‹ Précis de bactériologieChapitre 85 sur 197 · HABITAT ET POUVOIR PATHOGÈNE · texte numérisé non relu

HABITAT ET POUVOIR PATHOGÈNE

L'Oidium albicans est répandu dans l'air et les poussières et arrive facilement en contact avec les voies respiratoires et la muqueuse buccale de l’homme. Il ne peut s’y développer cependant que si la salive est acide, ou si l'organisme est débilité.

Il détermine, auniveau de la muqueuse bucco-pharyngée, l’enduit crémeux, caractéristique du muguet. Il peut envahir aussi l'estomac, l’œsophage, l'anus, la vulve. Plusieurs auteurs l’ont vu provoquer des suppurations gingivales, paro!lidiennes, sous-maxillaires. Enfin il peut, d’après Virchow, Zenker, Wagner, Roger, etc., occasionner de véritables septicémies au cours desquelles il colonise dans les viscères et provoquer une vérilable pseudo-tuberculose.

DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE.

L'inoculation sous-cutanée produit chez le lapin un abcès local dont la durée est longue; il en est de même, chez cet animal, de l’inoculation dans la chambre antérieure de l'œil.

Injecté dans les veines, il peut amener une mycose généralisée envahissant les viscères et amenant la mort.

Le cobaye paraît plus sensible que le lapin. L’inoculation dans le péritoine produit une péritonite avec fausses membranes; dans la plèvre, elle provoque un épanchement, et le champ'gnon envahit la circulation.

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