CHAPITRE LXIIT
Les champignons parasites de la peau et du système pileux peuvent être classés en trois groupes:
1° Les parasites des teignes ;
20 Les parasites du Pityriasis versicolor et de l’érythrasma ;
3° Les parasites des dermatoses spéciales aux pays chauds.
Le premier groupe estde beaucoup le plus important.
L'étude bactériologique des teignes a été faite surtout par Sabouraud, Bodin, Matruchot et Dassonville, etc. Nous suivrons ici les indications données par Sabouraud.
Les champignons parasites des teignes provoquent diverseslésions, entre autres:
Les teignes tondantes trichophytiques (Trichophytons) ;
La teigne tondante à petites spores (Microsporons) ;
Le favus (Achorions).
Technique générale.
La technique d'examen est la même pour ces divers champignons.
Prélèvements. — On épile les cheveux ou poils suspects avec une pince fine; on prélève les squames épidermiques par un léger grattage.
Examen direct. — Les poils ou squames sont portés sur une
lame ; on dépose à côté une goutte de solution aqueuse de potasse à 30 p. 100 ; couvrir d'une lamelle. On chauffe enfin au-dessus d'une flamme douce, jusqu’à ce que se dégage la première bulle d’ébullition ; retirer immédiatement et laisser refroidir.
La potasse dissout les graisses cutanées et attaque plus ou moins les
éléments anatomiques, tout en respectant les parasites. Avec la technique précédente, l'attaque est faible ; on se rend compte surtout de l'aspect
général du parasite et de ses rapports avec le poil ou les cellules. Il est souvent utile de préparer d’autres lames, en chauffant un peu plus, de manière à dissocier les tissus ; on se rend mieux compte alors de la structure du parasite. — On peut substituer à la potasse, l’acide formique.
En pratique courante, la coloration n’a aucun avantage. Les préparations faites comme il vient d'être dit seront examinées à sec, successivement avec un objectif faible et un objectif fort.
Les préparations peuvent être conservées ; après le traitement précédent, laver à l’eau, monter à la glycérine.
Coloration. — La coloration, presque toujours inutile, n’a qu’une indication : elle fait apparaître plus nettement la structure cellulaire des mycéliums. Dans tous les autres cas, l'examen sans coloration est préférable.
Pour colorer : traiter d'abord par le chloroforme (pour dégraisser); chauffer deux à trois minutes dans l'acide tormique ; colorer une minute au bleu de Sahli :
Eau distilléas., #34 2000 EE 10 Bleu de méthylène, solulion aqueuse saturée........ 24 Borax, sofution à5 p'AO0UE ER 16
Laver, passer à l'alcool et au xylol, monter au baume (Sabouraud). :
Ensemencements. — Pour l’herpès circiné : prélever le pus des pustules ou la sérosité des vésicules ; ensemencer comme d’ordinaire.
Pour les teignes : épiler un cheveu; couper la racine, la fragmenter en quatre ou cinq morceaux; ensemencer chacun d'eux, à l’aide du fil de platine mouillé au préalable (on mouille en touchant la surface du milieu de culture), sur un même tube de culture, à 1 centimètre l’un de l’autre (procédé de Sabouraud).
Pour le sycosis : ensemencer le pus ou le poil, suivant les cas.
Pour le favus : ensemencer une partie proltonde du godet.
Cultures. — Outre les milieux de culture habituels, spécialement la pomme de terre, il est bon d'employer les suivants (Sabouraud) :
LV EAU ces deu re cesse etats TEE 1 000 Maltosé brute”"de Chanut.s:,. Mme 40 Pép'one granulée Chassaing................. 10 GEO TNT Re MEET EN TES 18 IT. — Comme I, en remplaçant la maltose par : Glucose massée de. Chanut, #7, 20e 40 TÉL Pau SGEN EE ET ee 100 Péptone sranuléetChässaing.,......,....0 3 (ES LC PS ES EN ER Se | 1,8 a. Milieux d'identification. — Les milieux I et If sont destinés à l’iden-
tification des espèces. Il est en effet démontré que ces milieux sont généralement les p'us aptes à faire apparaître leurs caractères différentiels.
