CHAPITRE XXXWI PROTEUS VULGARIS
Hauser a cru devoir séparer des Bacilles un groupe de microbes différenciés par leur polymorphisme et l'aspect particulier de leurs cultures sur plaques de gélatine. Macé a justement fait observer que ces caractères sont tout à fait insuffisants pour légitimer la séparation, car certains Bacilles authentiques peuvent les présenter au même degré ; les microbes du groupe Proteus sont des Bacilles. Mais, pour nous conformer à l'usage, nous conservons l'expression Proleus, universellement usilée. L'espice la p'us importante est Proteus vulgaris.
Le Proteus vulgaris est un agent habituel de la putréfaction ; on le trouve dans les produits putréfiés, dans les eaux impures; il fait partie de la flore intestinale normale. Habituellement saprophyte, il peut être éventuellement pathogène pour l'homme.
Morphologie. — En culture, le Proteus est polymorphe. La forme la plus habituelle représente un bacille un peu court, 1à 2u sur 0,8; on trouve en outre des éléments très petits, prenant la forme de cocci ou de coccobacilles, et des éléments plus allongés, munis ordinairement d'un certain nombre de filaments. La proportion respective de ces divers aspects varie suivant Îles
Lis. 216. — Proteus vulgaris, colonie isolee sur échantillons.
plaque de gélatine, Gr. : 80/1 (d'après Macé). Le Bacille est mobile el
cilié. I n’est pas sporulé.
[Il se colore facilement et ne prend pas le Gram. Cultures. — Elles se font facilement à la température ambiante; l'optimum du développement est 20° à 25°. Anaérobie facultatif. Gélatine.— Sur PraQuE (fig. 216). — L'aspect est presque caractérislique. Après quelques jours, la colonie est constituée par un