L*INFLUENCE DANS LA QUALITE
à 42°-43'^, pour empêcher la formation des spores, puis chauffées trois heures à 47°, étaient devenues vaccinales. Les vaccins charbonneux de Pasteur, Chamberland et Roux sont obtenus en cultivant la bactéridie à 42°,5 pendant quinze à vingt jours pour le premier vaccin, pendant dix à douze jours pour le second.
Arloing, Cornevin et Thomas préparent le vaccin du charbon symplomaLique {bacterium Chauvœi) de la manière suivante.
La sérosité de la tumeur est desséchée à 3^° et réduite en poudre ; une partie de cette poudre est portée à 100<» et devient le premier vaccin, l'autre chauffée à 85<>est le second vaccin. En se servant de la température de 90« on peut obtenir Un vaccin unique (Arloing, Cornevin et Thomas, Kitt, de Munich).
Selander atténue le Hog-cholera ou pneumo-entérite des porcs, en le chauffant à 57° ; Cornil et Chantemesse le cultivent à 43° pendant quatre-vingt-dix jours. Klemperer, Mosny atténuent le pneumocoque par chauffage à 60°; Haffkine obtient un vaccin cholérique en portant le bacille du choléra à 39°.
Oxygène, — Nous avons indiqué page 127 les modifications que l'oxygène ou l'air comprimé peuvent apporter aux bactéries. Chauveau a réussi à atténuer le bacille charbonneux en le soumettant à de l'air comprimé à deux atmosphères et demi, mais l'opération est longue, car elle exige une quinzaine de jours. Cette méthode ne s'est pas généralisée.
Antiseptiqu&s. — Les antiseptiques modifient la
végétabilité des microbes. Il était à présumer que la virulence pourrait être atténuée. C'est ce qu'ont fait Chamberland et Roux. En cultivant le bacille charbonneux dans des bouillons additionnés de phénol dans la proportion de 1/800, de bichromate de potasse dans la proportion de d/2 000, ils ont obtenu des races de bacilles asporogènes, non virulentes et vaccinales. Ces auteurs ont également réussi à atténuer le bacille charbonneux en plongeant ses spores pendant plusieurs jours dans l'acide sulfurique dilué à 2/100, et en le reportant en bouillon. Si les spores sont restées huit jours en contact avec la solution acide, elles ne tuent plus les lapins^ tuent encore les cobayes; si le contact a duré quatorze jours, elles ne tuent plus les cobayes. -
Arloing, Cornevin et Thomas ont atténué le charbon symptomatique (Bacillus Chauwei) par la glycérine phéniquée, le sublimé à 1/5000, Feucalyptol, le thymol.
Rayons solaires. — Arloing a pu obtenir un vaccin charbonneux en exposant les cultures au soleil pendant vingt-cinq heures.
Dessiccation. — C'est par la dessiccation que se préparent les vaccins rabiques, suivant la méthode de Pasteur. On commence d'abord par exalter la virulence du virus rabique par vingt-cinq passages chez le lapin et à la rendre fixe^ c'est-à-dire que ce virus tue le lapin presque mathématiquement en sept jours.
La moelle du lapin est enlevée, découpée en morceaux de 2 centimètres de longueur, chaque morceau