RECHERCHE DU COCCOBACILLE DE PFEIFFER
La recherche s'effectue surtout dans les mucosités rhino-pharyngées et les crachats.
Prélever la partie la plus épaisse de la mucosité recueillie; laver à plusieurs reprises dans l’eau stérilisée.
Colorer par la fuchsine diluée les frottis effectués, et de préférence par la méthode de Gram composée.
En aucun cas, on ne saurait se dispenser de l’ensemencement qui donne les caractères de culture et permet la différenciation avec
IMMUNITÉ. rar
des bactéries saprophytes de la bouche ou de l’arrière-gorge, étrangères au Coccobacille de Pfeiffer. L’ensemencement devra être pratiqué sur gélose au sang, ou de préférence sur gélose vilaminée.
IMMUNITÉ
Les premiers essais destinés à vacciner les animaux contre le Bacille de Pfeiffer n’ont pas été couronnés de succès: Kolle et Delius n'ont obtenu que des résultats négatifs.
Entre les mains de Slatinéano et de Cantani, les mêmes recherches ont montré que l'on pouvait conférer à l'animal un certain degré d'immunité.
On injecte sous la peau de cobayes des doses progressivement croissantes de cultures tuées à 56° pendant uue heure. Après un cerain temps de ce traitement plus ou moins prolongé, au cours duquel beaucoup d’entre eux suecombent, on éprouve la résistance de ceux qui ont résisté par une inoculation dans le péritoine de doses mortelles : il survivent; certains même supportent impunément cent doses mortelles ; enfin leur sérum possède des propriétés préventives quand on le mélange à une culture virulente.
Latapie a pu immuniser une chèvre après injections multiples de cullures mortes, puis vivantes. Après un an de ce traitement, son sérum (devenu très agglutinant) injecté sous la peau du cobaye, (1 à 3 centimètres cubes) la veille de l'épreuve, ou dans les veines quelques heures avant cette dernière, le protégeait nettement.
Ces essais sont de nature à montrer la possibilité d’une sérothérapie destinée à lutter contre les effets pathogènes de ce germe.
Enfin l’ép'démie de grippe observée pendant la guerre a incité plusieurs auteurs anglais et français à préparer un vaccin polyvalent dans la composition duquel entrent des cultures de Bacille de Pieiffer, à côté de cultures de Pneumocoque et de Streptocoque.
Suivant la conception qu'ils se faisaient du rôle joué par le Bacille de Pfeiffer, les uns destinaient ce vaccin à la prévention dela grippe et de ses associations secondaires, les autres uniquement à ces dernières,.
Certains essais de vaccinothérapie contre les pneumonies et bronchopneumonies grippales ont paru favorables quand les germes pathogènes de ces affections correspondaient aux microbes et races de microbes ayant servi à préparer le vaccin.