‹ Précis de bactériologie médicaleChapitre 138 sur 398 · VOIES DIGESTIVES · texte numérisé non relu

VOIES DIGESTIVES

qu'elles sont retenues par les matières grasses qui les collent au fond des plis, des papilles, soit parce qu'elles ont pénétré dans les orifices des glandes pileuses, sébacées, sudoripares, on dans les couches épidenniques. Aussi l'asepsie de la peau que les chirurgiens rech^chent avec soin, tant sur leurs mains que sur la peau des malades, est-elle fort difficile à obtenir. Il faut pour cola des bros sages énergiques à l'eau chaude et au savon, des lavages à l'alcool, puis avec des antiseptiques les plus puissants.

La peau se défend contre les bactéries par l'épaisseur et la rudesse de son épidermo, par le vernis graisseux qui la recouvre, peut-être aussi par la nature chimique de ses sécrétions. Charrin et Mavrojanis cultivant le bacille pyocyanique dans la sueur ont observé que le bacille pullulait, mais ne fabriquait pas la couleur bleue. Cette absence de fabri» cation de la pyocyanine s'observe chaque fois que le bacille végète dans des conditions défavorables.

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