b. Pléomorphisme banal des cultures. Milieu de conservation. — On a constaté que, cultivées longtemps sur milieux sucrés, la plupart des espèces finissent par donner un aspect cultural à peu près identique, sous forme d'un duvet blanc, très différent de la culture originelle; repiqué sur mi-
TRICHOPHYTONS. 831
lieu neuf, le duvet blanc donne naissance à un duvet b'anc, et non à la culture type. Pour éviter cette transformation fâcheuse, qui donne à toutes les cultures un même aspect banal, Sabouraud recommande de conserver les semences sur milieu non sucré (milieu III).
OBSERVATIONS. — Les cultures des divers champignons parasites s’opèrent généralement au mieux à la température ambiante (vers 15° à 200). Elles demandent d'ordinaire quelques jours ou quelques semaines avant d’atteindre leur plein développement. Elles se montrent souvent luxuriantes, très larges. On cultivera de préférence en flacons d’Erlenmeyer, non capuchonnés.
Signification du mot « spores ». — On sait que les champignons inférieurs, en cultures, sont formés essentiellement de deux parties: l’appareil végétatif, représenté par le mycélium ; l'appareil reproducteur, représenté par les spores. Dans leur vie parasitaire, ces mêmes champignons n’ont pas de spores vraies: ils sont exclusivement constitués par leur mycélium. Le mycélium est un long filament formé de cellules, qui, allongées dans les cultures, se tassent dans la vie parasitaire et prennent alors une forme cuboïde ou sphérique; c’est à de telles cellules ramassées sur elles-mêmes que l'usage a assigné le nom de spores, et c’est dans ce sens que le mot devra être compris au cours des descriptions suivantes.
A. — Trichophytons.
Les Trchophytons sont les parasites des teignes tondantes trichophytiques, de l’herpès circiné trichophytique, de certains sycosis et de quelques onychomycoses.
Évolution générale de l'infection trichophytique. — Les Trichophytons se développent d'abord dans le tégument cutané. Ils abordent ensuite le follicule pileux et s'y développent plus ou moins ; ils pénètrent enfin le poil par sa face externe et se multiplient dans le poil.
De cette description générale, il résulte que tout Trichophyton est, à un moment donné, extérieur par rapport au poil.
Classification des Trichophytons. — Dans la suite de l’évolution, la plupart des Trichophytons se développent exclusivement à l’intérieur du poil ; la lésion extrapilaire du début passe presque toujours inaperçue, car elle est très fugace; ce sont les Trichophytons endolhrix.
D'autres se développent également presque exclusivement à l'inlérieur du poil, mais la phase extrapilaire initiale est à la fois plus persistante et plus développée ; la plupart des poils ne présentent de parasites qu’à l’intérieur, mais quelques-uns en présentent à la fois à l'intérieur et à l'extérieur; ce sont les Trichophytons néo-endothrix.
D'autres enfin se développent à la fois à l’intérieur et à l’extéieur du poil : ce sont les Trichophytons ectothrix (ou endo-ectothrix).
Les Trichophytons ectothrix comprennent deux groupements différenciés d’après la grosseur des spores: Trichophytons ectothrix microïides (à petites spores), Trichophytons ectothriz mégaspores (à grosses spores).
Nous avons donc à étudier successivement :
Les Trichophytons endothrix ;
Les Trichophytons néo-endothrix ;
Les Trichophytons ectothrix microïdes; Les Trichophytons ectothrix mégaspores.
Caractères microscopiques généraux des Trichophytons. — Les caractères microscopiques des Trichophytons sont accusés au maximum dans le poil; au contraire, dans la peau ou dans le pus, ces caractères sont beaucoup moins nets.
