‹ Precis de bacteriologie cliniqueChapitre 67 sur 110 · ŒIL · texte numérisé non relu

ŒIL

à rapprocher la bactériologie de la clinique, deux formes de ces conjonctivites.

l" Une forme de conjonctivites bénignes, à fausses membranes superficielles (forme croupale des auteurs français).

Au point de vue bactériologique, cette forme est parfois due au bacille de Loeffler atténué (Uhthoff, Fraenkel, Sourdille), mais on peut aussi y trouver, à l'état de pureté, d'autres microbes (gonocoque, bacille de Weeks, pneumocoque, streptocoque). Kain (l)dans un cas de conjonctivite croupale, a isolé un bacille, avec les cultures duquel il put déterminer chez le lapin une conjonctivite pseudomembraneuse. Sur la conjonctive humaine, il obtint expérimentalement un résultat sur trois.

2° Une forme de conjonctivite grave, à infiltration interstitielle, fréquente en Allemagne, rare en France, où le bacille de Loeffler existe à l'état très virulent, parfois accompagné du staphylocoque doré et du streptocoque pyogène ; l'association avec ce dernier microbe parait correspondre aux formes les plus malignes (Sourdille).

En résumé, les conjonctivites à fausses membranes, comme les angines, sont diphtériques on pseuclodiphlériques. La présence, dansles deux cas, d'un bacille absolument sémblable, au point de vue morphologique, rend illusoire le diagnostic bactériologique, si l'on se borne à l'examen microscopique et aux cultures. On sait que l'inoculation aux cobayes est ici le seul critérium, et qu'il faut, pour aflirmer la présence du bacille de Klebs- Locffler, qu'on ait observé la mort de l'animal inoculé.

(I) Kain, Wiener mcd. Woch., 1892, n" 10.

Chalazion. — Tangl a trouvé dans un chalazion des lésions tuberculeuses hisLologiques typiques et des bacilles de Koch. Ces recherches, ainsi que celles de Arlt, n'ont pas été confirmées (Deyl).

Kératites.

Consulter : Leber, Die Enstehung der Enlzûndung. Leipzig,

Kératite phlycténulaire. — On a fait un assez grand nombre de recherches sur les causes de cette kératite. On y a trouvé des microcoques, se rapprochant des staphylocoques de la suppuration. 11 n'y a rien là que de banal.

Kératite purulente. — On a isolé divers microbes pathogènes dans la kératite purulente ainsi que dans les ulcères et les abcès de la cornée. Ce sont le plus souvent les staphylocoques pyogènes. Terson a trouvé le bacille de Friedlaender (1) dans un ulcère de la cornée.

Expérimentalement, des inoculations de micro-organismes dans la cornée reproduisent l'ulcération, la suppuration de cet organe ;une injection mixte de staphylocoques blanc et doré peut même déterminer la panophtalmie.

Iris. — Gillet de Grandmont a isolé le bacille typhique dans l'humeur aqueuse d'un malade atteint d'iritis post-typhoïdique. 11 a également trouvé le streptocoque dans les hyaloïdites graves qui suivent l'érysipèle.

(1) Le bacille do ['"riedlacndcr semble d'ailleurs jouer lin rôle important dans les lésions inllaranialoires de l'appareil oculaire, en particulier dans certaines dacryocystites (Widmark, Terson, Cucnod).

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