‹ Précis de bactériologie médicaleChapitre 104 sur 398 · Zeitsch. f. hyg · texte numérisé non relu

Zeitsch. f. hyg

Berlioz. — Bactériologie. H

des tentures, du sol, il faut des courants plus forts.

Stern (loc. cit.) a constaté dans ses expériences de nuage de poussière, qu'un courant capable de renouveler trois fois par heure l'air de la chambre n'épurait pas sensiblement l'atmosphère. Ce n'est que par une ventilation énergique, en ouvrant la porte, les trappes d'aération et en faisant fonctionner les ventilateurs que le nombre des germes est tombé de 620 à 6 après deux minutes de ventilation.

La pluie a naturellement pour effet d'abattre poussières et bactéries et d'épurer l'atmosphère, elle contribue d'une autre façon à diminuer le nombre des bactéries de l'atmosphère, car en mouillant le sol elle empêche les poussières de s'en détacher sous l'influence du vent. Mais ce n'est là qu'une diminution momentanée, car l'humidité favorise la multiplication des germes dans le sol, et quand la dessiccation arrive le nombre des bactéries se trouve augmenté.

Bactéries dans l'air expiré. — L'air expiré renferme peu ou pas de bactéries. Le fait avait été déjà constaté par Tyndall *, par Gunning* par Straus et DubreuiP. Dans un autre travail, Straus* étudie plus complètement la question. Il expérimente dans une salle d'hôpital, et fait balayer pendant qu'il

i. Les Microbes, Paris, 1882.

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