Étudiés dans le poil, tous les Trichophytons:
a. Sont représentés par des cellules mycéliennés (appelées spores; voy. ci-dessus), sphéroïdes ou cuboïdes, avec double contour très apparent ;
b. Les spores se réunissent bout à bout, en files, constituant les filaments mycéliens. Ces filaments ont l'aspect de chaînes:
c. Les chaînes de spores sont parallèles (ou presque) à-l’axe du poil; RE": À d. Elles sont d'épaisseur égale sur toute leur longueur ; ;
e. Elles sont rectilignes, ou presque ;
f. Les filaments se divisent rarement, et exclusivement par dichotomie.
Etudes des diverses espèces de Trichophytons. — Nous étudierons successivement les quatre groupes édifiés dans la classification ci-dessus.
19Trichophytons endothrix. — CARACTÈRES MICROSCOPIQUES. — On peut examiner des cheveux ou des poils.
Les cheveux malades (fig. 297) présentent le parasite exclusivement dans leur intérieur (pas du tout à l’extérieur). Les spores mesurent 5 à 7u; elles sont égales entre elles, presque toujours extrêmement nombreuses, et remplissent le cheveu complètement ou à peu près (Voy. en outre ci-dessus, Caractères microscopiques généraux).
Dans les squames épidermiques (fig. 298), on trouve presque toujours des filaments mycéliens à peu près rectilignes ; ces filaments présentent des divisions fréquentes, toujours par dichotomie, dessinant une sorte de réseau; ils sont formés de cellules (spores) à peu près cubiques. Exceptionnellement (Tr. violaceum), les cellules sont très allongées, et les filaments sont plus ou moins incurvés.
TRICHOPHYTONS. 833
Cuvrures. — Variables suivant les espèces. Les espèces les plus répandues (à Paris) sont le Trichophyton cralériforme et le Trichophyton acuminé.
Trichophyton cralériforme. — Sur milieu I (p. 830), d'abord duvet blanc, puis formation d’un gâteau jaunätre, poudreux, fortement redressé sur les bords (forme de cratère), avec mamelon au centre.
Trichophylon acuminatum. — Sur milieu I, d’abord simple bouton, puis formation d’un cône aplati très saillant, présentant de profonds sillons radiés.
Trichophylon violaceum. — Les premières cultures sur milieu I sont violettes, rondes, discoïdes, avec des sillons radiés. Les cultures ultérieures sont moins chromogènes.
Trichophyton effractum . -— Culture d'abord analogue à celle du Trichophyton cratériforme, puis le centre se fend ; aspect de bague irrégulière,
Fig. 297.— Poil parasité par un Zrichophy- Fig. 298. — Trichophiton dans les squames ton endothria. Imité de Sabouraud. épidermiques, Imité de Sabouraud,
Trichophyton polygonum. — Cülture semblable à celle du Trichophyton cratériforme, mais le contour devient rapidement polygonal.
Trichophyton exsiccatum. — Culture analogue à celle du Trichophyton cratériforme ; mais le bord du cratère est fendillé et sec.
2° Trichophytons néo-endothrix. — La plupart des cheveux malades présentent exactement l'aspect des cheveux infectés par les Trichophytons endothrix. Quelques cheveux montrent en outre un nombre variable de filaments mycéliens à leur surface externe.
L'espèce la plus importante est Trichophyton cérébriforme : sur milieu [, culture arrondie, blanc-crème, à surface chagrinée, cérébriforme.
39 Trichophytons ectothrix microïdes. — EXAMEN MICROSCOPIQUE. — Les deux caractéristiques du groupe sont: la présence du parasite dans le poil et en dehors du poil; le polymorphisme des éléments.
Le cheveu malade présente:
Doprer et SAcQuÉPÉE. — Bactériologie, 2° édit. 53
Ne US PAPIEC PAF DS RL
À l'extérieur, une véritable gaine de spores petites (3 à 4 y), les unes égrenées, d’autres en chaînes;
A l’intérieur, des éléments polymorphes: filaments longs, droits ou sinueux; chaînes de spores, de dimensions variables.
