RÉSULTATS
Antigène Sérum à expertiser
Sérum normäl.
tique éprouvé.
Alexine,
Eau physiologique à 6 D:
s = = de) a = PF An À TS :
cn D y)
lobules rouges de mouton.
Ambocepteur
© Eu
Hémol. partielle
Hémolyse = 0
ertiser.
Hémolyse = 0
à exp
Hémolyse = +
Hémolyse = +
Sérum normal
Hémol. partielle.
Hémolyse
Hémolyse — 0
éprouvé.
Hémoly se = +
Sérum syphil.
Hémolyse = +
A = © = D Es
celte réaction, pour éclairer la nature de lésions difficiles à diagnosliquer.
Dans la syphilis latente, son importance peut être plus grande encore, car la réaction permet de dépister l'infection, qui, au point de vue clinique pur, reste méconnue; on note en moyenne 50 p. 100 de résultats primitifs.
Une application intéressante de la réaction de Wassermann a été
Doprer et SAcQuÉPéEe., — Baclériologie, 22 édit. 55
faite par Levaditi, Ravaut et Yamanouchi au diagnostic des syphilis nerveuses et des accidents parasyphilitiques (tabes etsparalysie générale) en recherchant les anticorps dans le liquide céphalorachidien.
Dans le fabes, la réaction donne en moyenne 50 à 70 p. 100 de résultats positifs; dans la paralysie générale, 90 à 95 p. 100; dans la syphilis cérébro-spinale, 40 p. 100. La réaction s'effectue comme avec le sérum, mais il faut 1 centimètre cube de liquide céphalorachidien pour l'obtenir.
Influence du traitement sur la réaction. — Sous l'influence du traitement mercuriel, la réaction de Wassermann disparaît dans un certain nombre de cas, mais pour reparaître parfois dans un délai plus ou moins éloigné. En d’autres, elle reste immuable.
A la suite du traitement par l'arsénobenzol, dans la grande majorité des cas, la réaction devient négative; celle-ci disparaît d'autant plus rapidement que la dose du médicament injecté a été plus élevée. Les récidives sont habituellement précédées par un retour de la réaction à l’état positif. |
Par contre, il arrive en certains cas que, sous l'influence de ce traitement, une réaction négative devienne positive quelques jours après l'injection de 606 ou d’hectine. C’est ce que Milian a nommé la réactivation biologique de la réaction de Wassermann.
Ravaut estime qu'il est dangereux de faire jouer à la réaction de Wassermann un trop grand rôle dans la direction du traitement; certaines réactions positives restent telles en permanence malgré la thérapeutique ; de plus une réaction négative ne suffit pas à elle seule pour faire considérer le malade comme guéri et faire suspendre le traitement.
La réaction est-elle de nature spécifique? — On a vu plus haut que l'extrait de foie syphilitique peut être remplacé par l'extrait hépatique non syphilitique, voire même par l'extrait d'autres organes normaux, notamment le cœur de cobaye; les résultats de la réaction ne changent pas. Ces constatations de Levaditi et Marie, Armand Delille, etc., étaient de nature à faire dénier à la réaction tout caractère de spécificité.
Les recherches ultérieures de Levaditi, Eisler, Porges et Meier, Landsteiner, etc., montrèrent que les lécithines en solution alcoolique provenant de l'extrait hépatique, de même aussi des sels biliaires (taurocholate et glycocholate de soude à 1 p. 100), l’antigène de Desmoulières fixaient le complément en présence de sérums syphilitiques. 4
Plus-tard Levaditi et Yamanouchi, puis Landsteiner, Porges e
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Meier, etc. montrèrent que le principe actif de ces extraits était soluble dans l'alcool; en cherchant à déterminer [a nature de ce principe, ils constatèrent que l'extrait alcoolique d'organes pouvait être remplacé par de la lécithine (Porges), ou par des sels biliaires (taurocholate et glycocholate de soude à 1 p. 100, Levaditi et Yamanouchi), ou par une solulion alcoolique d’un mélange d'oléate de soude et de lécithine; tous ces produits paraissent en effet fixer le complément en présence du sérum syphilitique.
De tels faits prouvèrent nettement que la réaction dite de Wassermann ne traduisait en aucune facon l’action d’un anticorps spécifique. D'ailleurs les recherches d’agglutination de sérums syphilitiques à réaction positive, sur le Tréponème du liquide céphalorachidien, sont restées totalement négatives (Levaditi et Marie, Kolmer).
Le mécanisme de la réaction demandait à être éclairei. Aux yeux de Levaditi et Yamanouchi, la réaction serait due à l'existence, dans le sérum des syphilitiques, de certaines substances colloïdales qui précipiteraient en présence des sels biliaires et des lipoïdes du foie, et assureraient la fixation du complément hémolytique.
Porges et ses collaborateurs confirmèrent l’existence de cette précipitation, en s'appuyant sur les recherches de Landsteiner concernant les propriétés des globulines isolées des sérums normaux et des sérums syphilitiques ; ils estiment qu'il se produit, dans la réaction de Wassermann, une floculation des globulines instables du sérum syphilitique au contact des substances colloïdes des extraits; cette floculation inhiberaiït l’action de l’alexine.
D'ailleurs l’alcalinisation, le chauffage, etc. exercent sur la floculation des globulines la même: action que sur la réaction de Wassermann. |
Jakobstahl a apporté une confirmation de cette hypothèse en montrant, à l’ultramicroscope, la formation de granules au contact d'extrait et de sérum syphilitique, alors que la floculation était -imperceptible à l'œil nu; elle ne se produit pas avec les sérums normaux. Ainsi l’auteur a-t-il tiré parti de cette constatation pour proposer un procédé de sérodiagnostic ultramicroscopique.
