Ann. de derm. et de syph
STAPHYLOCOCCUS AUREUS 331
2° Tremper la lamelle dans le liquide de Gram pendant deux à trois minutes, laver à Teau;
30 Tremper la lamelle dans l'alcool absolu. L'alcool décolore tous les éléments, sauf ceux qui ont la propriété de prendre le Gram.
Cultures. — Le staphylocoque pousse facilement dans tous les milieux de culture.
Bouillon. — Le liquide est trouble, il se fait au fond du tube un dépôt d'abord blanc, puis jaune.
Gélatine, — Les colonies d'abord grisâtres deviennent jaunes au bout de peu de jours. La gélatine est complètement liquéfiée en quelques jours.
Gélose. — La culture devient très épaisse et prend une belle couleur jaune d'or. 11 en est de même sur la pomme de terre.
Le lait est- coagulé.
La température optima pour le développement est de 37<>-38°. Le chauffage à 56° le tue en dix minutes.
Dans les milieux de culture, il conserve sa vitalité pendant plusieurs mois, mais sa virulence s'afFaiblit, la matière colorante disparaît, la liquéfaction de la gélatine est plus lente. ^
La, lumière solaire le tue rapidement. 11 résiste peu aux antiseptiques.
Sécrétions. — La matière colorante jaune ne se produit qu'au contact de l'air. Le staphylocoque cultivé sous une couche d'iiuile reste blanc.
11 produit des diastases ayant des actions chimiques définies : transformation du lactose, du
dextrose, de la glycérine, avec production d'acide lactique, acétique, valérianique (Achard et Gailard*).
Rappelons la diastase qui liquéfie la gélatine.
Ptomaînes, — Brieger ' a isolé des cultures du staphylocoque une base organique non toxique, azotée, formant un chlorhydrate avec l'acide chlorhydrique.
Leber ^ en a retiré une base non azotée, la phlogosine qui, injectée dans les tissus, produit de la suppuration, de la nécrose.
Toxine. — Les cultures âgées d'une vingtaine de jours, stérilisées par la chaleur ou filtrées sur porcelaine, sont toxiques. L'injection intraveineuse de 10 ce. tue les lapins en quelques secondes; à la dose de 1 à 2 ce. les animaux survivent, mais maigrissent beaucoup (Mosny et Marcano ♦). Les injections sous-cutanées produisent, à la dose de 20 à 35 ce, un abaissement de la pression sanguine, l'accélération de la respiration, des vomissements, l'évacuation des matières fécales et de l'urine (Salvioli^). Avec des doses plus faibles on produit l'amaigrissement, le marasme, et à l'autopsie on constate la dégénérescence graisseuse du foie.
Les animaux qui ont survécu à l'injection de