Cet aspect rappelle un peu celui des Microsporons ; on basera le diagnostic sur le polymorphisme du parasite intrapilaire et sur la constatation de chaînes de spores, car les Microsporons ne figurent pas de chaînes.
Cuzrures. — Au point de vue cultural, il existe deux groupes : les Gypséums, à culture plâtreuse ou poudreuse ; les Nivéums, FoP HAS un duvet neigeux.
Gypséums. — L'espèce la plus importante est Trichophyton asteroïides. Sur milieu IE, saillie centrale, blanche, d’où partent des rayons longs et déliés. Surface poudreuse.
Nivéums. — L'espèce la plus importante est Trichophyton radians. Sur milieu I, large disque central, émettant de courts rayons; aspect de duvet neigeux.
4° Trichophytons ectothrix mégaspores. — EXAMEN micro- SCOPIQUE. — Le poil malade présente des spores à l'extérieur et des
Fig. 299, — Poil parasité par un Z'richophyton ectothrix mégaspore. Imité de Sabouraxd.
filaments mycéliens à l’intérieur. Les spores mesurent 5 à 8 p; elles sont tantôt en chaîne, tantôt agglomérées en masses indistinctes (fig. 299). |
Dans les squames, la disposition rappelle Trichophyton endothrix.
Currures. — Au point de vue cultural, les Trichophylons ectothrix présentent d s cultures duveteuses ou des cultures faviformes RENE à celles de l’Achorion du favus).
Trichophytons à culture duveteuse. — Trichophyton rosaceum. — Sur milieu I, culture arrondie, saïllante, duveteuse ; blanche, puis rose pâle à la surface ; violette à sa face profonde; divisée par des sillons radiés.
Trichophyton equinum. — Culture duveteuse blanche sur milieu 1 ; traînée jaune d’ocre sur pomme de terre.
MICROSPORONS. 835
Trichophyton eclothrix faviforme. — Trichophyton ochraceum. — Culture sous forme de saillies acuminées, de couleur jaune d’ocre.
Inoculations. — Presque toutes les espèces citées ci dessus sont facilement inoculables au cobaye (lésions des poils).
Siège; fréquence; répartition géographique. — Les divers Trichophytons peuvent provoquer des lésions du cuir chevelu (teigne tondante), de la barbe, de la peau (herpès circiné), des ongles.
Les Trichophytens endothrix attaquent presque exclusivement le cuir chevelu : les Trichophytons néo-endothrix, la barbe et, moins, le cuir chevelu: les Trichophylons ectothrix microïdes, la peau et, moins, le cuir chevelu ; les Trichophytons ectolhrix mégaspores, la barbe et la peau.
D'après les statistiques de Sabouraud, les Trichophytons les plus fréquents en France, sont Trichophyton cratériforme, puis Trichophylon acuminatum. puis Trichophylon violaceum ; moins fréquemment rencontrés sont Trichophyton asteroïdes, Trichophyton cérébriforme : moins encore, Trichophytoneffractum, Trichophytonochraceum, Trichophytonrosaceum ; les autres sont excepticnnels.
Mais la répartition est inégale suivant les pays. Les Trichophytons exsiccatum et polygonum, d'Argentine, sont inconnus en France; le Trichophyton violaceum est prédominant en Italie et en Argentine, etc.
Trichophytons chez les animaux. — Nous avons eu surtout en vue des espèces rencontrées chez l’homme, Mais beaucoup d’entre elles s’attaquent également à l'animal : ainsi Trichophyton equinum et les Trichophytons microïdes aucheval:le Trichophyton ectothrix faviformeau veau.
Épidermophytose inguinale. — C'est le parasite de l’eczéma marginalum. 11 attaque exclusivement la peau, jamais les poils.
Dans les squames, on trouve des figures semblables à T. endothrix.
Sur milieu I, culture ronde avec protubérance excentrique, sillons radiés, poudreuse; couleur jaune verdâtre.
