MODIFICATIONS SUR L'ORGANISME ET LES BACTÉRIES
constate que, chez les lapins ayant reçu les cultures associées, l'évolution générale de la tuberculose est plus rapide, et que les lésions articulaires sont plus graves, plus destructives.
Le lapin n'est pas sensible au bacille du charbon symptomatiquej et très peu au Bacillus prodigiosus; si l'on injecte les deux microbes ensemble il meurt par le fait du charbon symptomatique (Roger).
Il en meurt également si on lui enlève son immunité en lui injectant les toxines du Micrococcus prodigiosuSy du Staphylococcus aureus, du Proteus vulgaris (Bouchard). Les toxines du bacille pyocyanique suspendent l'immunité du chien contre le charbon ; les lapins vaccinés contre le bacille pyocyanique perdent leur immunité si on leur injecte les toxines du choléra des poules, du bacille cholérique.
Le Bacillus subtilis est inoffensif pour le lapin, le cobaye ; il devient pathogène si on injecte aux animaux des toxines pyocyaniques.
Ces faits concordent absolument avec ce que la clinique nous enseigne chaque jour, savoir la gravité plus grande d'une maladie infectieuse, compliquée d'une infection secondaire. Il est clair que lorsque les phagocytes sont occupés à lutter contre un microbe, l'arrivée d'un autre microbe sur le champ de bataille ne peut que compliquer la situation. Quant aux toxines elles agissent aussi en paralysant les défenses de l'organisme.
i. Ann. InsK Past., 1889.
Berlioz. — Bactériologie. i«