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ENTÉRITE TUBERCULEUSE

Bertrand et Bauclier ont isolé, des selles de dysentériques, huit espèces de micro-organismes; le vibrion seplique, le bacille pyocyanique, les staphylococcus aureus,citreusctalbus,lebacteriumcoiieL un staphylocoque non encore décrit. 11 n'y avait pas, d'après eux, de bacille spécifique.

On peut déduire de l'ensemble de ces recherches, dont les résultats sont si différents, que l'agent pathogène de la dysenterie nous est encore complètement inconnu.

Entérite tuberculeuse. — Le bacille de Koch peut se retrouver pendant la vie, chez des malades atteints d'entérite tuberculeuse. Il y a été décelé par Lichteins, Menche, Girode. Sa recherche nécessite une grande patience. 11 ne peut être mis en évidence que par l'examen microscopique, car les bactéries intestinales résistent h. la tyndalisation, k une température où le bacille de la tuberculose est tué. Les inoculations aux animaux ne sont donc pas ici possibles.

11 faudra choisir, pour rechercher le bacille de Koch, les petits grumeaux d'un blanc jaunâtre qui flottent dans le liquide diarrhéique. Ils contiennent souvent une quantité considérable de bacilles en culture pure, au milieu de globules de pus et de débris cellulaires.

D'après Bodo, la recherche du bacille de Koch dans les selles n'a que peu de valeur pour le diagnostic de la tuberculose intestinale secondaire chez les phtisiques.

Dans trois cas, il ne trouva dans les selles aucun bacille, quoiqu'il y eût des lésions intestinales tuberculeuses. Dans trois autres cas, il y avait des bacilles, sans lésions de l'intestin.

Wuivrz. — Bactériologie. Iji

226 APPAREIL DIGESTIF

Ce sont les bacilles des crachats, dans ces cas, que l'on relrouve dans les selles.

Outre le bacille de Koch, on trouve, dans le liquide diarrliéique, des microbes en abondance, et principalement le bacterium coll.

Dans les selles d'un plilisique, qui avait depuis longtemps une température de 39°, Bard a trouvé en cultures pures ce micro -organisme.

A l'autopsie, le diagnostic anatomique de l'entérite tuberculeuse est en général très facile. Le semis de granulations au niveau des ulcérations, les tubercules jaunes ne permettront pas l'hésitation. Dans les cas douteux, on recherchera le bacille en faisant des préparations, avec le produit de raclage des ulcérations, qui contiennent des quantités considérables de bacilles de Koch, ainsi qu'avec le contenu intestinal, au niveau des lésions. On y trouve en même temps des microbes d'infection secondaire. On décèlera également dans les coupes, sans difficulté, le bacille de la tuberculose; il s'y rencontre, mais en petite quantité, dans les parties embryonnaires, dans les lymphatiques sous-péritonéaux et dans les parties en voie de dégénérescence caséeuse.

Tuberculose anale. — La fistule à l'anus se rencontre chez les phtisiques dans la proportion de b p. 100 environ (Hartmann). Cette fistule anale des tuberculeux est le résultat d'une tuberculose locale, résultant probablement d'une inoculation locale de bacilles apportés avec les matières fécales. Les conditions de la pénétration du bacille dans les parois intestinales (excoriation, pression du sphincter sur le bol fécal) se trouvent réunies dans l'anus. Hartmann Lieffring, sur dix suppurations péri-anales, ont cons-

DYSENTERIE

talé six fois la présence de bacilles tuberculeux, une fois associés au staphylocoque doré, au streptoco.que, et deux fois au bacterium coli.

Gonocoques. — Dock, Fr. Frisch ont trouvé des gonocoques dans le liquide séreux de rectites blennorrhagiques.

Tableaux

Des principales propriétés biologiques du bacterium coli, du proteus vulgaris, du bacille lactique et du bacille de la diarrhée verte.

BACTERIUM COLI

HABITAT

MOnl'llOl.OGIK.

Bacille Iri'S polymorphe.

Dans une culture jeune .

(îlémenls ovalairesùcenlre brillant. Plus tard, bâtonnets de did'érentcs Ion gucurs et lilaments. Les formes en navette sont fréquentes.

