VACCINE
Les staphylocoques blanc el doré (Klebs, Bareggi, Straus et, Saint- Yves Ménard) ;
Le staphylococcus viridis llavescens (Guttmann) ;
Le staphylococcus cereus albus (Passet, Garré) qui serait constant dans la vaccine ;
Le proteus vulgaris (Pfeiffer) ;
Divers microbes indéterminés et une levure (Pfeiffer).
L'organisme spécifique aurait été isolé par plusieurs auteurs :
Quist, dans du sérum de bœuf glycériné, aurait cultivé le microbe de la vaccine. D'après cet auteur, il se développe sur ce milieu, au bout de huit à dix jours, une fine pellicule formée de microcoques. L'inoculation de ces cultures à un enfant donne une pustule vaccinale et l'immunité contre le vaccin. M. Quist ne se sert, dans son institut vaccinal d'Helsingfors, que des cultures qu'il a ainsi obtenues depuis plus de dix ans.
Marotta, dans une pustule de variole, a isolé un coccus en tétrade qui, cultivé successivement jusqu'à sept générations, a reproduitchez le veau des pustules vaccinales.
Garré(D. med. Wochenschr., 1887, n"* 12etl3)a isolé, des pustules de variole et de vaccin, un microcoque et deux bacilles. Les coccus, qui lui paraissent spécifiques, sont très petits et se cultivent fecilement. Ils ne liquéfient pas la gélatine, sur laquelle ils forment une culture grise, épaisse.
Sur gélose, ils forment des taches d'un blanc sale, mat. [Is liquéfient le sérum. Le lait est coagulé rapidement.
Garré a reproduit avec ce coccus, chez le veau, de belles pustules vaccinales qui conféraient l'immunité
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pour le vaccin ; chez l'homme on produit les mêmes pustules, mais sans conférer l'immunité.
Stephen Martin etErnst (de Boston) auraient réuss à isoler de la lymphe vaccinale un microbe polymorphe, dont les cultures pures reproduisent tous les effets de la lymphe chez le veau et chez l'enfant. Martin aurait obtenu une pustule vaccinale typique chez un enfant, par l'inoculation d'une culture de quatorzième génération.
Plus récemment, Buttersack (fier/, klin. Woc/t.,1894, n° 9) a trouvé dans la lymphe vaccinale des éléments figurés.
Ce sont de petits éléments, de mêmes dimensions, d'abord isolés ou en chaînettes-, et des filaments, puis enchevêtrés, formant un petit réseau qui contiennent dans toute leur longueur, dans certains cas, les éléments sphériques ; ceux-ci se voient au début de la pustule ; les filaments ne s'observeraient que dans la pustule développée complètement.
Cet auteur a fait les mêmes constatations dans la variole ; il considère les éléments ronds comme des spores. Ces éléments n'ont rien de spécifique.
Draer etLandmannont retrouvé dans le sérum, dans le blanc d'œuf, les formes décrites par Buttersack.
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Nous ne connaissons pas encore l'agent pathogène de la rougeole. Nous citerons seulement, parmi de nombreuses tentatives, celles de Coze et Feltz, qui, en 187 1 , ont décrit un bacille rougeoleux. Plus récemment. Canon et Pielicke (t) ont trouvé dans le sang des rou-
(I) Canon el Piolicku, Dcrliner klinische Wochenschrifl, 18 avril lS9i.
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geoleux, pendant toute la durée de la maladie, un bacille droit ou courbe, difficile à colorer, ayant de 3 à 7 [X de longueur, et dont les extrémités surtout fixent la matière colorante (bleu de méthylène et éosine). Ce microbe se trouvait également dans la sécrétion conjonctivale et nasale. Il n'a pu être décelé que par l'examen microscopique. Les dimensions des bacilles sont variables. Tantôt ils sont petits, disposés en diplocoques, tantôt ils atteignent et dépassent les dimensions d'un globule sanguin. Ils existent dans le sang pendant toute la période fébrile de la maladie, et disparaissent quelques jours après la défervescence. On les retrouve aussi dans les crachats des rubéoliques. Ces bacilles n'ont pu être cultivés que dans le bouillon. Des cultures dans les autres milieux, sérum, lait, etc., n'ont pas donné lieu à un développement de ce micro-organisme.
Le microbe de Canon et Pielicke a été recherché par un certain nombre d'auteurs. Les uns ne l'ont pas retrouvé dans le sang des rubéoliques; d'autres, au contraire, ont confirmé les résultats de Canon et Pielicke.
En France, Josias et Laveran ne l'ont jamais retrouvé.
Barbier a coloré, dans une cinquantaine de cas, dans la sécrétion conjonctivale des enfants, au début de la rougeole, un bacille dont il n'a pu obtenir de cultures. Ces sécrétions rubéoliques, inoculées aux animaux, se sont montrées inoffensives.
Czajkowski a isolé, dans le sang et le mucus nasal de malades atteints de rougeole, une variété de diplobacteries, différant morphologiquement de l'organisme décrit par Canon et Pieliclœ, et qu'il n'a pu retrouver, en aucun cas, chez les individus sains. Enfin Doehlê
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a décril, dans le sang des rougeoleux des parasites protozoaires.
Complications de la rougeole. — Comme pour la variole et la scarlatine, nous avons des données bien plus précises sur les agents pathogènes des complications de la rougeole que sur le virus rubéolique luimême.
Le streptocoque joue ici encore un rôle important (1). Il a été retrouvé dans la plupart des complications (broncho-pneumonie, otites, etc.) par Guarneri,Tobeitz, Mosny, Morel, etc., seul ou associé à d'autres microoi-ganismes, aux staphylocoques, au pneumocoque, au pneumobacille de Friedlaender.
Ainsi que le fait remarquer Guinon, l'espèce pathogène, dans certaines complications, varie avec le lieu d'observation. Neumann, observant à l'hôpital Moabit de Berlin, ne rencontre dans les broncho-pneumonies que le pneumocoque. Dans les hôpitaux de Paris, c'est surtout le streptocoque que l'on a observé (Mosny, Morel).
Laryngites.— Le plus souvent, elles relèvent du bacille de Loefflcr. C'est le croup de rougeole, à pronostic presque toujours fatal.
Bronchopneumonies. — Elles relèvent dans la rougeole du streptocoque ou du pneumocoque, ou du bacille de Friedlaender. Queisner a trouvé constamment, dans les nodules hépalisés, le pneumocoque seul ou associé aux microbes de la suppuration; Neumann huit fois sur neuf le pneumocoque, une
(1) La bouche des morbilleux contient plus de microorganismes pathogènes que la bouche des sujets sains (Nelter). De plus, Méry et Boulloclie ont constaté que la virulence du streptocoque de la salive des rougeoleux est exaltée.
OREILLONS. 4gg ibis le streptocoque ; Mosny etMorel, Guarneri, Tobeitz le streptocoque, seul ou associé. Mosny a isolé le pneumohacille de Friedlaender une fois sur cinq
D après ce dernier auteur le pneumocoque déterminerait a 1 état de pureté une forme particulière de bronchopneumonie, la forme pseudo-lobaire
Tous les microbes pathogènes de la bronchopneu-
Stomatites. - Elles relèvent des mêmes organi -
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