PROTEUS VULGARIS
identiques à celles du Proteus X:, a pu être isolé d’une plaie de guerre infectée (Sacquépée et de la Vergne).
Action pathogène. — |. Dans les conditions naturelles, chez l’homme. — Le Proteus est rarement pathogène. Il cause parfois des empoisonnements alimentaires, dus à une altération accidentelle des aliments : putréfaction de la viande (Lévi, Glücksmann) ou contamination de pommes de terre (Dieudonné).
En dehors des cas précédents, on a également rencontré le Proteus dans diverses affections: ictère à rechutes (Weil), diarrhée infantile, méningite (Lannelongue et Achard), pleurésie. Il est parfois associé à d’autres microbes (Streptocoque) au cours d'infections généralisées. Il intervient en outre assez fréquemment dans les infections des plaies, déterminant une Loxi-infection générale fébrile souvent très prolongée (Sacquépée, de la Vergne et Dehorne).
II. Action pathogène expérimentale. — La v rulence ‘est très inégale suivant les échantillons.
Un certain nombre de Bacilles, par inoculation sous-cutanée au cobaye, déterminent des suppurations parfois étendues. L’injection intraveineuse au lapin peut provoquer la mort par intoxication.
Les Bacilles isolés des empoisonnements alimentaires sont presque toujours pathogènes. Ils peuvent déterminer chez la souris, après inoculation sous-cutanée, une seplicémie mortelle. Ces mêmes Bacilles sont pathogènes par ingestion.
Toxines. — Les cultures de Bacilles pathogènes, filtrées, sont encore toxiques. La toxine, très affaiblie à 600, est détruite à 68°.
Diagnostic de Pinfection. — Il est {rès facile de constater la présence du Proteus. Mais il ne suffit pas de le déceler pour conclure à son action pathogène : c’est en effet un hôte habituel des voies digestives, et c’est de plus un des agents très fréquents d'infections cadavériques. Sa présence dans les maladies inteslinales ou sur le cadavre ne peut donc revêlir une signification pathologique que si l’éliologie, la clinique, les réactions sériques (agglutination) et l’expérimentation en imposent l'idée.
Au contraire, la présence du Proteus sur le vivant, au cours d'infections générales ou localisées aux organes fermés, est toujours un fait pathologique.
Proteus mirabilis. — Très voisin du précédent, dont il ne se distingue guère que par la présence de formes d’involution un peu spéciales (grosses formes arrondies), par l'aspect brunâtre des cultures sur gélatine et la finesse des prolongements radiés en cultures sur plaques de gélatine. Cette espèce a le même habitat que la précédente: elle a de même été signalée dans les empoisonnements alimentaires (Pfuhl).