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CHAPITRE X ER RRS

VIBRION CHOLÉRIQUE ns

Le Vibrion cholérique a été découvert par Koch en 1885, dans les matières alvines de sujets atteints de choléra épidémique. Pour lui, ce germe représentait une espèce particulière, différente des autres bactéries. Joint à sa présence constante el exclusive dans les déjections des malades, ce caractère constituait à ses yeux une preuve suffisante de spécificité. Mais, plus tard, à la faveur de multiples recherches, et grâce aux perfectionnements des méthodes bactériologiques, de nombreuses espèces vibrioniennes furent décrites, semblant présenterdes rapports assez étroits avecle Vibrion de Koch, mais en différant par certains caractères, importants pour les uns, contingents pour d’autres. La découverte des propriétés biologiques du sérum dés animaux vaccinés sembla permettre alors de faire le départ entre ces vibrions étrangers au choléra et ceux dont la spécificité n’était pas douteuse. Néanmoins, aujourd'hui même, les rapports réciproques de ces divers vibrions isolés des selles et des eaux ne sont pas tous encore nettement définis. Quelques points obscurs persistent, que des recherches nouvelles doivent pouvoir éclairer. Cependant, s’il est des vibrions dont la nature cholérique est douteuse, le Vibrion cholérique vrai possède des caractères qui permettent de bien l'identifier et de lui assigner un rôle indéniable dans la pathogénie du choléra.

MORPHOLOGIE

Aspect microscopique. — Le Vibrion cholérique se présente sous la forme d’une bactérie, longue de 1 y.,5 à 2 u,5, large de 0 5,6, légèrement incurvée, à extrémités fines et figurant assez bien une virgule (d’où son nom de Bacille virgule).

L'examen d’une culture à l’état frais montre, outre ces caractères généraux, une extrême mobilité. Souvent peu marquée quand la préparation vient d'être effectuée, elle s’accuse dans la suite. Ces Vibrions traversent le champ de la préparation avec une grande

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rapidité. Suivant l’expression de Koch, on jugerait assister aux ébats d’un essaim de moucherons. Cette mobilité le différencie à cet égard de vibrions peu ou pas mobiles, étrangers au choléra,

Dans les selles, après coloration. — On écrase sur une lame un grain riziforme, ou bien on étale une gouttelette des matières « soupe au lait » : on constate, outre des cellules épithéliales de l'intestin grêle, des filaments de fibrine et les germes de la flore intestinale, des vibrions présentant la morphologie précédente ; il sont le plus

PRRRSE - Ÿ \ Are D)

Fig. 222. — Vibrion cholérique. Culture sur gélose âgée de vingt-quatre heures.

souvent incurvés, mais parfois prennent l'aspect de bâtonnets rectilignes, quand le plan de courbure est perpendiculaire à la lame. Ils sont assez fréquemment disposés en files, en bancs de poissons, suivant l'expression de Koch (fig. 234); mais cette apparence est loin d'être la règle. Il n’est pas rare de voir plusieurs éléments disposés bout à bout et figurant un S, un Z.

Dans les cultures (fig. 222). — L'aspect microscopique est en général identique et se ramène en somme aux caractères précédents ; quelques variantes doivent cependant être notées.

Dans les cultures de première génération, il n’est pas exceptionnel de voir le Vibrion plus ramassé sur lui-même que dans la forme

type; après un ou deux passages, il reprend un aspect caractéris-

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tique; certains Vibrions se présentent même ainsi au début sous un aspect coccobacillaire.

On a décrit encore des formes différentes, notamment une forme filamenteuse, mince, rectiligne ou incurvée, comme celle du Vibrion de Massaouah, isolé des eaux. Chez les cobayes vaccinés, de même à la suite de l’ingestion expérimentale, Metchnikoff a pu transformer des Vibrions filamenteux en Vibrions courts et incurvés ; par contre, entre ses mains, le Vibrion d'Angers, dont la forme était

Fig. 223. — Cils vibratiles du Vibrion cholérique.

classique, s’est transformé en un germe mince et long, après un long séjour en eau peptonée.