Quand le bacille n'esl pas coloré , on voit souvent un poini réfringent à une des extrémités du bâtonnet. C'est une pseudospore.

Le B. col) possède des cils, en petit nombre, placés à l'exlrémité du bûlonnet mobile.

liOUlI.LON.

Pousse avec une extrême rapidité à 37° en troublant le bouillon.

Pellicule irisée â la surface. Odeur fétide et fade, dégage meut abonda n t d ' ammonia que .

OIÏLATINE.

GÉLOSE ET SÉIIU.M.

En doliors de l'organisme humain :

Dans les eaux de surface au voisinage d'agglomérations humaines. A la surface du sol.

Chez l'homme sain :

Dans l'intestin, et principalement le gros intestin, où il apparaitquelqucs minulcs après la naissance.

A l'état pathologique :

Dans les entérites infectieuses (choléra nostras et même choléra asiatique) , dans les diarrhées cholériformcs, certaines épidémies de dysenterie,les hernies étranglées, les périlonilesavecou sans perforation , dans les infections hépatiques et urinaires, dans certaines angines, et les infarctus de l'estomac et de l'intestin : dans quelques eus de bronchopneunionic et de pleurésie suppurée, de méningites purulentes, cerlains casd'endocardites, de thyroïditcs, doniétrites et de salpingites.

Le B. r.oU est un agent a.ssez fréquent des infections cadavériques.

Ne liquéfie pas la gélatine.

En piqûre.

— Petitessphcres blanches apparaissantau bout de i't h.

Le Irait de la piqûre est dentelé. Souvent le trait se termine dans la profondeur par une série de ces petites sphères alignées et séparées les unes desaulres. A la surface du tube il se forme un enduit gris sale, â contours festonnés, qui couvre Ion te la surface au bout Icquelq.jours.

Sur fiilaiine inclinée. — Au bout de deux jours, à 22°, enduit bleu très pâle, gris par transjiarence, à contours festonnés et dentelés.

Enduit traus parent et bleu lé au début avec conlour:

polycycliques festonnés , c cnvahissemeu très rapide di toute la sur face de la gélose .

Il y a quel quefois pro duction de buL les de gaz dam l'épaisseur dla gélose.

Dans le vide

Décoloratioi rapide du mi lieu au snifo-iii digotate ou a tournesol ; for malien de bu les nombreu ses de gaz.

Sërtan.

Mômes ce ractèrcs qu sur gélose.

(ESCHERICH)

r 051 MU DE TEnliE.

Au ilobut.cn- Juil tluii jaune clair, couleur do paille. Au boul d'uu certain lemps, la couleur de ccl en(.lui( devient couleur ]niféa de pois, puis brune.

Celle cullurc est saillante, à bords arrondis. Sa surface est luisante et comnie mouillée. Dans certains cas, il peut se jiroduire un enduit incolore, transpa r c n t , comme clacé.

Gélaline.

k. Colonies profondes. Petits grains ronds discoïiles , blanc jaunes.

B. Coloniessuperliciclles (elles ont deux formes] :

i° Petits disques à contours irréfjulière mon t arrondis, bleuâtres el translucides par transparence. A un faible grossissement, striation de lacolonic, soit radiaire,soit concentrique. Souvent on voit un fin chevelu ondulé.

2° Variété typliimorplie. Colonies i bords irréguliers et dentelés, fortement réfringentes, bleutées.

Plaques de gélose.

En strie, enduit blanc saillant le long de la strie, qui est souvent terminée en forme de massue.

Bords des traits festonnés. Envaliissenicnt rapide de la plaque. Sur plaques coulées, rien de caractéristique.

PltlNCIPALES l' Il 0 r 11 I É T É S

lllOLOGlUtES.

Le B. coli est tantôt très mobile, tantôt im mobile , suivant les écliantillons. 11 est anaérobie facultatif, 11 se colore bien par les couleurs basiques d'aniline. Se décolore par le Grani.

Il coagule le lait rapidemenl, fait fermenter le lactose et rougit rapidement les plaques de gélose lactosées au tournesol.

Il donne la réaction de rindol.

Toxines. — Les cultures filtrées sont assez peu toxiques en général. Elles exaltent la virulcuco du bacille typhique, cl contiennent un poison pyrétogènc.

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