COQUELUCHE
se l'orme une couche jaune, brillante, luisante, qui ne tarde pas à s'étendre et à recouvrir toute la pomme de terre ; sa couleur est alors brun foncé.
Cet organisme est nettement aérobie. Il se colore bien par toutes les couleurs d'aniline, et donne des spores dans les vieilles cultures. Afanassiefl' a injecté dans la trachée de jeunes chiens et de lapins, aussi bien que directement, dans le poumon, des cultures pures de son microbe. Les animaux d'expérience tombèrent malades et moururent après avoir eu des accès de toux convulsive, coqueluchoïde, du catarrhe bronchique et de la bronchopneumonie. A l'autopsie il trouva dans le mucus des voies respiratoires une grande quantité de micro-organismes, en culture pure, identiques à ceux qu'il avait injectés.
Wendt a retrouvé le bacille d'AfanassiefT dans tous les cas de coqueluche qu'il a examinés. 11 ne l'a isolé que pendant la période des quintes. Mais d'autres observateurs ne sont pas arrivés au même résultat.
Ritter [Soc. de mécl. de Berlin, 9 nov. 1892) a trouvé, chez deux enfants atteints de coqueluche, dans les petits grumeaux blanchâtres qui se trouvent mélangés aux mucosités expectorées, un microbe qu'il considère comme spécifique de la coqueluche.
C'est un diplocoque, extrêmement petit, dont les cocci isolés, sont arrondis avec un léger aplatissement à leur centre. Il est aérobie, et se cultive bien entre 30» et 42°, avec une température eugénésique de 36° à 38°.
11 s'observe souvent, soit en amas, soit en chaînettes droites ou courbes, dans les crachats. Injecté à deux chiens dans la trachée, ce micro-organisme détermina
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une toux coqueluchoïde. Un des animaux mourut
de pneumonie, l'autre survécut.
Enfin, récemment, Cohn et Neumann ont trouvé dans les crachats de coqueluche, presque constamment, de très petits cocci, souvent en diplocoques, plus rarement en courtes chaînettes. Ces auteurs ne pensent pas que ces microbes soient l'agent pathogène de la coqueluche, pas plus que le bacille d'Afanassieff et le diplocoque de Ritter.
Les infections secondaires de la coqueluche ont été peu étudiées au point de vue bactériologique, à l'exception de la bronchopneumonie.
Haushalter a trouvé, dans le sang de malades atteints de coqueluche et secondairement de bronchopneumonie, le staphylococcus pyogenes aureus. Mosny a fait des constatations analogues.
TYPHUS EXANTHÉMATIQUE.
Consulter : Illava, Sur le typhus exanthématique, Sem. médicale, 1889, p. 420. - Thoinot etCalmette, Ann. de l'Insluut Pasteur, 1892. — Lewascheff, Wratsch, 1892 no 11 et 12 in Sem méd., 1892, p. 240. - Calmette, Ann. de micrographie, fév. 93. — Dubief et Brïihl, Arch. de méd. exp., 1894, p. 224.'
On a fait un certain nombre de recherches pour isoler l'agent pathogène du typhus exanthématique.
Nous ne ferons que citer les recherches de Bran tlecht, Hallier, Moreau et Cochez, qui trouvèrent dans le sang des typhiques des microbes mal déterminés. Mosler n'en trouva, par contre, jamais.
Hlava, dans l'épidémie de Prague, décrivit un streptobacille, trouvé vingt fois sur trente-trois à l'autopsie, soit dans le sang, soit dans la rate. Ce
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bacille se présente tantôt sous la forme d'un coccus, tantôt sous celle d'un bacille très court, double ou en chaînettes.
Les caractères de culture sont les suivants :
Bouillon : croit rapidement à 37°, avec formation d'un précipité blanc abondant. Gélatine et pomme de terre : néant. Sur gélose et sur sérum humain, il donne à la fois des colonies profondes et des colonies superficielles, opaques au centre, semi-transparentes sur les bords. Il n'est pas pathogène pour les animaux, sauf pour le porc (deux cas positifs).
On n'a plus jamais retrouvé ce streptobacille.
Thoinot et Calmette ont trouvé, dans le sang des typhiques obtenu par piqûre du doigt, en examinant immédiatement ce sang, de petits grains réfringents de 1 à 2 [JL, pourvus ordinairement d'un court prolongement et se mouvant avec rapidité entre les globules sanguins .
Plus tard ces grains faisaient place à des filaments. Aucune culture ne put être obtenue. Une seule fois les filaments purent être colorés par le bleu de méthylène. Les résultats des inoculations aux animaux sont restés négatifs.
Lewascheff a examiné le sang des malades d'une épidémie sévissant à Kazan. Le sang était obtenu par piqûre du doigt et par ponction de la rate. Cet auteur trouva des corpuscules arrondis, fortement réfringents, situés dans l'intervalle des globules sanguins. Les figures de Thoinot et Calmette et celles de Lewaschetf ont une étroite analogie.
LewasclielT obtint des cullures faites par piqûre dans de la gélose préparée avec du liquide d'ascite.
Les microbes de ces cultures se présentent sous la
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forme de cocci, tantôt de coccospirilles ou de spirochètes.
Calmetle, dans des recherches ultérieures, a retrouvé dans le sang, dans les crachats, dans les urines, l'élément déjà décrit par Thoinot et lui. Les inoculations furent négatives. Les cultures de ces spoi-es-levures se font en milieux acides ou sucrés.
Dubief et Brûhl ont isolé, dans le sang d'un certain nombre de typhiques, un microbe qu'ils considèrent comme l'agent pathogène du typhus. Il s'y présente sous forme de diplocoque ; il est surtout abondant dans le sang périphérique.
A l'autopsie, on le retrouve en grande abondance dans les foyers pulmonaires, qui constituent des lésions si fréquentes dans le typhus.
La plupart du temps, ces auteurs l'ont trouvé cà l'état de pureté.
Voici les principaux caractères de ce microbe : Dans le bouillon, diplocoques isolés, jamais en amas ou en chaînettes. Le bouillon, trouble d'abord, s'éclaircit avec formation d'un dépôt floconneux, gris jaunâtre, qui parait visqueux. Sur gélatine, liquéfaction lente le long de la strie. Entonnoir vers le huitième jour avec dépôt de flocons jaunâtres. Sur gélose, après vingt-quatre heures, ligne large de quelques millimètres à peine, d'une couleur blanche sur les bords et légèrement jaunâtre au centre.
Les jours suivants, la couleur de la culture va en s'accentuant de plus en plus, si bien qu'au bout de quarante-huit heures elle a pris une couleur orangée des plus nettes. Le lait est coagulé. Le diplocoque est aérobie seulement.
Il est pathogène pour les lapins et les cobayes.