Enfin, dans les cultures anciennes, on constate des formes d’involution : Vibrions à extrémités renflées, voire même des formes arrondies dans lesquelles Hueppe a vu à tort des arthrospores, dont l'existence est niée actuellement.

Coloration — Le Vibrion cholérique se colore par toutes les couleurs d'aniline, mais faiblement. Le colorant de choix est la fuchsine de Ziehl diluée au quart ou au cinquième. Ce germe se décolore par la méthode de Gram.

Cils vibratiles. — Le Vibrion cholérique est un organisme cilié: suivant les échantillons, Les procédés classiques de coloration des

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cils n’en révéleraient qu'un, situé à l’une des extrémités, ou bien deux {un à chaque extrémité, ou deux à la même), ou bien davanlage encore. Suivant Gaffky, le Vibrion cholérique vrai ne posséderait qu’un cil (fig. 223).

Le Bacille virgule ne pousse que très maigrement dans les milieux privés d'oxygène; il est presque strictement aérobie. Il donne des cultures abondantes dans tous les milieux usuels et pousse entre

12e et 409 : 370 est sa température optima. Il ne pousse pas dans les milieux légèrement acides et préfère ceux à qui l’on confère une réaction alcaline. Il peut même supporter des doses d’alcali qui empêchent le développement des germes tels que le B. coli, le Proteus vulgaris, avec lesquels il est mélangé dans les matières fécales. Nous verrons plus loin qu'on tire parti de cette propriété pour pratiquer son isolement.

Bouillon. — En bouillon, il donne rapidement en quelques heures un trouble uniforme avec production d'ondes moirées par agitation du tube. À la surface se développe un mince voile blanchâtre. Après quelques jours, la culture se sédimente.

Eau peptonée. — Dans l’eau peptonée à 3 p. 100, très employée depuis les travaux de Metchnikoff pour l'isolement du Vibrion cholérique, ce germe pousse plus rapidement que les germes de la flore intestinale banale. Même dans les cas où le matériel d’ensemencement ne renferme que de rares Vibrions mêlés à une foule d’autres bactéries, ceux-ci finissent par prédominer et s’amasser à la surface du milieu. En six à sept heures, on observe un trouble léger et un

voile identique ‘à celui des cultures en bouillon. Le trouble s'accuse dans la suite, et le voile s’épaissit; le voile est constitué par une quantité énorme de Vibrions qui viennent à la surface rechercher l’oxy- Fig. 294. — Colonie de Fig. 225. — Colonie de Vi- gène dont ils ont besoin

Vibrion cholérique brion cholérique sur géla- pour vivre et se multisur gélatine (pre- tine (soixante-douze heures).

mier jour). | plier. ; Gélatine. — Milieu essentiel pour l'identification du Vibrion ; ce dernier liquéfie la gélatine.

Colonies isolées. — Entre vingt et vingt-quatre heures à 20°, de petites colonies apparaissent blanchâtres et transparentes. La liquéfaction commence vers le deuxième jour (en cupule) (fig. 225); la

Fig. 226. — Colonie de Vibrion cholé- Fig. 227. — Colonie de Vibrion cholérique rique (troisième jour), (cinquième jour).

colonie prend alors l'aspect suivant : centre granuleux entouré d’un cercle granuleux sinueux ; autourde ce cercle, un troisième constitué par la zone de liquéfaction (fig. 226).

Celle-ci se poursuit les jours suivants et envahit tout le milieu.

