VIRUS DE LA FIÈVRE FLUVIALE DU JAPON
La fièvre fluviale du Japon est une affection qui sévit au cœur de l’été sur les bords des rivières du Japon et de Formose. Elle est caractérisée par des éruptions cutanées, une fièvre élevée, des symptômes généraux et de l’'hypertrophie ganglionnaire.
Elle est transmise par un rouget : Akamushi, larve d'un Acarien du genre Trombidium.
Les expériences de Kistashima et Miyajima ont démontré que l'affection était transmissible aux singes par inoculation sous-cutanée du sang des malades. L'incubation est de cinq à huit jours. Le sang est virulent pendant toute la période fébrile ; il en est de même des organes, de la rate et des ganglions.
Le virus de passage par les singes se comporte comme le, virus humain. |
La nature de ce virus est encore mal définie; c'est un virus invisible, mais il ne traverse pas les filtres. Il semble qu’à l'instar du virus du typhus exanthématique il soit intraleucocytaire.
Les animaux autres que les singes sont peu sensibles. Les cobayes notamment ne réagissent pas aux inoculations, mais le virus se conserve dans leur organisme ; l’inoculation au singe d’une émulsion de rate de cobaye infecté reproduit l’affection ; cinq passages ont ainsi pu être réalisés chez le cobaye ; chez le campagnol on observe des faits identiques.
Les recherches effectuées chez ces animaux et les rougets pour déterminer quel pouvait être le germe pathogène parmi tous ceux qu’ils hébergent, sont restées douteuses.