‹ Précis de bactériologie médicaleChapitre 188 sur 398 · Journ. des connaissances méd., 1896, n · texte numérisé non relu

Journ. des connaissances méd., 1896, n

286 LES BACTÉRIES DANS l'ORGANISME

1 p. 100 du poids du corps les préserve de l'infection diphtérique.

Wassermann ' a constaté également que le sérum d'enfants et d'adultes n'ayant jamais eu la diphtérie immunise les cobayes contre la toxine diphtérique. Sur 51 sérums expérimentés l'immunisation a réussi trente-neuf fois.

Le sérum de l'écrevisse, animal sensible au venin du scorpion, préserve la souris de l'intoxication par ce venin ; le sérum normal de cobaye rend le cobaye réfractaire aux bacilles morts de la pneumonie contagieuse des porcs (Voges); le sérum normal de cobaye protège le cobaye contre les vibrions cholériques morts (Pfeiffer) ; le sérum normal de l'homme, du cheval, empêche l'action de laleucocidinestaphylococcique sur les globules blancs (Van de Velde); le sérum normal de bœuf injecté dans le péritoine de cobayes vingt-quatre heures avant l'inoculation de cultures vivantes de bacille cholérique ou typhique préserve ces animaux contre des doses plusieurs fois mortelles (Issaef, Metchnikoff).

Le sérum des animaux doués d'immunité naturelie ne possède aucune propriété vaccinante. Serafini et Erriquez ont injecté à 121 animaux réceptifs au charbon le sang d'animaux réfractaires : rats, poules, crapauds, grenouilles, tous les réceptifs sont morts à l'inoculation d'épreuve.

Avec le sérum des animaux vaccinés il en va tout

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