Ensemencement en piqûre. — Vers la vingtième heure, de petites colonies blanches se développent le long de la piqüre. Elles sont plus abondantes dans les régions superficielles, où le milieu ne tarde pas à se liquéfier d’une façon caractéristique : il se produit en effet à la surface une cupule avec la formation d'une bulle d'air; la liquéfaction se poursuivant, il se développe vers le deuxième jour un enton- Fig. 228. — Culture de Vibrion chonoir dont la base siège à la surface, où lérique sur gélatine en piqüre . AE aux deuxième, troisième et huipersiste la bulle d'air jusque vers le sine jours. quatrième jour; au fond de l’entonnoir, les germes se disposent sous forme de grumeaux blanchâtres. Puis la liquéfaction envahit progressivement, de haut en bas, toujours en entonnoir, la totalité du tube de culture (fig. 228). | Gélose. — En strie, à 37°, se forme en seize à dix-huit heures

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une glaire, semi-transparente d’abord, plus opaque ensuite, ne présentant aucune caractéristique.

Les colonies isolées jeunes (six à huit heures) sont petites, transparentes, bleutées, homogènes ; plus âgées (vingt-quatre à quarantehuit heures), elles sont plus étendues; vues à la loupe, leur centre est granuleux et sombre. |

Lait. — Le Vibrion cholérique pousse abondamment dans le lait sans le coaguler (R. Koch). Ce caractère ne serait pas constant.

Sérum coagulé. — Le Bacille virgule s’y développe rapidement et le liquéfie, grâce à l’action d’un ferment peptonisant.

Pomme de terre. — Développement abondant, sous forme d'une glaire épaisse de teinte brunâtre.

Résistance aux agents antiseptiques. — La résistance du Vibrion cholérique à l’action des antiseptiques est faible. Le sublimé à 1 p. 10000, les sels de quinine, le sulfate de cuivre à 1 p. 25 000, les solutions acides arrêtent immédiatement son développement dans les cultures : le suc gastrique, par l'acide chlorhydrique qu'il contient, est très vibrionicide.

Vitalité dans les milieux extérieurs. — Dans les cultures conservées à l'obscurité et à l’abri de l'air, le Vibrion cholérique garde sa vitalité pendant trois à quatre mois; maisil n’en est pas de même quand il subit l’action de l’oxygène, de la lumière et surtout de la dessiccation : la lumière le fait périr en une heure; sous l'influence de la dessiccation, il succombe en trois jours (Koch, Williams); Germano prétend qu'il ne vit pas plus de quatre jours dans les poussières.

Il est très sensible à la chaleur ; une température de 55° pendant une demi-heure le tue sûrement; il succombe à 609 pendant cinq . minutes, instantanément à 1000.

Dans les déjections, il est détruit en vingt-quatre heures, d’après Koch, Krause ; en deux à trois jours d’après Kitasato ; Karlinski cependant l’a vu résister pendant quatre à six semaines. Tout semble dépendre des germes qui réalisent la concurrence vitale, comme aussi de la réaction acide ou alcaline des milieux.

Dans le sol humide (terre de jardin), Dempster l’a vu résister soixante-trois jours, Germano cent vingt jours dans le pain humide.

Dans l'eau stérilisée, d'après Krause, Strauss et du Barry, Nicati et Rietsch, le Vibrion cholérique reste vivant de trente à cent trentecinq jours; dans l’eau non stérilisée, deux à trois jours (Karlinski,)

sept jours (Dunham), sept à treize jours (Stutzer et Burri), quinze jours (Piccinninni), dans l’eau de mer non stérilisée, vingt-quatre heures (Piceinninni).

Dans l’eau de l'Ourcq, Strauss et du Barry ont constaté une survie de trente jours; dans l’eau de la Vanne, trente-neuf jours.

Ces différences de vitalité dépendent moins de la nature intrinsèque de l’eau envisagée que des germes qu’elle véhicule. On sait en effet l'influence marquée de certains microbes dits « empêchants » ou au contraire «favorisants » sur la vitalité du Vibrion cholérique. Nous aurons l’occasion d’en parler dans l'étude du choléra expérimental par ingestion. 4

Dans le laitet le beurre, le Vibrion cholérique peut rester vivant jusqu’à cinquante jours (Heim).