B. — Microsporons.
Le type le plus import nt du groupe est Microsporon Audouini, parasite habituel de la teigne tondante microscopique de l'enfant, et tout à fait rare par contre en dehors du cuir chevelu. Il existe chez l’homme d'autres espèces moins répandues ; parmi les moins rares d’entre elles, le Microsporum tardum présente la même localisation que Microsporon Audouini. Ce premier groupe forme les Microsporons du type humain ; leur culture est peu abondante. |
D'autres Microsporons sont du type animal, c'est-à-dire qu'ils infectent ordinairement l’animal, mais ils peuvent aussi provoquer des lésions chez l’homme : non seulement la teigne tondante, mais encore le sycosis et l'hernès circiné. Nous citerons Microsporon equinum (cheval), Microsporon lanosum (chien).
Tous les Microsporons présentent sensiblement les mêmes caractères microscopiques, dans les tissus malades ; ils diffèrent entre eux par leurs caractères de cu turcs.
Caractères microscopiques généraux des Microsporons. — 1° Les poils malades présentent une gaine extéricure «de
spores mycéliennes, très visibles, et des filaments intérieurs, peu visibles.
a. Dans la partie intrafoiliculaire du cheveu (fig. 300), la gaine de spores forme un manchon continu, recouvrant le cheveu sur toute sa surface. Les spores mycéliennes, pelites, 20 3 p, ovalaires ou arrondies, égales entre elles, sont disposées en mosaique, sansordre (pas de chaînes); à un fort grossissement,chaque spore présente une sorte denoyau central avec périphérie plus claire, mais sans double contour. Les spores ne pénètrent pas dans l’intérieur du poil. La gaine de spores s'arrête au-dessus du bulbe pileux.
Dans sa partie aérienne, le poil n’est plus protégé contre les traumatismes, et la gaïne se dissocie; elle est alors incomplète, et les lambeaux qui en restent ne couvrent que partiellement le cheveu, donnant l’aspect d’une écorce de chène (Devergie). |
b. À l’intérieur du cheveu, il existe un mycélium, visible surtout après action énergique de la potasse à 30 p. 100 el léger é rasement de la préparation; on voit alors des filaments, dirigés suivant l'axe du poil, onduleux, petits et ne présentant que de rares divisions transversales; ces filaments sont
Fig. 300, — Cheveu parasité par Wicrosporon Audouini. Imité de Sabouraud.
d'autant plus nombreux qu’on se rap- Fig. 301. — Hicrosporon dans les te squames épidermiques, Imité de proche davantage du bulbe pilaire. Ils Sabot
descendent plus bas que la gaine de
spores, mais s'arrêtent au-dessus du bulbe ; le mycélium, visible
au-dessous de la gaine de spores, constitue la frange d’Adamson. 20 Dans les squames (fig. 301), les Micro:porons se présentent sous
forme de filaments fins, 1 à 3 y, sinueux, portant sur le côté des
excroissances en bourgeons, et ne montrant que de très rares cloison-
ACHORIONS. 831
nements transversaux sur préparations non colorées (ces cloisonnements sont beaucoup plus nombreux après coloration).
Cultures. — Microsporon Audouini. — Sur milieu I ou II, culture arrondie, en duvet d’abord blanc pur, puis blanc grisâtre ; trois ou quatre sillons radiés. En -un mois, 5 centimètres de diamètre.
Microsporon tardum (Sabouraud) — Comme le précédent, mais cultures de moitié plus petites.
Microsporon du chien (Bodin-Almy) ou lanosum. — Sur milieu I,
culture arrondie ; centre glabre, anneau de duvet laineux saillant, blanc. En un mois, 9 centimètres de diamètre.
Microsporon equinum (Bodin)}, — Sur milieu I, duvet très court ; colonies rondes, avec sillons radiés ; centre chagriné.
Microsporon fuivum (Uriburu, à Buenos-Ayres). — Sur milieu I, colonies à centre brunâtre, avec anneau de duvet blanc. Sur pomme de terre, duvet brun ocreux.
Inoculations. — Les Microsporons animaux sont facilement inoculables aux animaux. L’inoculation des Microsporons humains est plus aléatoire.