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Gentralbl. f. bact

LES BACTÉRIES DANS l'aTMOSPHÈRE 161

Influence des vents. — Les vents sont capables assurément de transporter à de grandes distances les poussières très fines et les bactéries, mais le danger qui en résulte n'est pas très grand car, contrairement au crescit eundOy les bactéries se diluent dans une masse d'air énorme, et l'on sait que pour la contagion le nombre des germes absorbés joue un grand rôle.

La vitesse du vent est évidemment le principal facteur. Elle a été mesurée par Neisser *. Cet auteur recueille des poussières sur de vieux papiers, les tamise, les imprègne de cultures microbiennes, et les dessèche. Au moyen d'un ventilateur on leur fait traverser de bas en haut un cylindre de 80 cm. de hauteur. Des plaques de gélatine sont disposées en haut du cylindre pour recevoir les poussières. Voici les résultats.

Un courant de 2 à 3 mm. à la seconde transporte les spores du Bacillus anthracis, le Staphylococcus aureuSy le Meningococcus intra-cellulariSf le bacille pyocyanique; un courant de 3 à 5 mm. à la seconde transporte le bacille tuberculeux. Pour le bacille typhique il faut un courant de 1 cm., pour le Bacillus prodigiosus un courant de 4 cm., pour le bacille diphtérique un courant de 20 cm. Le pneumocoque^ le vibrion cholérique^ le bacille de la peste ne sont pas charriés par un courant de 30 cm. à la seconde.

Pour mettre en branle les poussières des meubles,

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