La pensée des modifications qui s’opèrent ainsi dans Le sérum syphilitique a été interprétée diversement par les auteurs. L'accord n'est pas encore fait. Quoi qu'il en soit, il y a lieu de retenir cette constatation essentielle, à savoir qu'il se produit, au cours de lasyphilis, un de l’état physique ou physico-chimique du sérum intéressant plus spécialement les globutines.
Par conséquent le phénomène révélé par la réaction de Wasser-
mann, Contrairement à ce que pensait son auteur, ne” traduit en aucune façon l’action spécifique d’un anticorps sur un antigène, suivant la conception généralement admise pour les autres infections ; il ne s’agit aucunement d’une réaction d’immunité.
Critiques sur la valeur de la réaction. — 1l y a quelques années la valeur diagnostique de la réaction décrite par Wassermann et ses collaborateurs n'était guère discutée. Depuis quelque temps, elle a subi des critiques assez sévères qui l’ont quelque peu discréditée.
Ravaut a insisté tout d’abord sur les erreurs de technique faciles à commettre, qui faussent la réaction ; témoin les discordances qui existent dans les résultats de divers opérateurs vis-à-vis d’un même échantillon de sérum, partagé entre eux. Il a insisté d'autre part sur les cas positifs qui peuvent être obtenus en dehors de la syphilis, telles certaines atteintes de paludisme, de lèpre, de trypanosomiase, etc. (Rubinstein, il est vrai, a montré que de tels faits ne pouvaient être considérés comme des erreurs de technique ou d’interprélation). Enfin Ravaut a montré qu'en certaines affections cutanées, le traitement par le novarsénobenzol pouvait déclencher pendant quelque temps une réaction positive.
En se plaçant au point de vue pratique, Ravaut arrive aux conclusions suivantes :
10 Une réaction de Wassermann ne vaut que par la signature qui l'accompagne. |
20 Chez un syphilitique avéré, une réaction de Wassermann positive confirme la maladie. En revanche, la réaction peut être négative alors que le malade présente des accidents cutanés ou viscéraux en pleine activité; une réaction négative ne permet donc pas d'éliminer la syphilis.
30 Chez un malade soupçonné de syphilis, la réaction de Wassermann doit être considérée comme un symptôme d'appoint qui, d'accord avec d’autres manifestations, peut contribuer à établir le diagnostic de la syphilis.
49 Chez un malade qui ne présente ni antécédents, ni signes de syphilis, une réaction de : Wassermann constamment positive indique de rechercher la syphilis. La réaction peut être positive en dehors de la syphilis; n'ayant pas de valeur absolue, elle ne saurait autoriser, à elle seule, le diagnostic de syphilis.
Réaction de fixation par la technique de Calmette et Massol. — On a vu plus haut que, dans la technique utilisée par Wassermann,on emploie des doses variables d’antigène en présence d’une quantité toujours uniforme d’alexine. Calmette et Massol ont montré que cette facon de procéder contribuait souvent à fausser la fixa-
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tion spécifique, quand l’antigène et le sérum à expertiser « possèdent l’un et l'autre un pouvoir anticomplémentaire partiel qui s’additionne dans les tubes de réaction » (Breton et Duhot) ; il en résulte une grande difficulté pour fournir une appréciation précise de la quantité des anticorps contenus dans le sérum à étudier.
Calmette et Massol ont paré à ces inconvénients en ulilisant une dose fire d’antigène mise en présence de doses progressives d’alexine, comme pour le sérodiagnostice de la tuberculose (page 771).
Préparation de l’antigène. — L'antigène est de l'extrait de foie hérédo-syphilitique contenant un grand nombre de Tréponèmes. On broie le foie, puis on le dessèche dans le vide sulfurique ; on le laisse macérer pendant vingt jours dans 10 parties d'alcool à 950 pour une partie de résidu sec. Décanter et filtrer; répartir le liquide obtenu en flacons de 10 centimètres cubes, conservés à l'abri de la lumière.
Déterminer le pouvoir anticomplémentaire de l'extrait; mesurer le pouvoir antigène en présence d'un sérum à anticorps connu.
Préparation de l’anticorps. — C’est le sérum du sujet suspect de syphilis. Le chauffer à 560 pendant trente minute :.
Préparation du complément. — Sérum frais de cobaye dilué à 1/20.
Préparation du sérum hémolytique. — Comme pour la réaction de Bordet-Wassermann.
Dispositif de la réaction. — Pour chaque sérum on dispose :
10 Quatre tubes dans chacun desquels on verse 0cc,5 du sérum à étudier. À
On y ajoute une dose constante de 0,5 d’antigène, puis 0Cc,1, Occ,2, Occ,3, Occ,4 d’alexine titrée, Le tout étant complété à 2cc5, par de l'eau physiologique. Pour ttrer l’alexine, on prend comme dose initiale le double de la dose minima permettant l’hémolyse en présence de sérum chauffé (Massol et Grysez).
290 Trois tubes témoins de sérum, en présence de Oce,1, Occ,2, Occ,3 d'alexine; compléter comme ci-dessus.
39 Deux tubes témoins d’antigène, en présence de 0cc,1, 0,2 d’alexine ; compléter comme ci-dessus.
Mise à l’étuve pendant une heure, puis addition de globules lavés de mouton (I goutte) et de sérum hémolytique antimouton (10 doses minima) ; on complète à 3 centimètres cubes par de l’eau physiologique. Mise à l’étuve à 370 pendant trente minutes, puis à la température du laboratoire pendant douze heures.