Réactions biochimiques. — Réaction de lindol. — Le Bacille virgule produit de l’indol dans les milieux où on le cultive.

Réaction indol-nitreuse. — En culture dans l’eau peptonée, il réduit les nitrates, donne naissance à des nitrites et engendre de l’indol. La production des nitrites est rendue plus évidente quand on ajoute une petite quantité de nitrate de potasse à l’eau peptonée; pour cette réaction, la peptone de Witte est préférable à toute autre.

On prépare la solution suivante, qu'on répartit en tubes et qu'on stérilise à 115° pendant vingt minutes :

Peptone de Witte........, De san r nc oi 10 grammes. RENOM ETF O EE CE MEN AE RIRE 1 gramme.

MORE R ITR ER RRQ se ee orce eo à o ù grammes, ÉTR RE CPR C E OEE 1 litre.

On ensemence un tube contenant ce milieu : après vingt-quatre heures de séjour à l’étuve à 370, on verse 1 à 2 centimètres cubes d'acide chlorhydrique ou sulfurique pur; on obtient immédiatement une teinte rose qui se fonce au bout de quelques heures. C’est la réaction inlol-nitreuse, ou du choléra-roth, découverte par Poelh

en 1886.

Cette réaction n’est pas spécifique : plusieurs vibrions étrangers au Vibrion de Koch peuvent la produire. On a prétendu que certains Vibrions cholériques vrais ne la fournissaient pas; cette affirmation demanderait à être contrôlée avec des Vibrions cholériques bien authentiques, et en culture pure, car les impuretés microbiennes empêchent souvent la réaction de se produire.

Fermentations sucrées. — Le Vibrion cholérique fait fermenter la plupart des sucres : lévulose, maltose, glucose, galactose, saccharose, mannite; les milieux nutrosés tournesolés préparés avec ces

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sucres virent au rouge après six heures d’étuve à 379; un coagulum rose se produit vers la dix-huitième ou vingt-huitième heure. Il reste sans action sur les milieux dulcités et inulinés.

- Ces fermentations sucrées ne peuvent servir à différencier le Vibrion de Koch des vibrions cholérimorphes qui présentent le même pouvoir.

Hémolysines. — D'après Kraus et ses élèves, les Vibrions cholériques agglutinables ne produiraient pas d’hémolysine. La propriété hémolytique ne serait réservée qu'à certains vibrions voisins du Bacille virgule, mais n’en possédant pas la spécificité.

En réalité, l'observation a démontré qu’un certain nombre de Vibrions cholériques vrais possédaient, à des degrés divers, des propriétés hémolysantes; mais, suivant la même espèce, elles sont sujettes à des variations.

De plus, d’autres espèces vibrioniennes ne possèdent pas cette: propriété (Kutscher, Meinicke, Schumacher).

: On ne saurait donc faire de ce phénomène un caractère nettement distinctif des vrais ou des faux vibrions.

La recherche des qualités hémolytiques s'effectue en milieu solide ou liquide.

Milieu solide. — A des tubes d'agar ordinaire liquéfiée, puis refroidie à 40°, on ajoute 0°c,3 à 0cc,5 de sang défibriné de mouton ou de chèvre. Mélanger, couler en plaques; ensemencer avec le vibrion à l’étude.

Après vingt-quatre heures d’étuve, examiner: quand le vibrion est hémolysant,les colonies sont entourées d’une auréoleclaire qui contraste avec la teinte sombre et opaque du reste du milieu.

S'en tenir au résultat acquis au bout de vingt-quatre heures. Si l’on attend deux, trois et à plus forte raison quatre jours, les résultats sont différents.

