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AMIBE VULGAIRE DU COLON

L'endoplasme constitue la majeure partie du parasite vivant, même quand il est en mouvement. Il est granuleux et contient des vacuoles (non pulsatiles) variant de 1 & à des dimensions dépassant celles du noyau. Ces vacuoles peuvent se réunir pour se séparer

Fig. 324. — Formes mobiles et kystes d'£nt. coli après coloration (Mathis).

a. Forme végétative; d. Fo°me végétative à deux noyaux ; ec, Kyste gamogonique (8 noyaux) ; d. Kyste schizozonique à 16 noyaux ; e. Kyste vacuolaire à 2 noyaux,

ensuite, leur aspect général changeant de seconde en seconde. Ent. coli peut contenir des corps étrangers : bactéries, levures, leucocytes ou simplement noyaux leucocytaires, débris de cellules épithéliales intestinales, parfois, mais rarement, des hématies. D'après Hartmann, les bactéries sont beaucoup plus nombreuses que chez Ent. tetragena. | Le noyau est nettement visible à l'état frais; en certains cas,

cependant, on ne peut le percevoir. Il se présente comme une sphère régulière, parfoisovalaire, et peut, en certaines circonstances, surtout à l’occasion des mouvements de l’endoplasme, se trouver serré contre la limite de ce dernier et de l’ectoplasme.

Tous ces détails de structure sont plus facilement Darcastibies sur les préparations colorées. On emploie les mêmes méthodes que pour la coloration d'Ent. dysenteriæ. Ç

Le cytoplasma ne montre aucune autre particularité nouvelle à signaler. L'examen du noyau montre la chromatine répartie dans la membrane nucléaire, contre sa face interne et au niveau du caryosome; ce dernier est assez volumineux et pourvu d’un centriole. A noter que, contrairement à ce qu'on observe chez Ent. tetragena, le caryosome est excentrique et n’est pas entouré d'une zone claire enfin la chromatine se trouve encore disséminée entre le caryosome et la membrane nucléaire.

Formes enkystées (kystes).

Les kystes d'Ent. coli sont différents de ceux d’Ent. dysenteriæ. Comme ces derniers, les kystes mürs, en voie de développement et en dégénérescence, se rencontrent dans les selles en proportion variable.

Les kystes mürs ontles dimensions suivantes : de 164,5 à 19u,5 à l'état frais ; de 14p.,5 à 17 p après fixation et coloration. |

Ils possèdent le plus généralement huit noyaux de 2u,5 à 3 y.

Cependant, d’après les recherches de Mathis et Mercier, il existerait deux variétés de ces kystes :

a. Des kystes de 14 et de 15u,5 à protoplasma grenu très finement alvéolaire, et un nombre de noyaux jamais supérieur à huit. De cette catégorie, les uns (14 L) seraient des microkystes, les autres (15u,5) des macrokystes ; ils seraient de sexualité différente ; Mathis et Mercier supposent qu'après ingestion ils donnent naissance à de petites amibes qui copuleront deux à deux. Ce sont des Agir gamogoniques, provenant d'amibes uninucléées.

b. Des kystes de 17 & en moyenne, mais compris entre 14 et 26 u u, pourvus d’une membrane d’enveloppe plus mince, munis hsbituellement de huit, mais parfois aussi de seize noyaux. Le cytoplasma a une structure largement alvéolaire et contient fréquemment de grandes vacuoles. Ces kystes proviendraient. d’amibes végétatives uni ou multinucléées. D’après Mathis et Mercier, autour de chaque noyau de ces kystes, s’individualisent de petites masses protoplasmiques aboutissant à la formation de petitesamibes qui s’échappent,

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