‹ Précis de bactériologieChapitre 125 sur 197 · CYCLE ÉVOLUTIF D'ENTAMŒBA COLL · texte numérisé non relu

CYCLE ÉVOLUTIF D'ENTAMŒBA COLL

et évoluent directement vers les formes végéta'ives adultes, sans présenter le phénomène de copulalion qu'ils admettent pour les petites amibes issues des kystes gamogoniques. Ce sont des kystes schizogoniques. Ges kystes sont assez difficiles à distinguer, à l’état frais, des kystes gamogoniques mürs. Cependant les préparations fixées au sublimé alcoolo-acétique et traitées par l'hématoxyline ferrique-éosine permettent de b'en les caractériser.

Quoi qu'il en soit, ces kystes sont dépourvus de chromidium. Toutefois sur des préparations colorées, on peut observer des amas irréguliers, plus ou moins sidérophiles, ou de longs filaments flexueux ou aciculés qui donnent l'apparence des bâtonnets chromidiaux. Ces enclaves cependant se présentent sous la forme d’amas à contours irréguliers, ne se colorant pas d’une façon uniforme par la laque ferrique : la partie centrale est bien colorée en noir, mais les bords n’ont qu'une teinte grisâtre; leur aspect général rappelle un peu celui que donneraient des amas de copeaux (Mesnil). Ces figures sont bien différentes des bâtonnets oblongs, homogènes, à contours nets des kystes d'Ent. dysenteriæ. Elles sont dues, d’après Mathis et Mercier, à la « fusion de granulations qui sont apparues dans le protoplasma sans qu'il y ait formation de vacuoles » (Mathis et Mercier). Ce pseudo-chromidium ne se montre pas dans les préparations bien différenciées. Pour distinguer ces enclaves des bâtonnets sidérophiles des kystes d’Ent. dysenteriae, les auteurs précédent sont proposé de les désigner sous le nom de « plages sidérophiles ».

Les kystes en voie de développement peuvent présenter trois, cinq, six, sept noyaux, ces chiffres correspondant au défaut de synchronisme dans la bipartition des noyaux à partir du stade binucléé.

Enfin, on connaît aussi des kystes en dégénérescence, kystes vacuolaires avec un, deux, trois, quatre noyaux, les kystes dégénérés d'Ent. dysenteriæ n'en ayant jamais plus de deux.

Cycle évolutif d’'Entamœæba coli.

D’après Grassi, Casagrandi et Barbagallo, Schaudinn, Ent. coli se multiplie sous plusieurs modes :

Dans l'intes!in, elle reproduit par division simple et par division multiple ou schizogonie; en ce dernier cas, une amibe donne naissance, par division du noyau et du cyto)lasma, à huit amibes filles.

Quand une amibe va s’enkyster, elle expulse les corps étrangers qu'elle s’est incorporés ; puis le cytoplasma se rétracte et s’entoure

d'une membrane semi-gélatineuse. Le noyau subit alors deux stades évolutifs :

Schizogonie.

Fig. 325, — Cycle d'évolution d'Amæba coli (d'après Schaudinn),

IL prend la forme d’une hallère et se divise par des phénomènes d'amitose ; puis les noyaux se rapprochent du centre et se divisent en deux ; les quatre noyaux ainsi nés s’écartent deux par deux et arrivent au pôle opposé du pôle primitif; à cette époque, la membrane gélatineuse devient résistante ; les deux noyaux d'origine différente se fus'onnent. De cette copulation résulte un nouveau noyau qui se divise en quatre, puis en huit noyaux secondaires. Chacun d'eux, lors de l’éclosion du kyste, donne une amibe nouvelle. D'après Hartmann et Whitmore, les huit noyaux se formeraient à la suite de divisions successives et non par division multiple.

Page 1