‹ Précis de bactériologie médicaleChapitre 111 sur 398 · New York med. Record, i · texte numérisé non relu

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nature de la couche filtrante, et qu'il fallait tenir compte des fissures qui pouvaient se produire.

Quand les conditions de filtration sont bonnes, les sources sont presque aseptiques. C'est ce que Pasteur et Joubert avaient déjà constaté; c'est ce qu'ont confirmé Freimuth dans une eau de source de Dantzig ; Buchner dans une source de Giesing, Furbringer dans une source d'Iéna, Percy-Frankland dans une source près de Reigate.

On ne se méfie pas assez des fissures qui peuvent se produire accidentellement et amener une contamination immédiate. L'exemple de l'épidémie du village de Lausen près de Bâle (rapportée par Duclaux in Traité de microb.) est digne d'être cité. La fièvre typhoïde était inconnue dans le village de Lausen. En août 1882 une épidémie se déclare atteignant 130 personnes sur les 780 habitants du village. Le village était alimenté par une source venant de la montagne et conduite en canaux fermés jusqu'au village. Or on constata qu'il s'était établi une communication entre la source de Lausen et les eaux d'une vallée parallèle, celle du Fûlerthal, que les eaux du Fiilerthal se déversaient dans la Lausen et que les premières avaient été contaminées par les déjections d'un typhique qui avait contracté la maladie au retour d'un voyage.

Pour reconnaître les communications d'une eau avec une autre eau on verse dans l'eau d'amont soit une culture de microbes faciles à déceler (Micro- C0CCU8 prodigiosusj levures), soit une matière colo-

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ranle, la fluorescéine ainsi que l'a fait mon excellent ami M. Trillat, professeur de chimie à l'Institut Pasteur. En examinant l'eau d'aval on se rend facilement compte si les eaux communiquent entre elles, et du temps nécessaire à cette communication.

Bactéries dans les eaux de puits et la nappe souterraine. — Les eaux de la nappe ne sont pas stagnantes, elles circulent plus ou moins vite et vont se déverser dans les rivières. Dans leur parcours souterrain leur pollution est soumise aux mêmes influences que les eaux de source. Quand la nappe n'est pas profonde, il s'établit des relations entre elle et le sol, relations sur lesquelles Petenkofer avait fondé sa théorie des origines de la fièvre typhoïde. Pour démontrer l'ascension de la nappe, Soyka * fait tremper dans des bouillons de culture l'extrémité de tubes de verre remplis de terre stérilisée, et ensemençant la surface supérieure des tubes il constate que les bactéries sont rapidement montées. PfeifFer ^ refait l'expérience et trouve que les bactéries ne sont pas montées à plus de 3 cm. Une discussion s'engage entre les deux auteurs. Duclaux 3 les met d'accord en faisant observer qu'ils n*ont pas opéré avec la môme terre. Avec une terre à gros grains l'eau ne montera pas; avec des grains fins la capillarité fera monter l'eau et les

i» Prag. med. Wochens., 1885.

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