Milieu liquide. — Emulsionner dans # à 5 centimètres cubes d’eau physiologique une culture sur agar, âgée de dix-huit heures. Verser dans un tube Oc,1 de cette émulsion dans 0,9 d’eau physiologiques ajouter une forte goutte de globules rouges lavés ou une goutte de sang défibriné (sang de lapin, bœuf, mouton ou cobaye).

Abandonner à la température du laboratoire: l’hémolyse se montre au

bout de douze à dix-huit heures: elle est parfois plus tardive.

Réactions au sérum anticholérique. — Agglutination. — Un sérum obtenu parla vaccination microbienne ou la vaccination par autolysats du Vibrion cholérique vrai est doué de propriétés agglutitinantes manifestes, et à un taux élevé, pour le Vibrion spécifique; il reste sans action sur les vibrions voisins. Tel est le principe. Cette recherche, appliquée à lidentification des vibrions isolés des selles et des eaux, présente une importance considérable.

On a beaucoup discuté sa valeur cependant pour les raisons suivantes : à côté des vibrions nettement agglutinables, il en est qui le sont peu; d’autres ne s’agglutinent pas à la première génération et ne deviennent agglutinables qu'après plusieurs passages dans les milieux de culture. Ces constatations ne sont pas de nature à infirmer la valeur de cette propriété, car tous Les germes, quels qu'ils soient, sont soumis à des variations semblables. Mais où la réaction paraît être en défaut, c’est vis-à-vis de vibrions retirés des selles, et ayant tous les caractères morphologiques, culturaux, etc., du Vibrion cholérique, mais n'agglutinant / pas malgré les multiples passages qu’on leur a fait subir. Le tout est de savoir si ces vibrions, si voisins soient-ils du Vibrion de Koch, sont bien des Vibrions cholériques ; on aura plus loin à revenir sur ce fait intéressant.

La recherche se fait par le procédé macroscopique.

On verse dans des tubes stériles 1 centi- :

mètre cube d’une dilution de sérum à 4p° 1002200, etc... 1.p: 1000-2000” etc., et on ajoute dans chaque tube 1 centimètre

cube d’une émulsion d’une culture sur agar Fig. 220. — Applulination du de vinct-quatre heures, raclée dans 20 cen- Vibrion cholérique. — Tube timètres cubes d’eau physiologique stérile. de gauche : formation des Après mélange, on met à l’étuve à 37° et on amas. Tube de droite : tube observe les résultats au bout d’une heure. témoin ; trouble homogène.

Un simple coxp d’œil permet de se rendre compte de l’agglutination (fig. 229) et du taux auquel elle se produit.

L'agglutination du vibrion peut se produire parfois, mais à des taux minimes (1/20) avec le sérum des sujets atteints de choléra (Achard et Bensaude).

Fixation du complément. — Le sérum anticholérique possède une sensibilisatrice spécifique pourle Vibrion cholérique ; la méthode connue de Bordet-Gengou permet de s’en assurer d’une façon précise. La fixation du complément ne s’obtiendrait pas avec les germes qui lui sont étrangers {Betsche et Kohn). D’après les recherches de Crendiropoulo, parmi les vibrions qui ne réagissent ni à l’agglutination, ni au phénomène de Pfeiffer, il en est d'assez nombreux qui cependant fixentle complément; peut-être les sensibilisatrices mises en jeu ne sont-elles que des sensibilisatrices de groupe, non spécifiques.

Doprer et Sacquépée. — Bactériologie, 2e édit, 39

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Phénomène de Pfeiffer. — La description en a été donnée par Pfeiffer et Israëff ; il a été surtout étudié par Metchnikoff et Bordet. Il peut être mis en évidence de deux façons : in vivo (Pfeiffer) et invitro (Bordet). | |

In vivo. — A un cobaye vacciné fortement contre le Vibrion cholérique, on injecte dans le péritoine une demi-culture du Vibrion de Koch, émulsionnée dans 2 centimètres cubes d’eau physiologique stérile. Après dix ou vingt ou soixante minutes au plus, on prélève l’exsudat péritonéal :

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