Ârch. de méd. expér
Plusieurs auteurs ont étudié les variations du nombre des leucocytes dans le sang produites par l'infection ou l'intoxication et ont voulu tirer des conséquences pronostiques de V hyper leucocytose ou de ï hypoleucocytose. Je ferai remarquer que cette constatation d'hyper- ou d'hypoleucocytose du sang ne me paraît pas avoir grande importance, car ce n'est pas dans le sang que se fait la phagocytose, mais bien dans les organes. Un individu ayant un grand nombre de leucocytes dans le sang peut en avoir très peu dans les organes phagocytaires, et un individu ayant peu de leucocytes du sang peut en avoir beaucoup dans ces mômes organes. Quoi qu'il en soit, Werigo *, Everard, Massart et Demoor* ont observé que l'injection de bactéries dans le sang est suivie d'hypoleucocytose, et que l'hyperleucocytose ne lui succède que si l'infection n'est pas mortelle. Chatenay^ observe des faits analogues avec les toxines diphtérique, tétanique, l'abrine. Gabritchewski * constate chez les enfants atteints de diphtérie de l'hyperleucocytose, que le cas soit bénin ou mortel.
J. Nicolas et P. Courmont s, reprenant la question, constatent d'abord que le nombre des leucocytes est très variable chez un même animal suivant
\. Ann. Inst. Past., 1892.