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AUTRES AMIBES

Amibes intestinalés. — Ent. limax. — Cette amibe est généralement en nombre très restreint dans les fèces ; aussi a-t-on peu de chance: de la rencontrer ; néanmoins l'erreur peut être commise. : ik

Elle est de faibles dimensions (15 v) et présente des mouvements peu accusés : l’ectoplasme est rarement visible, l’endoplasme ne contient pas d’hématies ; on y observe une vacuole contractile ainsi qu'un noyau très: n°ttement apparent, prenant l'aspect d’un volumineux corpuscule réfringent entouré d'un ha’o clair.

Après coloration on la reconnait p:us bartichlieremient à la structure de ce noyau apparaissant sous la forme d’un gros bloc chromatique, fortement coloré par la laque ferrique, et entouré par

Doprer et SAcQuÉPÉE. — Bactériologie, 2° édit. 60

une zone incolore. Dans le cytoplasma, on trouve fréquemment un gros bacterium en chaîne dont l’amibe fait sa nourriture (fig: 326).

Fig. 326. — Entamæba limax (d'après Ed. Chatton).

Les kystes sont rares : de 9 à 11 & de diamètre, ils sont pourvus d'une enveloppe double, épaisse, à contour plus ou moins polygonal; enfin ils ne possèdent qu'un noyau compris dans un protoplasma très granuleux.

Ent. nana. — Ce parasite, qui a été confondu avec Ent. limax, mesure de 6 à 12; le protoplasma, très vacuolaire, ne possède cependant pas de vacuole contractile ; il émet des pseudopodes mousses et hyalins, mais se meut assez paresseusement et meurt rapidement. Le noyau, difficilement perceptible à l’état vivant, se voit nettement sur les préparations colorées : on y distingue une membrane nucléaire nettement accusée, ainsi qu’un caryosome volumineux, irrégulier et situé excentriquement.

Les kystes sont sphériques avec 7 à 8 u de diamètre, ou ovalaires avec un grand axe de 8 à 10 uw. Vus à l’état frais, ils semblent ne posséder aucune structure. Après coloration, un, deux ou quatre noyaux apparaissent, analogues à ceux de l’amibe végétative. Entre les noyaux on perçoit dans le cytoplasma des granules réfringents et une substance que Dobell et Jepps ont rapportée au glycogène.

Amæba buccalis. — Amœba buccalis vit en saprophyte dans la cavité buccale ; elle se trouve dans les dents cariées et la salive de sujets atteints de cancer de la bouche ou de la langue, Elle se rapproche par sa morphologie à la fois d'Entamæba h stolytica et d'Entamæba coli; elle leur est intermédiaire.

Elle présente une division nette de son protoplasma en endo et ectoplasme ; le noyau, nettement visible, est entouré d’une enveloppeépaisse, dans l’endoplasme on perçoit une vacuole contractile.

On ignore son mode de reproduction.

Amæœba maxillaris. — Cette dernière a été décrite par Kartulis, qui l’a observée dans le pus d'une ostéomyélite maxillaire; elle présente une grande analozie avec Enlamæba histolytica ; même séparation de l’endo et de l’ectoplasme, même contenu de l’endoplasme (débris cellulaires,

AMIBIASE INTESTINALE. 947

hématies), même mobilité ; des pseudopodes, les uns sont mousses, les autres pointus ; le noyau est plat et entouré d’une zone claire.

Le mode de reproduction est inconnu.

Amæba urogenitalis. — Sous ce vocable, divers auteurs ont décrit plusieurs amibes développées le plus souvent dans la vessie, et assez analogues à Entamæba histolytica. On est encore mal renseigné sur leur véritable nature.

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