “à leur portée une alimentation rationnelle et choisie. à M D'ailleurs, le temps qui leur est dévolu pour acquérir la somme des connaissances que l'on exige d'eux, — à Juste
PRÉFACE
raison du reste, — est relativement très peu considérable. En quelques années, ils passent de l'état de collégiens à l'état d'hommes appelés à jouer un rôle soeial considérable. Rien de ce qui peut leur faciliter cette transformation prodigieuse, rien en particulier de ce qui peut les doter plus vite des connaissances indispensables ne doit être négligé.
Voilà pourquoi nous avons entrepris de présenter à ceux qui se destinent à la profession médicale une collection d'ouvrages qui fussent comme le développement naturel des programmes imposés par la Faculté. Après avoir dressé le plan détaillé de la « Bibliothèque du Doctorat », nous nous sommes efforcés de trouver, pour chaque partie, le collaborateur le plus nettement désigné, celui qui, de l’aveu universel, parût le plus capable de mettre au point la somme des connaissances que doit posséder l'étudiant. Nous avons trouvé dans le corps enseignant de la Faculté de Paris la plupart de ces précieux collaborateurs déjà tout désignés, par leur enseignement oral même, pour assumer la tâche non moins méritoire et glorieuse de l’enseignement écrit. Nous tenons à les remercier bien vivement de l'aide qu'ils nous ont apportée dans l'accomplissement de l'œuvre entreprise ; grâce aux services qu'elle rendra certainement, ils auront contribué à soutenir l'antique renommée de l'École de Paris et à maintenir l'éclat de son enseignement.
La « Bibliothèque du Doctorat » comprendra trente volumes: les étudiants en médecine y trouveront développées toutes les matières de leur programme. Pour les préparer aux difficultés de la clinique, nous avons insisté pour que les chapitres de sémiologie fussent suffisamment développés en médecine, en chirurgie, en obstétrique. Nous avons enfin attribué à quelques spécialités, ophtalmologie, oto-rhino-laryngologie, psychiatrie
une place relativement assez considérable, puisqu’un volume
PRÉFACE
tout entier a été consacré à chacune d'elles; mais l'importance croissante de ces spécialités, le fait qu’elles comportent soit des examens, soit des concours spéciaux, Justifiaient, nous semble-t-il, une semblable détermination.
Nous ne saurions terminer cette préface sans remercier MM. J.-B. Baillière des efforts qu'ils ont faits pour que la « Bibliothèque du Doctorat » se présentât sous un aspect agréable, capable de satisfaire les bibliophiles les plus délicats, et pour qu'aucun reproche ne püt se justifier tant au point de vue de l'impression du texte que de la reproduction des figures.
A. GILBERT et L. FOURNIER.
PRÉCIS
DE
On entend par microbes des êtres vivants, ayant une structure élémentaire et des dimensions si minimes qu'ils ne peuvent être vus qu'au microscope. Certains d’entre eux même échappent encore à l'investigation microscopique : il s’agit d’un groupe d'organismes dits invisibles, dont la nature microbienne ne peut être démontrée que par divers procédés de laboratoire. Quoi qu'il en soit, les microbes sont les êtres les plus simples que l’on rencontre dans la nature.