Arch. de méd. expér
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le moment do l'examen et passe aisément du simple au double. Aussi, fixant le nombre moyen des leucocytes du cheval et du lapin à 7 000 par mmc. de sang, ils estiment que les variations entre 4000 et 10000 ne doivent pas compter. Dans ces conditions meilleures d'appréciation, expérimentant avec la toxine diphtérique, ces auteurs constatent que chez le lapin des doses mortelles ne produisent pas de variations appréciables, mais que, avec de faibles doses, plusieurs fois répétées, on observe de l'hyperleucocytose après chaque injection. Chez le cheval, les injections répétées en vue de l'immunisation ne produisent pas de variations leucocytaires.
Dans le cas où les bactéries pathogènes ont franchi l'obstacle des lymphatiques, elles se déversent dans le système sanguin, et Vinfection générale se produit. Pour étudier l'infection générale, voyons ce qui se passe quand on introduit directe^ ment les bactéries dans le sang.
Infection par voie veineuse. — Dans un chapitre ultérieur, nous étudierons les phénomènes de l'infection suivant les diverses portes d'entrée. Nous supposons ici que les bactéries ont franchi les deux premières lignes de défense et ont pénétré en grand nombre dans le sang. Les travaux de Wissokowitsch, Werigo, Gilkinet, Binda vont nous montrer la succession des phénomènes.
L'expérience consiste à faire à des animaux des injections intraveineuses de cultures de bactéries pathogènes ou non, puis à sacrifier les animaux à
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des intervalles variés, toutes les dix minutes, toutes les heures, et à faire des cultures du sang, des organes, des préparations microscopiques.
Wissokowitsch * en opérant sur des chiens, des lapins, des cobayes, avec des cultures de bactéries non pathogènes : Bacillus subtiliSy et des bactéries pathogènes : Staphylococcus aureuSy Bacillus anthraciSj a constaté que les non pathogènes disparaissent en quelques heures du sang et des organes. Les pathogènes disparaissent du sang pendant un temps assez court, se réfugient dans les organes : foie, rate, puis reparaissent dans le sang où leur nombre augmente jusqu'à la mort.
Werigo ^ injecte des cultures de charbon dans les veines de plusieurs lapins, tue un lapin toutes les dix minutes pendant la première heure, puis toutes les heures jusqu'à la vingt-septième heure. Pour chaque lapin il fait des préparations du foie et de la rate. Il observe que les bactéridies sont englobées par les leucocytes et les cellules endothéliales du foie et de la rate et que le nombre des bactéries englobées est à son maximum vers la dixième minute après l'injection. Ce nombre diminue rapidement à la fin de la première heure, et reste à peu près stationnaire jusqu'à la vingtième heure. A partir de ce moment le nombre des bactéries libres augmente progrcssi* vement jusqu'à la mort.