‹ Précis de bactériologie médicaleChapitre 108 sur 398 · IV. 2 — · texte numérisé non relu

IV. 2 —

De cette façon j'ai toujours une ou plusieurs plaques sur lesquelles la numération est facile.

En multipliant le nombre des colonies de la première plaque par 2; celui de la seconde par 20; celui de la troisième par 200 ; celui de la quatrième par 4 000, j'ai immédiatement le nombre des bactéries par centimètre cube.

On reproche à la méthode des plaques de gélatine de ne pas permettre la culture à 30° ou 35o. Il

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est facile cependant de porter la gélatine à l'étuve à 35° en y ajoutant comme j'ai l'habitude de le faire, une minime proportion de gélose, 08'',40 à O^^j^O p. 100 de gélatine déjà prête à la culture. Dans ces conditions, les tubes de gélatine géiosée peuvent être ensemencés au-dessous de 40° et laissés à l'étuve à 30•^ 11 est à remarquer que la liquéfaction peut s'opérer par les bactéries liquéfiantes, mais beaucoup moins vite.

Il va de soi que la numération des colonies doit se faire le plus tard possible, afin de permettre leur évolution complète.

Pour la recherche des anaérobies le moyen le plus simple est de couler la gélatine dans des flacons coniques à fond plat (flacon d'Erlenmeyer) et d'y faire le vide.

Analyse qualitative, — Déterminer une entité bactérienne n'est jamais chose facile. Les difficultés sont encore bien plus grandes dans l'eau, en raison de la multiplicité des espèces et surtout parce que ces espèces ne sont pas elles-mêmes bien connues. Un grand nombre des bactéries aquatiques trouvées dans une eau quelconque ont été baptisées d'un nom, sans que les caractères biologiques soient suffisamment étudiés et assez nets pour qu'on puisse les reconnaître ailleurs.

Il est très regrettable que les bactériologistes n'aient pas adopté un code des particularités à fixer pour le déterminisme des espèces. Ces particularités ne sont bien connues que pour les bactéries

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pathogènes. La chaleur, les antiseptiques, les milieux de culture spé(-iaux, et surtout l'inoculation aux animaux sont les moyens que Ton emploie habituellement pour ce genre de recherches.

Parmi les bactéries pathogènes de Teau, celles que Ton est appelé à rechercher le plus souvent sont le bacille tijphique et le coli-bacille.

Le meilleur moyen d'isoler le bacille typhique et le coli-bacille des autres bactéries, c'est de combiner les procédés de Rodet, Chantemesse et Widal, Vincent, Péré. Dans un ballon renfermant 100 ce. de bouillon phéniqué à 2 p. 1000, on verse lOOcc. de Teau à analyser, et l'on porte à l'étuve à ^3^-i^^. GrAce à l'acide phéniqué et à la chaleur, les saprophytes ne se développent pas ; mais le bacille typhique et le coli-bacille poussent bien. Si le bouillon se trouble on l'ensemence largement (avec une pipette) dans un second ballon de bouillon phéniqué à 1 p. 1000. Au besoin on fait un troisième passage en bouillon phéniqué. Si ce troisième ballon s'est peuplé, il y a de grandes chances que Ton ait affaire au bacille typhique ou au colibacille, ou aux deux. Il s'agit alors de les différencier par les procédés habituels.

Circulation des eaux. — Les vapeurs provenant des océans et des eaux continentales se condensent et retombent en pluie sur le sol. Cette eau tombée sur le sol se divise en trois parties : l'une s'évapore à nouveau et représente environ 50 p. 100 de l'eau totale tombée; l'autre s'écoule à la surface formant

les torrents, rivières, fleuves; la troisième pénètre dans le sol. C'est celle-ci qui nous intéresse le plus. La pénétration sera plus ou moins rapide, plus ou moins facile suivant la nature du terrain; et l'eau descendra jusqu'à ce qu'elle rencontre un banc de terre imperméable qui l'arrêtera. C'est là que se forme la nappe souterraine qui donne naissance aux sources et que l'on peut atteindre par des puits.

Il est clair que l'eau de pluie se contamine fortement à la surface du sol, mais si le terrain qu'elle traverse (voyez p. 139) réunit les conditions d'un filtre elle arrivera à la nappe purifiée. Si au contraire le terrain formé de trop gros grains ne filtre pas, ou si môme dans le cas de bon terrain filtrant il existe des fissures par où l'eau peut s'engouffrer, l'eau arrivera à la nappe contaminée et ressortira contaminée au griffon de la source.

La pureté des eaux souterraines dépend donc de l'épaisseur et de la qualité de la couche filtrante du terrain.

Bactéries dans la grêle. — Des recherches de Bujwid, Foutin, Abel, on peut conclure que le nombre des bactéries de la grêle est très variable. Bujwid en trouve 21 000 par centimètre cube d'eau de grêlon fondu, Foutin 729; Abel, 40 à 300. Les bactéries trouvées sont habituellement celles de l'air et de l'eau : Bacillus ramosus, Bacillus mycoïdes, Bacillus liquefaciens, Bacillus luteuSy Sarcina aurantiacBy Lutea,

Bactéries dans la neige. — Janowski * a fait de nombreuses analyses.

Dans la neige venant de tomber il a trouvé par centimètre cube d'eau de fusion :

2 février 1888 38 et 34 colonies.

20 — 203 et 384 —

27 ^ 140 et 165 —

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